LITERATUR
Léon Chaine : Les Catholiques français et leurs difficultés actuelles. Cinquième mille, Paris, A. Storck u. Co., 1903.
Der Verfasser wurde in der Oeffentlickeit bekannt durch einen Brief an einen Bischof von einem Lyoner Katholiken, den die Justice sociale 1902 verœffentlichte.
Darin nahm er Stellungin der Dreyfussache fûrden Verurteilten der Teufelsinsel. Dieser Brief istam Schlusse des Bûches abgedruckt. Da er sich wie eîn roter Faden durch das Buch zieht, so mœchte ich jedem Léser anraten,
denselben zuerst zu lesen
Das Buch selbst enthaelt in 18 Kapiteln die Behandlung der verschiedenartigsten Dinge, auch soicher, die mit dem Gegenstande nichts zu tun haben. Seibst chinesische Schuhe und das europaeische Korset finden Erwaehnung. Es laesst sich nicht leugnen, dass manche Kapitel recht Werbvolies bielen. Seine Stellungnahme in der « Affaere » ist objektiv. Haetten ailen Kathoiiken gedacht wie er, so waeren manche Fehler vermieden worden, die mit Schuid tragen an der jetzigen Verwickelung. Seine Reformgedanken sind im ganzen richtig und massvoU, einzelne Partien sind blendend geschrieben. Es versteht es ûberhaupt recht gut, die Lage der Gegenwart packend zu schiidern ; Antisemiten, Royaiisten mehrfacher Richtung, extrême Nationalisten, antisoziai gerichtete Konservative, fortschrittliche Kathoiiken uud Retardaere, Zaghafte und Stûrmer finden sich im katholischen Lager der Gegenwart zusammen und Solange es nicht gelingt die Einseitigkeiten zu bannen und sich auf einer vermtinftigen gemeinsamen Basis homogen zu einigen, wird die Aktion der Kathoiiken ihre grossen Schwierigkeiten haben. Was des Verfasser den extremen Monarchisten ûber die « gute alte Zeit » sagt, muss ernûchternd wirken. Auch seine Stellungnahme gegen die faische Mystik, wie sie so erschrekcend im Diana- Vaughan-Schwindel hervortrat, ist korrekt und findet iibrigens auch bei den Bîschœfen Anerkennung. Die wiederwaertige, antifreiheitliche Kulturkampfpolitik der Regieruug findet scharfe Zurûckweisung, nur sollte er nicht die Kathoiiken noch mehr verantwortlieh machen, als sie es wirklich sind. Vor allem aber haette Chaine Einseitigkeiten und Uebertreibungen vermeiden
mussen. So kritisierter haeuftig Gegner auf ein blosses on-dit hin. Louis Veuillots angebliches Wort ûber dit Freiheit der Katholiken zieht er wieder mit einem on-dit heran.Auch kann er wohi nicht im Ernst glauben, das manche Kleriker Antisemiten sind, weil sie glauben, fur Fortsetzung des gœttlichen Strafgerichts an Israël sorgen zu mûssen. Unjjerecht ist es, dén Pater Goubé als Militaristen anzuklagen, weil er einmal in einer Predigt oratorische Kampfesbilder gebroucht bat, mussten da nicht auch Job und Paulus Militaristen sein? LdBcherlich geradezu aber ist es, dass dièse Rede cinige zœgernde Senatoren bestimmt haben soU, das Geselz gegen die Kongegrationen zu vortieren. Das ist auch wieder ein solches on-dit, Naiv ist das Ergebnis des Kapitels ûber die « Liga der faanzœsischen Frauen », dass,wenn uberhaupt Friede und nationale Versœhnung in Frankreich zu stande kommen, es « nur das Werk der franzœsischen Frau sein kann ». Seine Ohrenbeichte in den ersten Jahrhunderten sind zum mindesten missverstaendlich und waeren besser unterblieben.
Dortmund Rosenberg.
Le Protestant (Paris), 7 janvier 1905.
