Entre crochets carrés dans le texte
aucun de nos fronts nous n’en avons plus de deux. Si les Allemands enfoncent ces deux lignes, ils ne trouveront plus de défenses préparées avant le camp retranché de Paris.
En octobre 1914, il eût suffi de i 5 .ooo hommes pour sauver Lille et Lens, c’est-à-dire que la ligne allemande serait restée en deçà de ces deuk villes.
La plupart de nos offensives ont échoué faute d’avoir eu des renforts en temps utile. Tout récemment encore, en Champagne, deux compagnies ont été prises (ou massacrées I) pour n’avoir pas été soutenues. Et cependant il y avait des troupes fraîches dans le voisinage, mais le quartier général ne les avait pas mises à la disposition de Castelnau. [Récit analogue de Bourgeois pour l’Artois en juillet, etc 4 . J
Le quartier-général envoie toujours des ordres sans réplique possible : « Les fils barbelés n’ont pas été coupés ; mes troupes ne peuvent pas passer. — Attaquez tout de même ! — Mes troupes seront anéanties. — On vous a dit d’attaquer ! » Le colonel entraîne son régiment, tombe mort, et les trois quarts de son régiment sont anéantis.
En février, il a vu le Président et lui a dit : « Il faut vous inspirer des grands ancêtres de la Révolution, qui savaient employer les moyens irrésistibles pour venir à bout des résistances de leurs
i. Entre crochets carrés dans le texte.
subordonnés. — Mais moi je ne peux pas ; j’ai la Constitution. »
Jonnart est un mou. Leur voyage dans les pays du Nord (Lille, Lens, Arras, Douai) en octobre 1914 avec le sénateur du Nord Hayez.
Il n’y a que Glémenceau qui aurait la vigueur nécessaire pour gouverner dans les circonstances actuelles. — Allez le voir. — Je l’ai vu il y deux mois, et j’ai tâché de le mettre en mouvement. Mais il m’a répondu : « Vous êtes député ; interpellez 1 — Pourquoi ne pas interpeller vous-même ? — Ce n’est pas au Sénat, c’est à la Chambre à ouvrir l’attaque. »
He : Ribot did not offer you le portejeuille des Affaires étrangères ? — Est-ce qu’il est chargé de former un ministère? — Non, mais il aurait l’autorité nécessaire pour proposer un nom.
Speaks much. But assez fermé en réalité.
I suppose il s’offre de divers côtsé. Says : i° Malvy, Augagneur, Thomson should be put aside.
2° Briand is uncertain, 3 ° Socialistes ont perdu leur autorité parce que Sembat et Guesde ont déserté leurs opinions pour devenir ministres à 6o ooo francs par tête. En somme le Président et Yiviani ont désarmé l’opposition de gauche en lui donnant des portefeuilles, et ils savent que par patriotisme L’opposition de droite ne leur fera pas de difficultés.
A la Chambre, les Députés qui reviennent du front ne sont pas écoutés, et on leur en veut d’avoir donné un exemple que leurs électeurs leur reprochent de n’avoir pas suivi.
Gentilliez.
25 octobre 1915.
Une crise ministérielle est probable, mais Pams croit qu’elle s’ouvrira à la Chambre et non au Sénat.
D’Estournelles n’a pas d’autorité au Sénat. Vous vous rappelez son discours sur la marine. Méline disait de lui quand, à son arrivée au Sénat, il passait en revue nos collègues en causant avec moi : « Il est plus d’Estournelles que constant. »
Barthou voudrait bien rentrer aux affaires.
Méline me disait qu’il s’étonnait qu’on ne l’y rappelât pas. Mais rappelez-vous, lui disais-je, il a trahi tout le monde. Et c’est Barthou qui nous a valu le rachat de l’Ouest, car il était le ministre des Travaux publics quand le ministère Clémenceau a fait voter cela.
Doumer et Bourgeois ont lié partie depuis assez longtemps déjà.
Doumer voudrait la Guerre pour lui. Si on voulait y mettre Joffre, il accepterait cette combinaison, afin de faire nommer Galliéni généralissime.
On parle d’un cabinet composé d’anciens présidents du Conseil. Mais ce ne sont pas des hommes fatigués qu’il nous faut, ce sont des hommes d’action. Et l’on ne nous donne toujours que des avocats 1 Jamais nous n’en avons tant eu.
Gentilliez ne voudrait pas de Bourgeois.
Le* ministère actuel est soutenu surtout par la droite, comme elle soutient Poincaré !
Le Grand État-Major était si sûr de la victoire totale le 25 septembre qu’il avait déjà arrêté l’organisation que l’on donnerait aux communes allemandes dès notre entrée en Allemagne.
Blumenthal. 29 octobre 1915.
Parti de Colmar le 3 :/ juillet , lui par Bade et la Suisse, ses filles par l’Alsace (par S l -Louis, à pied). Il a pu emporter beaucoup de choses, notamment ses valeurs mobilières. Ses autres biens ont été mis sous séquestre : « Je pense que ie les retrouverai à la fin de la guerre. »
Connaît beaucoup Jules Cambon. rencontre Bompard au Secours national. Ni l’un ni l’autre ne sont jamais appelés au ministère des Affaires étrangères pour donner leur avis même sur les affaires de leurs anciens postes.
Delcassé était devenu neurasthénique. C’était un danger de garder un ministre malade. Bien surfait, ajoute Blumenthal. Et tout le monde disait dans son propre ministère que personne n était plus menteur.
Blumenthal ignorait que ce fût Freycinet qui avait demandé que le ministère de l’Intérieur fût retiré à Malvy. — Sent qu’il y a un parti latent de la paix, qui ne comprend pas que nous aurions tout à perdre à la paix maintenant. — Pams eut mieux valu que Poincaré : Pams ou Dubost, parce qu’ils ont plus de caractère et probablement plus d’esprit de décision. — La
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