‹ Les Cartilages Linguaux Des MollusquesChapitre 8 sur 22 · Histoire nat. des Haliotides (Arch. zoo. exp · texte numérisé non relu

Histoire nat. des Haliotides (Arch. zoo. exp

15. Structure des organes digestifs des Poulpes (Journ. de l'Anat. et de la Physiol., t. XVIT, 1881).

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Technique.

Les procédés de technique dont je me suis servi, pour ces recherches, sont ceux employés habituellement en histologie; j'ai donc peu à y insister.

Les dissociations ont été faites dans la solution physiologique de sel commun, mais toutes les fois que je l'ai pu, je me suis servi du sang même de l'animal; voici le moyen que je recommande pour en avoir une quantité suffisante. On choisit le moment où l'animal, un escargot, par exemple, est dans sa plus grande extension et, d’un seul coup de ciseaux, on tranche sa tête près de la coquille ; on renverse celle-ci et le corps de l’animal, en se rétractant forte ment, exprime pour ainsi dire tout son sang qui s'accumule dans la coquille, comme dans un vase naturel. Si on a soin, dans cette opération, de ne pas blesser le manteau, on obtient un sérum très fluide et en quantité relativement considérable.

Comme fixateur, c’est le liquide de Muller qui m'a paru conserver le mieux la forme des éléments et je le préfère de beaucoup à l'alcool et au liquide de Kleinenberg qui ratatinaient plus ou moins les cellules et diminuaient toujours leur pouvoir absorbant pour les colorants. Cependant il ne faut pas y laisser trop longtemps les animaux marins; au bout d’un mois, toutes les Doris et les Philines que j'y avais placées étaient complètement pourries. Pour l’étude des fibres musculaires lisses j'ai employé avec grand avantage une méthode qui a été indiquée par mon maitre, M. le docteur RErt- TERER : fixer les pièces par un mélange d'alcool à 56° (9 parties) et d'acide formique (4 partie), laver à grande eau, durcir par l'alcool et colorer au carmin de Grenacher; par ce procédé, les fibres lisses se colorent seules à l'exclusion du tissu conjonctif ?.

1. Rérrergr, Sur la technique des fibres-cellales (Compt. Rend. Soc. Biol., 18 nov 1887):

La plupart des coupes ont été faites après inclusion dans la paraffine, suivant la méthode classique; pour les coller sur la lame porte-objet, j'ai suivi le procédé de mon maitre, M. le professeur DuvaL, en insinuant entre elles et le verre une solution très faible d'eau albumineuse et en laissant sécher à l’air libre, pendant vingtquatre heures au moins, après avoir enlevé l'excès de liquide *. M. x Lacaze-Durmiers dit que l'inclusion dans la paraffiner apelisse beaucoup les pièces et défigure les éléments; aussi conseille-t-il d'employer la colle ordinaire et la gélatine *. Je me range en partie à cette manière de voir, mais j'ai reconnu que ce n’est pas tant l'inclusion dans la paraffine qui altère les éléments, que les manipulations successives qu’on fait subir aux coupes pour les déhsydrater et les monter dans le baume. Aussi j'ai bientôt abandonné ce dernier procédé et, tout en conservant la paraffine comme mode d’inclusion, j'ai monté mes coupes dans la glycérine; je n'ai pas négligé, pour cela, de contrôler mes recherches par des inclusions dans la gomme ou le collodion, d’après le procédé indiqué par M. Duva *.

Les matières colorantes qui m'ont donné les meilleurs résultats sont l’hématoxyline de Bæœhmer préparée depuis longtemps {cinq à six mois) et le carmin de Grenacher seul ou mieux combiné à l’éosine qui augmente beaucoup son pouvoir de pénétration. On sait combien il est difficile de conserver les colorations obtenues par le vert de méthyle; or jai vu, qu’en surcolorant avec l'acide picrique, on obtenait une belle couleur vert foncé, durable pendant très longtemps. Du reste j’ai souvent employé cet acide, avec grand avantage, comme deuxième colorant.

Toutes les figures qui accompagnent ce mémoire ont été dessinées à la chambre claire.

1. Pour les détails de ce procédé, voir : Bullelin de la Soc. d'Anthrop., séance du 29 novembre 1888, p. 591, et M. Duvaz, Le Placenta des Rongeurs, Paris, 1892, p. 281.

2. H. pe Lacaze-Durmenrs, Histoire de la Testacelle (Arch. 2001. exp., 2° série, t. V).

3. M. Duvaz, De l’emploi du collodion humide pour la pratique des coupes microscopiques (Journ. de l’Anal. et de la physiol., 1879, p. 185), — et Aflas d'embryologie, Paris, 1889, p. 16.

NT

Les cartilages linguaux chez l’Escargot des vignes

(Helix pomatia).

Les cartilages linguaux donnent attache à des muscles assez

nombreux qui n’ont été considérés jusqu'ici, chez les Helix, qu'à

un point de vue très général ?. Dans les coupes antéro-postérieures de la masse buccale représentées par KEFERSTEIN ?, par MM. Vocret Yu ?, et par M. Rücker ‘, ces muscles sont très imparfaitement indiqués. J'ai montré précédemment, dans ce journal”, qu’ils étaient au nombre de cinq principaux : un muscle pair que j'ai appelé muscle radulaire moyen (m. m., fig. 1, 2et 8) et trois muscles impairs : muscle radulaire antérieur (m. a.) ,muscle radulaire postérieur (m. p.) et muscle papillaire (m. pap.). Sans y insister ici, je rappellerai cependant que M. SEMPER * considère la plaque qui supporte Ja radula comme formée par trois muscles : deux symétriques, latéraux et un muscle horizontal réunissant les précédents. Les deux pédoncules ou jambages (schenkel) que cet auteur décrit comme unissant la partie antérieure de la papille aux deux muscles latéraux sont, pour moi, quelques-uns des faisceaux d'insertion du muscle papillaire (m. pap., fig. 4). MM. Vocr et YuxG semblent partager l'opinion de M. SENPER en écrivant : « La radule repose sur des muscles puissants qui s'unissent en arrière à l'intérieur de la

er le mot de cartilage, c’est pour suivre tous les auteurs classiques qui appellent ainsi les organes de support de la radula; cependant je me servirai également, dans le cours de ce travail, des expressions plaque ou pièces de soutien, qui ont le grand avantage de ne rien préjuger sur la nature de ces parties.

2, Figure reproduite dans l'édition française du Traité de zoologie de CLaus (fig. 844).

3 C. Vocr et YuxG, Traité d'anatomie comparée pratique, fig. 378.

4, À. Rücxer, Ueber die Bildung der Padula bei Helix pomatia, fig. 1, pl. HI (Bericht der Oberhessischen Gesellschaft für Natur und Heilkunde, t. XXII, 1883).

5. G. Lorsec, Sur l'appareil musculaire de la.radula chez les Helix (Journ. Anat. et Phys., nov. 1892), et Compl. Rend. Soc. Biol., 12 novembre 1892.

6. C. Semper. Beiträge zur Analomie und Physiologie der Pulmonaten (Zeitschrift

f. wiss. zoologie, À. VIT, p. 354).

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