SAINT-GRATIEN
La cathédrale de Tours occupe l'emplacement de plusieurs
églises qui l'ont précédée. On fait remonter le premier de
ces édifices au commencement duiv° siècle; il fut reconstruit
en 371. Un incendie survenu en 561, nécessila une deuxième reconstruction. En 1166, nouveau sinistre; quatre ans plus tard une nouvelle cathédrale élait en construction. Des restes de ce dernier édifice se relrouvent aux parlies inférieures des tours de la façade, ainsi que sur l'un des gros du chœur.
pilie
L'édifice actuel a été commencé au x ; le
chœur, le transept et la première travée de la nef étaient
: siècle; en 12
terminés, sauf les portails du transept, qui furent achevés dans les premières années du siècle suivant. Il y eut alors une longue interruplion et les travaux ne furent repris qu'en 1430 pour se terminer en 1547.
Bien que construit à diverses époques, cet édifice présente une certaine unité, et les différents styles dont se compose son architeelure se raltachent assez habilement les uns aux
autres pour constituer un remarquable ensemble.
La façade, entièrement seulptée du sol au faite, se dresse comme une immense dentelle de pierre ; ouverte, à la partie inférieure, par trois baies d'entrée, au milieu par une rose flamboyante, elle est surmontée de deux tours dont l’une a
66 mètres et l'autre 68 mè 1889 à 1900.
largeur au transept et 28 mètres de hauteur.
res de hauteur, restaurées de
s de
édifice a 100 mètres de longueur totale, 46 mètr
Un cloître, de l'époque de la Renaissance, comprenant
trois côtés, s'appuie sur la face nord de la cathédre
TROYES (Ave) SAINT-PIERRE La cathédrale de Troyes a été commencée au xur siècle (1208). Le chœur, le transept et la dernière lravée de la nef
côtés munis de chapelles, s'est élevée lentement dans le cours
ont été élevés de ; la nef, avec ses doubles bas
des xive, xv° et xvr° siècles, en raison des interruptions |
causées par les guerres. Aussi porte-t-elle la marque de chacune de ces époques.
La fa une des œuvres les plus riches qu'ait enfantées l'art gothique
ide principale est due à Martin Chambiges. C'est
à son déclin. Une tour haute de 67 mètres la domine au nord, la deuxième tour n'est pas achevée. Le portail offre trois
baies, à voussures hautes et profondes, séparées par quatre
contreforts en tourelles, dont la masse est déguisée sous un revêtement de moulures sculptées. Au-dessus de la baie centrale s'ouvre une rose surmontée d’une galerie ajourée
Le chœur, à double collatéral, etle chevet en hémicyele dans
lequel s'ouvrent sept chapelles rayonnantes également demi-circulaires, comptent parmi les plus beaux de France.
Un clocher s'élevait autrefois sur la croisée du transept. Un
ouragan le renversa en 1365; ré de la foudre en 1700, et ne fut jamais reconstruit.
La longueur de l'édifice est de 120 mètres, sa largeur au et sa hauteur sous clef de 33 mètres.
tion. Peu
transept de 48 mètr Il a été l'objet de nombreux lravaux de restaure
de lemps après sa construction, des mouvements se mani-
festèrent dans le chœur et, sous la pression des voûtes, les
èrent. Dès la fin du xur° siècle, les a bou-
piles se déve:
tants furent reconstruits et les passages réservés dans le
triforium, entre les piles et les colonnettes, furent bouch: Aux siècles suivants, des travaux confortatifs furent encore exécutés.
En 1838, à la suite d'un écroulement partiel, le pignon ée de 1841
sud fut démoli. La restauration en fut exécul à 1844
En 1849, de nouvelles lézardes se produisirent dans les voûtes de la chapelle de la Vierge et des chapelles voisines.
Les fouilles faites permirent de constater l'insuffisance des fondations. On constata, en même Lemps, que toute la constuction était assise sur un blocage en craie, sans apparence de mortier, lequel ne reposait même pas sur le sol ferme,
mais sur de la vase. Il fallut reprendre les fondations.
Commencé en 1849, ce travail fut continué jusqu'en 187 sous la direction de M. Millet.
TULLE (Corrèze)
NOÔTR