CHAPITRE XV
Nerkcr voyant l'importance prise dans tes préoccupations publiques par les questions financières, se détermine à publier un livre sur l'état des finances royales (4S4}. — C'était rompre avec la tradition, qni Tonlalt que les recettes et dépenses de TÊtat restassent secrètes (485). — Le principal motif qni pousse Necker à entreprendre cette publication est, en dehors des considérations de gloire person- '|
nelle qn'il s'en promet, le désir de consolider le crédit public en dépeignant comme prospère la situation financière de la France (487). ^
— Plau de son ouvrage (488). — Pourquoi il lui donne le simple nom de Compte rendu au roi (489). — Il y établit que c'est un devoir ponr le roi d'instruire son peuple de la situation des finances (490). — Il blâme le secret gainlé par ses prédécesseurs sur leurs op<'rations (492). — Il proclame la nécessité des impôts en temps de guerre, mais affirme que les recettes ordinaires dépassent les dépenses de même nature (493). — Il condamne l'abus des anticipations et l'emploi du papier-monnaie (495). — 11 vante les économies par lui réalisées (497). — Sombre peinture qu'il fait de l'avidité des coortisans i497). ~ Ce qu'il dit des vingtièmes, de la taille et de la corvée (199)
— Son plan pour la- réforme de l'impôt du sel et des droits de traites (501). — Ses idées sur la liberté de l'industrie et sur celle du commerce des grains (502). — Lacunes volontaires du budget joint au Compte rendu (504). — Énnmération des recettes (505). — Énu. mération des dépenses (507). — Annonce d'un excédent de recettes (509). — En réalité, déficit de 114 millions en 1780 et de 80 millions en 1781 (510).