‹ Les cathédrales gothiquesChapitre 189 sur 303 · I. Ch. Hi,ili, ChesUr cathedral. Londres, (ileeson et White · texte numérisé non relu

I. Ch. Hi,ili, ChesUr cathedral. Londres, (ileeson et White

CATHÉDRALE DE SAL1S15UK\ 28

(V. t. I, p. 278). Du commencement du XI !« siècle datent la /. acfy-càapel Gtl^s {(tn^ire^ du chœur ; de la fm du XII I' siècle est la partie occidentale du chœur, lequel fut terminé vers 13 15. La nef centrale et le transept furent remaniés vers 1500 par les abbés Ripley et Birchenshau. L'extérieur présente les caractères du style perpendiculaire.

C'est un vaste vaisseau en croix latine avec un énorme transept et avec une tour carrée à la croisée. Le chœur est continué par la chapelle du chevet, de même largeur, plus basse, et terminée en chevet plat. La façade d'ouest est plate et éclairée audessus du porche par une vaste verrière à meneaux perpendiculaires. Les trois nefs sont séparées par des arches fortement moulurées posant sur des groupes de colonnes rondes, ayant chacune son petit chapiteau ; la claire-voie naît au-dessus de ces arches. Le chœur présente un faux triforium et une belle claire-voie à fenêtres simples garnies de meneaux. Le pavement moderne en marbre est un somptueux opus alexandhiium. Les stalles sont d'une grande richesse. Les clochers sont d'un style perpendiculaire décadent.

XL — CATHEDRALE DE SALISBURY ('

FONDÉ en 12.20 par l'évêque Poore, consacré en 1225, terminé vers 1260, ce vaste édifice, d'une remarquable unité, est un type parfaitement original de l'architecture religieuse anglo-normande. Son plan est vaste et simple ; la triple nef avec collatéraux se prolonge de l'entrée au fond du chœur, barré par deux transepts, munis chacun de collatéraux du côté de l'Est, le second moins saillant ; ses croisillons sont de deux travées contre trois pour le premier. Le chevet plat se dégage des bas-côtés au droit des deux dernières travées. L'église basse a dix travées et possède un porche profond vers le Nord ; entre les deux transepts on compte trois travées et le chœur en a huit (').

L'aspect des façades extérieures est de toute beauté avec leurs nombreuses baies de style très pur, en lancettes géminées ou en triplets. Façade étrange, rectangulaire, au couronnement crénelé, au milieu de laquelle ressort le gable de la nef centrale, et qu'accostent deux tours carrées aux angles de l'édifice avec étages de galeries. Derrière cet écran, rien ne peut faire deviner l'existence d'un vaisseau d'église. Cette puissante façade est percée d'un triple portail, d'un immense triplet, et de nombreuses fenestrelles. Elle fut construite en 1258 en même temps que la tour.

Cette tour, qui se dresse à la croisée principale, offre une haute souche carrée de deux étages percés de lancettes, et une flèche très aiguë, haute de 103 mètres. Fergusson la considère comme une des plus imposantes de l'art gothique.

Van Rensselaer, écrivain Américain, a écrit, qu'«on ne saurait imaginer rien de

1. J.- Britton, History and antiquities of Ihe cathciral chtirch of Salisbury, Londres, 1814- G. D. Bog-le, Salisbitry cathedral. Londres, Ibidem.

Gleeson et White, Salisbury cathedral. Londres. Gleeson et White.

2. Les collatéraux des transepts sont compris dans la profondeur des travées de la nef qui leur correspond.

CATKICDRALKS GOTHIQUES

plus parlait que cet édifice, pour servir de base à la plus grande flèche du monde. » 11 se trompe, celle d'Anvers a six mètres de plus, sans parler de celle de Rouen, qui est moderne.

Le vaste vaisseau en croix à double traverse émerge joliment de ses collatéraux.

L'intérieur est prestigieux, avec ses grandes arches moulurées reposant sur des piliers ronds renforcés de minces colonnettes en délit, avec son triforium bas mais riche et sa belle claire-voie. Les collatéraux sont très élevés. Le chœur est séparé des nefs par trois arches transversales surmontées d'une galerie d'étage formant coursière. Le sanctuaire est précédé d'une clôturé en bois que domine le crucifix. La nef est recoupée au droit du transept par un colossal diaphragme analogue à celui de Wells. C est un étrange système d'arcades, l'une droite, l'autre renversée, les deux ensemble dessinant un X énorme ; cet ouvrage sert au contreventement des murs latéraux. Latéralement sont d'autres arcs de contreventement de disposition ordinaire.

Les arcades du triforium, de caractère spécial, ofirent deux arceaux abrités sous une puissante décharge, et surmontés d'un oculus en quatre-feuilles ; chacun abrite à son tour deux arceaux plus petits, trifoliés, surmontés d'un autre quatre- feuilles ; l'ensemble est porté par des groupes de colonnettes. Cette membrure complexe est d'un eflet puissant. Nous la retrouverons imitée à Dronstheim en Norwège.

La Z.^û^-<://rt/^/ est d'une sveltesse remarquable ; ses voûtes sont portées par des colonnettes en délit excessivement fluettes.

Le cloître est une belle construction du XI 11^ siècle.

Les célèbres architectes Sir Gilbert Scott, G. E. Street, et Sir Arth. Blomlield ont successivement travaillé à la restauration de ce beau monument.

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