‹ Les castes dans l'Inde: les faits et le systèmeChapitre 47 sur 111 · Steele, p. 184 suiv. et passim · texte numérisé non relu

Steele, p. 184 suiv. et passim

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pour assurer la tutelle des orphelins ; à défaut de parens, cette tutelle est dévolue à son chef 1 .

Elle est aussi un véritable tribunal. On cite des cas ou elle a prononcé la peine capitale \ Ils sont déjà anciens, el aujourd'hui, sous la domination anglaise, pareille chose ne serait plus possible. Mais, en théorie, sa juridiction s'étend à de véritables crimes ; le meurtre d'un brahmane, d'une femme, d'un enfant sont parmi les péchés graves dont la caste aurait le droit de connaître 3 . En fait, son pouvoir s'exerce beaucoup moins sur des crimes ou des délits de droit commun que sur les règles particulières à la caste. Ces règles nous paraissent et bien minutieuses et bien frivoles, mais le maintien strict en importe à la caste autant qu'il préoccupe les consciences enfermées de tout temps dans ce réseau d'observances tyranniques. C'est une juridiction des mœurs et des usages. Elle veille à ce que les coutumes soient fidèlement observées ; elle punit les infractions qui s'ébruitent. Dans son domaine elle est souveraine ; les décisions favorables ou contraires des magistrats civils l'inquiètent peu 4 .

i. Steele, p. 191.

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