Le livre de M. Ghaine est déjà une vieille connaissance pour les lecteurs du Protestant ; notre journal l'a salué avec sympathie dès sa publication. Get acte, en effet, de courage et de franchise d'un catholique essayant de dessiller les yeux de ses coreligionnaires et de marcher avec confiance au devant du moùde moderne et laïque, pour faire un loyal meâ-culpa^ méritait, de notre part et de
la part du Protestantisme en général, un accueil plein de bienveillance et nous sommes heureux qu'il l'ait reçu.
Nous ne reviendrons pas sur ce volume, s'il ne réapparaissait, avec son septième mille, plus que doublé par la longue série des articles qu'il a suscités, aussi bien dans la presse française qu'à l'étranger. Ce répertoire impartial de tant d'appréciations, les unes favorables, les autres hostiles, est encore un nouvel acte de sincérité qu'il faut mettre à l'actif de Tauteur; mais c'est aussi une idée de très heureuse inspiration, car on a là, sous les yeux, comme le sillon tracé, mieux encore, comme la trajectoire décrite par ce livre. Tel qu'un savant, notant les phénomènes d'un courant électrique, d'un projectile ou d'une inoculation, à travers des milieux de densité, de composition ou de vitalité diverses, M. Chaine enregistre l'effet produit par ses idées dans les différents cercles et les différents partis où elles cheminent ; et nous les voyons provoquer tantôt des déflagrations bruyantes ou haineuses, tantôt des détentes bienfaisantes.
Voulez-vous en juger par quelques rapides aperçus? Commençons par le monde catholique. La bonne vieille Gazette de France écrase sous son dédain a ce livre d'un catholique, édité chez un juif, qui veut en remontrer aux catholiques et qui les méprise de haut de son dreyfusisme ». En revanche, quelques Croix lui sont moins sévères, tout en faisant des réserves contre ce ces hymnes échevelés en faveur de la Vérité, de la Science et de la Justice, immenses bluffages qui couvrent une œuvre malsaine, dirigée contre la France ».
La Semaine religieuse d'Albi engage au contraire vivement « ceux qui désirent s'exercer à l'indépendance du jugement à entreprendre la lecture de ce livre ». Le Bulle-tin religieux du diocèse de Tarentaise déclare « que le volume fait un bien très réel ; c'est une œuvre d'affranchissement et de courage; il stimule le grand effort qu'ont
aujourd'hui à tenter les catholiques pour se dégager de tous les systèmes et de tous les partis dans lesquels on voudrait emprisonner leur foi »
C'est ainsi que, dans la presse catholique, vous trouverez un complet assortissement d'appréciations en toutes nuances et en toutes largeurs.
Jetons un regard dans le monde juif. Ce livre où l'antisémitisme est stigmatisé, semble, pour l'Univers Israélite, un véritable baume : « Nous entendons trop rarement des écrivains catholiques tenir un pareil langage pour que nous ne soyons pas pénétrés de reconnaissance. j>
Du judaïsme, passons à la franc-maçonnerie ; ici, ce n'est pas par humilité qu'on pèche :
Car, pour être maçon, on n'en est pas moins homme ! i< M. Chaine, écrit V Acacia, en orthographe simplifiée, mais en style bien prétentieux, ignore l'histoire sociologique {\)^ S'il la connaissait, il saurait que, s'il est ce qu'il est et ce qu'il paraît très content d'être, il le doit à ces francsmaçons qui sont les seuls auxquels il ne pardonne pas » .
Sortons des loges et entrons, tout à côté, dans la presse v d'extrême-gauche. L'Action rejette impitoyablement dans le cléricalisme l'auteur qui cherche à s'en dégager, et M. Aulard fait comme le bourreau du moyen âge qui repoussait dans le feu de Thérétique : « Pour ma part, écrit-il, à tout ce que disent et diront les catholiques libéraux, je me bornerai à répondre avec le Syllabus : Anathème à qui prétend que le pontife romain peut et doit se réconcilier et transiger avec le progrès, le libéralisme et la civilisation. » L'Aurore se fait ironique et pateline : « Ce livre sera utile aux catholiques de bonne foi et d'une lecture amusante pour les esprits indépendants. » Dans le Radical, Henry Maret s'élève plus haut et généreusement déclare que « l'ouvrage est une bonne action ; vous êtes, dît-il en substance, au nombre des dix justes qui pourraient sauver la ville. Entre ceux qui brûleraient philoso-
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