Ibid
« Les dieux renfermèrent les deux révolutions divines dans un corps sphérique pour imiter la forme ronde de Vunivers, et ce corps est celui que nous nommons la tète ; c^est en nous la partie la plus divine et la maîtresse de toutes les autres. Aussi les dieux lui soumirent le corps tout entier et le lui donnèrent comme serviteur... De peur que, roulant sur la terre, -qui offre des hauteurs et des cavités de tout genre, elle n'eût de la peine à franchir les unes et à sortir des autres, ils lui donnèrent le corpi comme un char où elle pût voyager à son aise. C'est pourquoi le Qorps eut quatre membres étendus et flexibles, instruments de transport fabriqués par les dieux et au .moyen desquels il pût saisir et ramasser les objets... C'est pourquoi les jambes et les bras ont été ajoutés aux corps de tous les hommes; et les dieux, peBsant que les parties antérieures sont plus ni^es et plus dignes de commander, ont voulu que notre marche s'exécutât en aTmnt K »
Pour nous résumer, on peut dire qu'il y a daas Platon deux théories de la finalité : Tune métaphysique, l'autre physique. Suivant la première, les choses sont bonnes parce qu'elles participent au bien ; suivant la seconde, les choses sont bonnes parce qu'elles sont faites pour le bien. Dans le premier cas, la finaliié esl immanente et dérive d'une cause impersonnelle; dans le second cas, elle est transcendante et suppose une cauAe person-* nelle. Platon a cherché à concilier ces deux points de vue; il n'y a pas réussi. Ce n'est pas une raison pour dire que la cause fuiale manque à son système.
i. Ibid,, 44.
FIN DE l'appendice