‹ Les carburants de remplacementChapitre 22 sur 56 · TE US · texte numérisé non relu

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Durant la même année, les dépenses de traction animale sur cette même installation auraient été de 59.310 fr.

Le-gain est de 40.623 fr, par an, soit 68 %.

2. — Sur une exploitation de 25 Ha où les cultures conserveraient les mêmes. proportions que précédemment, le bénéfice resterait considérable. Les charges fixes resteraient les mêmes mais les dépenses de combustibles seraient réduites de 1/2.

Et le prix de revient est dans l’ensemble de 16.430 fr. 65. La traction animale coûterait 32.820 fr. Le gain reste de 50 %.

3. — Au-dessous de 25 Ha, la mise en œuvre d’un tracteur léger tel que le Fordson 15 CV à 36.000 fr. permettrait de concurrencer encore la traction animale, tout en présentant comme elle l’inconvénient de mal se Dieter au labour profond.

Les dépenses d’annuité seraient abaïissées à 4.063 fr. 20. Mais les dépenses de combustibles seraient augmentées par l'obligation d’employer des charrues moins importantes, ce qui doublerait les distances parcourues. Sur 12 ha elles s’élèveraient à 664 fr. 12. Le coût annuel de la motoculture est 12.327 fr. Les frais de 2 chevaux sont de 12.663 fr. et, avec les dépenses de conducteur, 20.160 fr. La proportion est de 36 %.

Il reste que les bénéfices de la motoculture sont très diminués dans le cas où les entreprises sont de petites exploitations, à l’inverse ils sont très augmentés, lorsqu’ils sont mis en œuvre sur de grands espaces cultivés. Il est possible alors d'employer simultanément plusieurs tracteurs aux tâches qui conviendraient le mieux à leurs puissances respectives.

4, — Ainsi, dans une propriété de 200 ha, où les cultures auraient les mêmes proportions que précédemment, on pourrait disposer de deux tracteurs :

Un Fordson de 12/24 chevaux accomplirait les labours légers et les moissons.

HO, L'OPae

Un Renault de 60 chevaux accomplirait les labours lourds.

Leurs dépenses de traction seraient respectivement de 4.307 fr. pour le Fordson (1.705 heures de travail) et 3.619 fr. pour le Renault (739 heures), en combustible, 1.444 fr. d’huile (1 fr. par heure), 2.700 fr. de réparation (45 jours de mécanicien), 14.000 fr. de salaire à 2 conducteurs (200 jours).

On envisage pour le tracteur Fordson, qui fait beaucoup d'usage, un amortissement rapide en 5 ans et pour le Renault un amortissement normal. Soit une annuité totale de 15.650 fr.

Leur dépense totale serait de 51.720 fr. et les 30 chevaux nécessaires dépenseraient avec 8 conducteurs 249.900 fr.

Le gain est de 80 %. Ainsi le pourcentage de bénéfices augmente avec les dimensions des cultures livrées à la motorisation. Aussi l'intérêt des cultivateurs devrait les inciter à rompre avec leur particularisme. Si ‘8 propriétaires de 25 ha, au lieu d’acquérir séparément des tracteurs, les acquéraient en commun, leur gain annuel passerait de

Nota. — Ces chiffres sont basés sur un amortissement du tracteur en 12 ans, qui semblent mieux convenir aux qualités d'économie du paysan français. Avec un amortissement en 8 ans, les bénéfices réalisés dans les exemples : précédents resteraient respectivement de 64 %, pour 50 ha de labours, de 41 % pour 25 ha, et de 33 % pour 12 ha.

Ces chiffres n’ont qu’une valeur indicative. Ils doivent être adaptés aux conditions particulières de chaque exploitation. Mais leur ordre de grandeur prouve que dans la

plupart des cas, la motoculture à gazogène assure des bénéfices considérables.

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