‹ Les castes dans l'Inde: les faits et le systèmeChapitre 8 sur 111 · Abbé Dubois, Mœurs^ etc., I, 15 s^iv · texte numérisé non relu

Abbé Dubois, Mœurs^ etc., I, 15 s^iv

sont signalés en bien des régions 1 . Souvent ce sont des prétentions rivales à des avantages honorifiques qui, cause ou prétexte, donnent naissance à ces conflits. Elles sont à nos yeux assez futiles. Elles passionnent singulièrement les intéressés. C'est que, partout, l'organisation des castes est devenue le cadre d'une véritable hiérarchie ; chacune y a son rang marqué par la tradition ou par l'opinion ; chacune le maintient à tout prix ou s'efforce de s'élever dans l'échelle. Il y a là un trait tout à fait caractéristique pour la physionomie générale de l'institution.

Le pivot de cette hiérarchie, c'est la supériorité reconnue de la caste brahmanique et de ses nombreuses ramifications. On a pu dire que la place attribuée à chaque caste dépendait essentiellement de sa relation avec la caste brahmanique, des marques de ménagemens ou de dédain qu'elle en recevait 2 . En dépit de la déconsidération relative qui a frappé nombre de leurs castes, les brahmanes tiennent presque partout la tête * ; leur ascendant religieux a assuré une puissante autorité à des classifications qui, dans une large mesure, se

1. Cf. par exemple, la note Caste factions d'Elliot, dans YAsiatic Quarterly, avril 1892, p. 438 suiv.

2. Jogeodra Ghandra Ghosh, Cale. Review, oct. 1880, p. 81-2. Cf. Gurn Proshid Sen, ibid., juillet 1890, p. 61-5.

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