‹ Les cathédrales gothiquesChapitre 55 sur 303 · Gallia Chriitiana, t. .X, col. 1401 à · texte numérisé non relu

Gallia Chriitiana, t. .X, col. 1401 à

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CATHKDRALE DE SBNLIS.

CATHEDRALE DE SENLIS

en 1407 et en 1417, elle fut ravagée par la foudre; à peine était-elle réparée, qu'en 1504 un ornge terrible éclata, et l'incendie en a fait presque une ruine. On recourut pour la réparer à des moyens qui seraient bien stériles aujourd'hui, mais que la foi de ces temps rendait productifs : des dispenses pour le carême et les cotisations de la confrérie de Notre-Dame suppléèrent au produit des droits de gabelle concédé par Louis XI \. Les chanoines de Senlis avaient obtenu du roi une recommandation spéciale pour les clercs qui parcouraient le pays pour recueillir les offrandes destinées à l'œuvre. Le transept, les galeries, les fenêtres hautes et une partie des voûtes furent alors reconstruits. Le chanoine Muller a extrait des archives locales des renseignements pleins d'intérêt sur ces travaux de restauration.

A ce qu'il nous apprend, en 1514 le Chapitre décide « que des ouvertures convenables seront faites aux nouvelles voûtes de l'église, suivant le conseil de Jean Lescot, de la manière que l'on avait coutume de faire. » Michel de Bray respecta l'ordonnance des supports et des voûtes, mais modifia la mouluration, remplaça par des fenestrages flamboyants les fenêtres en tiers-point du XI P siècle, et la croisée de l'intertransept par une voûte étoilée ; on lui doit aussi une série des voûtes à clefs pendantes. En 1516 Gilles Hazard est chargé de réunir les maîtres maçons des alentours pour examiner les ouvrages faits à Notre-Dame. Jean Dizieult, dit de Chelles, lieutenant des maîtres-maçons du roi, est une des gloires de Senlis, C'est à lui que l'on doit l'agrandissement de la cathédrale ; il construisit le transept et le mur extérieur, s'étendant du transept au clocher et enfermant l'ancienne porte romane de la chapelle de la Madeleine, l'aile gauche et le portail du Nord (1532- 1556;. François de Fecamps exécute en 1534 la menuiserie des portes et des stalles de la collégiale de Notre- Dame. En 1521, Michel de Peray, architecte, avait édifié le beau portail du Midi. Jean Sculdier place les vitraux en 1532.

Fig.

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