‹ Les carnets du comte Joseph de maistreChapitre 119 sur 131 · Février (8 mars). Le Grand Maréchal m'a remis · texte numérisé non relu

Février (8 mars). Le Grand Maréchal m'a remis

S' Pétersbourg. 1812 Mars-Mai.

z'ingt mille roubles, de la part de l'Empereur, pour me préparer à remplir ses vues.

5 (17) mars. Conversation- avec M. le Chancelier de l'Empereur qui m'avait appelé à lui par billet d'hier; il me parle des vues de l'Empereur, sur moi, pendant cette campagne : sur quoi, nous sommes entrés dans de très grandes explications. Il me dit qu'il s'était souvent entretenu avec S. M. I. du projet de //^'acquérir; mais que rEmpereur lui avait toujours dit que jamais je n'y consentirais; je lui ai répliqué que S. M. I. avait exprimé mes véritables sentiments, et que, tant que la Maison de Savoie existerait et voudrait se servir de moi, jamais je ne renoncerais à son service. Il m'a appris que l'Empereur daignait envoyer à Vienne un Eeld'iàger, déguisé, pour accompagner ma femme en Russie, et qui séjournerait chez M. le C* de Stackelberg jusqu'au passage de ma femme.

Dimanche ly (29). Mars, je conduis mon fils chez son Général M. de Préradozi'itz, quartier des chevaliersgardes, et là je l'ai quitté à midi 40 minutes; il z'<y faire la guerre, guerre terrible suivant toutes les apparences. Dieu sait si je dois le revoir.'

Dimanche 30 ^lars (11 avril), à 10 h. 1/2 du m. départ de mon frère.

Lundi 8 (20) Seconde conférence avec S. M. I. de midi à I h 1/2 — Sujets — Jésuites — Pologne — Intérieur de la France — Guerre — légitime, souveraineté et usurpation — mesures pour fortifier et centraliser V autorité militaire — Manière de faire savoir en France etc.. — qui pourrait-on choisir? — Comment un Prince etc — M. Paulucci.

]Mai 19. à une h. après midi (Lundi), départ pour Polock; mon valet de chambre dans ma voiture et deux laquais en Télesque.

J'arrive le ^, à ç h j/^ du matin (dimanche).

Polock. 1812 Mai-Juillet.

Vendredi 31, à 4 h. après midi, départ pour Wittehsk avec mon valet de chambre et un laquais, sur le siège; j'arrive le samedi à 10 h ?/./ du matin. Je descends à r auberge de Riga; dîné chez le Prince Alexandre de JVirtunberg, gouz'cnieur de la Russie blanche, — soupe et couché chez les Jésuites. — le lendemain, dîné, passé la soirée et soupe chez le Prince ^ — parti lemême jour, dimanche, à minuit.

de retour à Polock, le lundi 3 juin, à trois heures après midi; — j'étais allé, uniquement, pour rendre mes devoirs ait Prince.

Le dimanche 2, nwii fils est verni d'Opsa nie faire une charmante visite en télesque avec un passeport de courrier; arrivé à 2 h. après midi, il ne m'a pas trouvé — nous ne nous sommes embrassés que le lendemain,, à mon arrivée.

Le lendemain, mardi à 2 h. après midi, il est reparti (i^ juin Xoiiv. Style).

Le voyage de JVittebsk m'a coûté 8j R. ij k.

9 (21) Juin Jour de Pentecôte +

10 {22), inauguration de l'académie de Polock en présence de S. A. R. Mgr le duc Alexandre de Wirtemberg, gouverneur général de la Russie blanche. L'Evêque de Minsk officiant.

11 (2^) L'Evdque de Minsk Jaques Dederko le R. P. Angiolini et moi.

Juin

2;^. Passage de mon frère allant à Doiibno; il arrive sur les II h. du soir. Le lendemain 24, (6 juillet) vers les 6 h. du matin, il repart.

Juillet

16. 2S. conversation avec M. le C" Alex, Soltykoff, dans laquelle, je lui parle du péril que pourrait courir le corps diplomatique, si le gouvernevi' ne lui accordait aucun secours dans un moment de terreur, qui oblige-

;S' Pétersbourg. 1812 Septembre.

rait de quitter la capitale. — f ajoute un mot, en particulier, en faveur de M. le Chevalier Louis Rayberti; et, à regard de ce dernier, nous soin ni es convenus qu'il pourra lui demander, quand il voudra, 28 jours de congé.

Septembre

3 (15) entrée des François à Moscou à ? h. après midi; je l'apprends le 10, au matin.

S* Pétersbourg. 1813 Janvier-Juin.

19 Janvier (31). Mariage de mon frère, célébré à la cour, en présence des deux impératrices avec J/"^ Sophie de Zagriatsky demoiselle d'honneur de L.L. M .M. I .L

II Février (23), // repart pour l'armée.

Février 15 (27), mon fils arrive de l'armée et me surprend dans mon lit; je n avais pas la moindre espérance de le voir

13 (25) Pâques +•

2y mai (8 juin), 2 h 1/2 après midi, mon fils repart pour l'armée. Nouvelles angoisses.

i"" (13 juin) Pente. -\-

S^ Pétersbourg. 1814 Juillet

25 juin (7 juillet). Le Corps diplomatique a diné chez r impératrice-mère à Pauloz^'sky. je suis parti à ç h 1/2. arrivé à Midi 1/4 — Petit uniforme, suivant l'invitation du grand-maitre — j'ai été à six chevaux. — le couple de plus m'a coûté 30 R — diné vers les quatre heures — sur les 7 heures spectacle, opéra Russe — ensuite (les deux tournées de Cheruhini) , ensuite soupe au Pavillon des Roses. — dép. vers les II h. Je suis chez moi avant 2 h. — 2f, R. par tête, pour les valets de pié — donnés en masse j. ^r le duc de Scrra-Capriola.

S' Pétersbourg. 1816 Janvier-Juillet.

Janvier 25 (6 février). Audience de S. M, Impériale^ depuis midi jusqu'à midi 1/2.

Juillet 22. (2 août), jète de Peterhoff. Je suis parti à ç h. 1/4, arrivé à midi 1/4. Station de quelques minutes cites AP la Princesse Chakaskoï — une seule chambre pour moi, ma femme et mes deux filles — diné à J heures (l'heure indiquée était 2) — J5 couverts, huit dames : r ambassadrice d'Angleterre, Mylady Cathcart et ses trois filles, la duchesse de Serra Capriola — ma femme et mes deux filles; après diné, j'ai couru le jardin avec elles dans une ligue de la Cour, depuis 5 h jusqu'à 6 1/2 — Toilette. Bal à huit heures — soupe entre 10 et 11. Promenade en ligues, à la suite de la Cour à minuit ; retour à une heure.

Arrivée à S^ Pétersbourg vers les 5 h. du matin.

Nous avons eu un bon avertissement qu'en partant pour la promenade à la suite de la Cour, il faut se précipiter sur les ligues sajis compter, ni sur l'attention du Maître des cérémonies, ni sur la courtoisie des plus lestes à s'emparer des places.

dépenses : — au cocher de la cour, qui }wus a menés le matin dons les jardins, un ducat 12 R.

An valet de pié, qui a gardé les schaUcs poidant le bal, un R. argent 4

Etrennes, en partant, aux valets de pié qui

nous ont servis 20 R.

plus un ducat 12 R.

ci-contre 48 R.

II Juillet X. S. mort de mon Beau-frère Constantin, à Gènes, où il était en garnison.

s* Pétersbourg. 1817 Janvier-Mai.

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