‹ Les cariatides (volume 2)Chapitre 64 sur 101 · ERIS · texte numérisé non relu

ERIS

Délaissant la splendeur austère Des sommets que baigne le jour, L'Olympe descend sur la terre Parmi les nymphes d'alentour.

Moi seule, sans que nul me voie, J'écoute leurs longs cris de joie , Et de rage mon front flamboie G6mme le leur brille d'amour.

mon âme, foyer de haine !

Entr'ouvre-toi sans clameur vaine, Et contre les cœurs purs déchaîne Quelque insatiable vautour I

Tous sont venus unis pour une même fête, Depuis Junon d'Argos, qui règne sur le faîte,

Jusqu'à la blanche Dioné.

Pallas contre la pourpre échange sa cuirasse, Et Tami de Gallus, Mars le guerrier de Thrace

Adoucit son front sillonné.

C'est qu'embrassant l'épouse à sa couche appelée , Vaincu par un enfant, l'indomptable Pelée,

Le petit-fils du dieu des airs Voit triompher Cypris de son dédain farouche, Et dormira ce soir dans une même couche

Avec Thôtis aux cheveux verts.

PELÉE, élevant sa coupe.

Je bois à l'antique Cybèle, Aux enfants du vaste Uranus, A Gyprigénie aux pieds nus, A toute la troupe immortelle !

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