‹ Les caressesChapitre 32 sur 85 · INSATIABLEMENT · texte numérisé non relu

INSATIABLEMENT

Quand tu me vois pâlir de fièvre, Le rire écume sur ta lèvre.

Je suis las. Laisse! Que veux-tu?

N'as-tu point usé ma vertu ?

N'as-tu pas dévoré ma vie Et bu mon sang, inassouvie?

N'entends-tu pas tinter le glas De tous mes désirs? Je suis las.

J'ai besoin de cesser la lutte.

Je veux dormir comme une brute.

Mais ton rire strident, moqueur, Sonne la diane à mon cœur.

Ah! tes yeux sont des précipices Et les paroles des épices.

Allons, mon corps lâche, il le faut!

Condamné, baise l'échafaud.

Encor? Je ne puis plus. 0 rage !

La force manque à mon courage.

Mes yeux troubles vont se fermer.

Assez! Je ne veux plus t'aimer.

Je ne veux plus t'aimer? Mensonge !

Inassouvi, je t'aime en songe.

Tes doigts brûlent mes reins nerveux.

Embrasse-moi ! Je puis. Je veux.

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