‹ Les castes dans l'Inde: les faits et le systèmeChapitre 100 sur 111 · lbid · texte numérisé non relu

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lieux. En excluant tels ou tels alimens, l'Inde a pu généraliser l'application du principe ; elle ne Ta pas inventé. Lui aussi, il a dans le passé commun ses analogies et son germe.

Chose remarquable, les Hindous qui ont, sous d'autres aspects, conservé plus fidèlement que personne la signification du repas commun, qui l'ont, semble-t-il, étendue, se sont, plus que d'autres, éloignés du type primitif dans la forme liturgique du banquet funèbre, çrâddha. D'après la théorie, au lieu de réunir les parens, il est offert à des brahmanes. Mais ils sont donnés comme représentant les ancêtres et reçoivent la nourriture en leur nom. Encore celui qui offre le sacrifice doit-il, symboliquement au moins, à la façon des ancêtres eux-mêmes, s'associer à eux. C'est bien, en dépit des notions nouvelles qu'y a pu introduire le rituel déyeloppé, la prolongation idéale du repas de famille.

Les brahmanes invités doivent être choisis avec un soin qui rappelle la loi de pureté imposée aux convives primitifs. Si des brahmanes sont substitués aux parens, la nouveauté s'explique assez par l'envahissement de la puissance sacerdotale 1 . Les commentateurs ne font-ils pas de même acquitter au profit des brahmanes la composi-

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