‹ Les castes dans l'Inde: les faits et le systèmeChapitre 17 sur 111 · Pour les Çrotriyas du Bengale, cf. Nil Kant Chatterjee · texte numérisé non relu

Pour les Çrotriyas du Bengale, cf. Nil Kant Chatterjee

dans chaque famille ou dans chaque groupe l . Malgré tout, la règle générale se détache en un relief très saillant. Elle se résume d'un mot : il est interdit de se marier dans le gotra auquel on appartient 2 . Telle est au moins la loi traditionnelle consacrée par les brahmanes.

Le gotra désigne un groupe éponyme qui est réputé descendre tout entier d'un ancêtre commun, en bonne règle, d'un rishi, prêtre ou saint légendaire. Le nombre en est limité, en sorte que les mêmes gotras se retrouvent parmi des gens que la caste sépare absolument, si peu logique que l'arrangement nous puisse paraître. Le gotra est essentiellement propre à la casle brahmanique. Il est vrai que la législation religieuse l'étend aux autres hautes castes, Kshatriyas et Vaiçyas. C'est au prix d'artifices qui se jugent d'eux-mêmes 3 . Des rishis brahmaniques n'ont guère, en bonne logique, pu faire souche que de brahmanes. Il n'est pas plus sérieux d'attribuer à des familles

Cale. Review, juillet 1891, p. 132. Autres exemples dans Ibbetsou, §512.

1. Nârâyan Mandlik, Vyavahâra Mayûkha, p. 353 suiv., 412 suiv.

2. Je laisse de côté la communauté de pravara (sur laquelle cf. N. Mandlik, op. laud., p. 414) qui essentiellement se confond avec le gotra.

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