‹ Les cathédrales de France; (volume 2)Chapitre 18 sur 28 · SAINT-ANDRE · texte numérisé non relu

SAINT-ANDRE

Le chœur de la cathédrale de Bordeaux montre un exem-

ple de la force d'expansion du style ogival dans une région

si longlemps réfractaire à l'influence septentrionale.

Cet édifice, un des plus importants du Midi, mesure 199 mètres de longueur; il ne possède qu'une seule nef et comprend deux parties d'époques différentes.

On doit à Bertrand de Goth, ancien archevèque de Bordeaux, devenu pape sous le nom de Clément V, la conception et la mise en œuvre du chœur et du transept, qui ont remplacé les parties correspondantes de la vieille cathédrale romane consacrée par Urbain II. Ce chœur fut reconstruit de la fin du xu° siècle au commencement du xiv*; il com-

prend 4 travées reclangulaires à bas côtés doubles et cinq

chapelles rayonnantes desservies par un déambulatoir

à hauteur des voûtes est de 33 mètres. La façade princi-

lon nord du transept. Une facade à

pale se trouve au crois peu près semblable existe à l'extrémilé sud du transept, ses deux tours sont restées inachevées

mai

La facade ouest, qui aboutissait aux anciens remparts, n'a pas été construite.

élève le clocher de Pey-Berland, complè-

Près du chevet s tement séparé de la cathédrale.

Les travaux de restauration de la cathédrale se sont effectués de 1853 à 1862, sous la direction d'Abadie, et de cette

date à 1882, sous celle de M. Danjoy.

BOURGES (Cuer) SAINT-ÉTIENNE

Commencée au xu° siècle, lerminée vers le milieu du xur° siècle, la cathédrale de Bourges est divisée en cinq nefs. La nef centrale, haute de 36 mètres, large de 41 mètres et longue en totalité de 144 mètres, est séparée des doubles nefs latérales par de hautes arcades, au-dessus desquelles règne un triforium que surmonte la claire-voie. lement des ar

ades

Les nefs intermédiaires possèdent ég , avec un triforium et la claire-

ouvertes sur les basses né :e ne

voie au-dessus. Particularité remarquable, cet édifi possède pas de transept.

L'abside, dont les cinq chapelles paraissent avoir été ajoutées après coup, est entourée d’un double déambulatoire. Cetle abside, élevée au-dessus des fossés primitifs de la ville, fut placée sur une église basse, du x siècle, enveloppant une crypte romane, et qui, largement éclairée, est pourvue, comme l'abside même, d'un double déambulatoire.

La facade, percée de cinq portails correspondant aux

nefs, et dont deux seulement sont en entier du xim° siècle,

e escalier. Au-dessus de

portails, se

est précédée d’un lar:

dressent deux tours séparées par une haute fenêtre du

x1v* siècle. La Lour du nord a élé construite au xvi° siècle,

en remplacement d'une autre tour qui s'écroula le 31 dé-

cembre 1506; elle a 65 mètres de hauteur. La tour du sud,

flanquée d'un énorme éperon qui s'appuie sur une massive construction, est restée inachevée.

Les deux portes latérales paraissent, comme la crypte

sous le chœur, appartenir à une précédente église, d'époque romane.

Vers la fin du xn° siècle et dans le cours du siècle sui-

vant, on établit des charpentes latérales entre les contre-

forts qui supportent les ares-boutants des voûtes des trois nefs

D'importants travaux de restauration ont été exécutés à cet édifice, de 1829 à 1850. De nos jours (1883 à 1900), ce

sont principalement les parties hautes qui ont été restaurées,

sous la direclion de M. P. Bæswillwald.

CAHORS (Lor

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