départ de mon frère le Doyen pour Moutiers
24. j'écris pour la deuxième fois au S. Ferrolliet, au sujet de la censé en blé qu'il me doit depuis le P'' décembre: et. je lui dis que s'il ne me paye au plutôt, l'accord verbal, que j'ai fait avec lui à 18^ le vaissel, ne tiendra plus.
30. je vais voir mes vignes de Montmeillant avec le sieur Gabet. Je dine chez le S. Pichon, après avoir divisé mes vignes entre mes vignerons; revenu le soir,
février 3. }r Gargoux m'apporte les deux procurations passées par M'' Auvrai, avant son départ pour Turin, aux Sieurs Xoel et Alexandre; le premier, avocat et le deuxième, agent de change à Paris, je les mets sous enveloppe et M Gargoux en charge le prieur des Carmes du Pont de Beauvoisin qui les mettra à la poste de France.
S. j'ai fait mettre en bouteilles une petite pièce de vin de Montmeillant de 62 bouteilles, lequel avait séjourné ç mois dans une juste de -zin de Nice.
Le 25, j'ai emprunté jO louis de ^P de la Chavanne, pour achever de payer mon frère le Doyen.
J\Iars 15. Bagarre bête faite à Chambéri par des polissons du pais, soufflés par des scélérats français, et dont l'effet le plv.s probable sera de nous brouiller avec le Roi et de nous procurer un régime de fer à la place d'un gouvernement doux.
30. je tire une lettre de change de II2Ç francs 18^ sur ^P Paulian, suivant sa lettre du 21 — lad^ lettre à Vordre de M . M. Faure.
Le 1^ mars, je devais à }P Rosset à Lyon 116 * if (fr) le j" avril, je lui ai envoyé une lettre de change de 120' tirée par M. M. Faure sur les frères Martin; il me doit donc ? ' f.
Le 2^, envoyé à -V. le p- Président mon grand mémoire sur les Répartitions, quod felix faustumque sit
Diidit jour 2y avril, j'ai reçu de ^P Armand, de la part de ikf Valin, la somme de 100 ' pour le quartier d'avril de mon appointement de réformateur.
Le 30, j'ai rendu à JP de la Chavanne 2^ louis à compte de 50 qu'elle m'avait prêtés.
3 ^lai. Lecture de mon ouvrage à la Délégation.
4. Je commence l'examen de l'affaire de Jl/"^ de Mouxi avec AP de Ballon.
5 ^lai. à 8 h. du matin, inoculation de ma fille Adèle,
1791 Mai- Juin.
née le 16 juin 178 J. Médecin, M. Daquin, Chirurgien, yr Lionne.
Le II Mai, j'ai loué mon appartement du f au S"" Joachin Cagnasso pour toute la Garnison à 60 l'année et payables par semestres anticipés.
Le 12, j'ai envoyé mon mémoire sur les affranchissements à ^P l'intendant, qui s'est chargé d'en faire tirer le nombre de copies nécessaire pour chaque juge. Le 14, sur les 6 h. du soir la fièvre prend à ma fille : quelques boutons, point de supuration, en tout, un badinage.
ly, ma Sœur Thérésine est partie pour la Bauche avec
3/"e p^yrin l'ainée.
20. J'ai lu au Sénat mon opinion sur la Dune. 22. j'ai été voir mon fils au Villaret chez sa grand-mère. 26. à 8 h. du soir, sur la place S"" -Léger, M"" Gagnon, venant de chez M^ L'abbé Victor, m'a rapporté quelques discours de ce dernier.
2y Dyssenterie de Jenni.
30 ^iai-i" Juin Sp. P.
Le 4 juin, M. L'abbé J'^ictor m'a donné une médaille de henri IV, frappée en ijÇ4, en me disant qu'après sa mort on éparpillerait tout son mobilier et qu'il aimait mieux disposer de ces sortes de choses de son vivant, en faveur de ses amis; il m'avait dit, précisément, la même chose en me donnant ime cornaline montée en bague et portant une inscription arabe.
g. yr l'intendant m'a restitué mon ouvrage sur les réparations.
10 mon fils est revenu du Villaret où il avait passé un mois chez M* sa grand-mère; il est toujours en fort mauvais état. Pâleur, défaut de sommeil et d'appétit. Dentition lente et pénible.
Le 16 juin, à j h. 1/2 du matin j'ai été voir le digne abbé Victor qui est malade; il m'a fait entrer quoi-
I79I Juin-Juillet.
qu'il ne reçok'c personne; il a z'oidu me voir prendre une tasse de chocolat, à côté de son lit, suivant mon ancienne coutume de tous les jeudis : il m'a comblé de marques d'amitié, et j'ai trouvé le chocolat bien amer; car, suiz'aiit toutes les apparences, je n'en prendrai plus chez lui.
Le 17, Ce respectable ami a été administré ; il a dit: « J'ai 86 ans, j'ai assez vécu, il est bien juste que je meure » — il s'en va uti conviva satur. — Jamais je ne remplacerai un tel ami.
Le 2\ à Y heures du Soir, je l'ai vu; il m'a dit mille choses obligeantes, et après m' avoir dit qu'il estimait infiniment ma famille, il m'a paru entendre qu'en se tournant sur soi chevet, il ajoutait « on le verra » ou (( on le saura ~» — Ceci commence à me faire rêver sérieusement.
— Ce discours se lie avec ce qui m'a été dit le 26 mai (p. j) par M. Gagnon; d'nn autre côté, tout cela parait réfuté parce que l'abbé lui-même m'a dit le 4 (ib) Tout mon désir est que cette énigme soit expliquée très tard.
Le 29 Phil. sine P.
Juillet 4. je dine chez le prem. Président, et je lui remets un petit mémoire, contre le projet adopté par le Congrès de Turin au sujet des Dîmes.