ENFIN MALHERBE V 1 \ T
V> 'ÉTAIT l'orgie au Parnasse, la Mii«e Qui par raison se plaît à courir vers Tout ce qui brille et tout ce qui l'amuse, Éparpillait les rubis dans ses vers.
Elle mettait son laurier de travers.
Les bons rhythmeurs, pris d'une frénésie, Comme des Dieux gaspillaient l'ambroisie Tant qu'à la fin, pour mettre le. holà Malherbe vint, et que la Poésie, En le voyant arriver, s'en alla.
v-^OMME Pliœbos, après l'avoir branché, Heine toujours portait la peau sanglante D'un Marsyas qu'il avait écorché.
Pour un amant de la rime galante Cette manière est un peu violente.
O noirs pavots I horrible floraison !
Mais le Satyre à la comparaison Ne peut gagner, s'il entreprend la lutte. Et les porteurs de lyre ont eu raison En écorchant le vain joueur de flûte.