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cellule de Malassez, soit 1/100° de mm3 d’un sang dilué à 1/200°. Il était donc facile de connaître le nombre exact des globules contenus sur chacun de ces rectangles le compte se faisant à tête reposée et en cochant chaque globule au crayon sur la photographie. On évitait ainsi d’une façon certaine l'erreur de lecture.
Quant aux erreurs instrumentales elles n’intervenaient en aucune facon puisque toutes ces lectures étaient faites sur une même cellule et si l’on admet, comme nous l’avons dit plus haut, que les erreurs sur le quadrillage sont pratiquement négligeables.
Résultats obtenus :
On est immédiatement saisi par les différences existant d’un rectangle à l’autre : C’est ainsi que pour une dilution contenant en moyenne 298 hématies par . champ, les chiffres extrêmes ont été respectivement 256 et 391. Nous n’entrerons pas dans le détail des calculs qui ont permis à AUBERT et au Dr BOCAGE de démontrer que la répartition des globules suit très exactement les lois du hasard. L'étude du calcul des probabilités leur a montré en effet la concordance remarquable entre les résultats théoriques calculés et ceux établis expérimentalement. Il était permis dès lors de considérer une dilution de sang comme une suspension de globules rouges, c’est-à-dire de corps solides, répartis dans un milieu liquide, ces corps étant (dans les conditions normales) indépendants les uns des autres, soumis à une seule force dans le sens de la pesanteur et se déposant au fond de l’hématimètre selon des lois bien déterminées. Grâce au calcul des probabilités il était possible d'introduire des chiffres et de calculer les erreurs statistiques suivant les conditions de la numération.
Nous n’insisterons pas sur la mesure de l'écart probable (égal à 4,5 % dans le cas de l’expérience d'AUBERT pour une seule mesure) car il intéresse peu l’hémato-
Das, CA
logiste. Il lui faut en effet connaître la valeur supérieure de l'erreur pour au moins 90 % des cas, ce qui équivaut dans la pratique à une quasi certitude.
La thèse d’AUBERT nous apprend que pour un sang normal et une probabilité de 90 % l'erreur statistique ne dépasse pas 12 % en comptant sur un seul rectangle de la cellule de Malassez, c’est-à-dire environ 200 globules pour un sang contenant 400.000 hématies per millimètre cube.
Nous allons voir l'intérêt qu’il y a de compter un
plus grand nombre de champs.
Les Américains Ross et STOT ont établi un tableau du nombre minimum de globules à compter pour avoir une erreur statistique donnée avec une probabilité donnée. Nous croyons que ces chiffres ont été obtenus en partant de données purement théoriques. Ils se trouvent entièrement vérifiés par les résultats expérimentaux de BOCAGE et AUBERT. Nous reproduisons ici le tableau de Ross et STOT :
Probabilité
Erreur statistique
Nombre de
globules qu'il
est nécessaire
de compter.
Les mathématiciens nous apprennent que :
L'erreur probable est inversement proportionnelle à la racine carrée du nombre des globules comptés. C’està-dire que pour une dilution contenant en moyenne 200 hématies par rectangle, l'erreur probable sera deux fois plus petite si l’on dénombre quatre rectangles au lieu d’un seul, soit 6 % au lieu de 12 %.