‹ Les causes financières de la révolution françaiseChapitre 60 sur 68 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

I. Necker a pour système de demander à l'emprunt les ressources extraordinaires nécessitées par les dépenses de la guerre d'Amérique (251). — Au rebours de Turgot, il croit que la France peut emprunter sans cesse et ne pas gager ses emprunts par Taccroissement des recettes provenant de l'impôt (252). — Danger de ce système, qui occasionne un immense déficit, entretient le pays dans une sécurité trompeuse et est l'origine des embarras financiers sous lesquels a succombé la monarchie (254). — Necker l'a suivi par désir de popularité (255). — 11 lui a valu l'admiration de la plupart des contemporains (256). — Difficulté de connaître le chiffre exact des sommes empruntées par Necker; elles montent à 530 millions de livres (258). — Pour l'époque & laquelle les emprunts de Necker ont eu lieu, ces sommes sont très importantes (260). — Necker a soldé chaque année avec des fonds d'emprunt une partie des dépenses normales (261). — Il n'a acquitté que 330 millions sur les 1,200 millions environ qu'a coûtés la guerre anglo-américaine (262). — Il a le mérite d'avoir été l'initiateur du crédit public en France (263).

— Il multiplie les déclarations rassurantes afin d'inspirer confiance (264). — Déplorables conséquences de la politique financière de Necker (266). — Ce ministre a compris la puissance du crédit, mais il en a ignoré les lois et les limites (268). — II. Il a recours aux emprunts-loteries. Leur nature. Vices des emprunts-loteries qu'il négocie (269). — Il emprunte également sous forme de rente viagère (272). — 11 a le tort de ne pas graduer l'intérêt d'après les chances de survie (273). — Il emprunte chèrement (276). — luconvê-

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nicnl» des emprunts viagers (277). — Pourqnoi les emprunts en rente perpétuelle étaient mal vus sous l'ancienne monarchie (280i. — La caisse d'aniortisiiement supprimée par Terray n'est pas rétablie par Necker (282). — 111. Emprunts par l'intermédiaire des payis d'États, de la ville de Paris, etc. (283). — Les emprunts négociés par Necker sont à la fois trop multipliés et trop faibles (284). — Emprunts déguisés pratiqués sous diverses formes (285). — IV. Necker ne voit pas la distinction qui doit exister entre le Trésor et les faits annuels de recettes et de dépenr>e8 (287). — Embarras constants de la trésorerie sous l'ancien régime (288). — Ils avaient conduit les contrôleurs généraux à anticiper sur les recettes des années suivantes (288). — Nocker augmente à son tour le montant des anticipations et il s'y prend mal pour les négocier (289). — En dépit des fautes par lui commises, il passe, de sou temps, pour un financier éminent (290).

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