PARODIE
Je vais vous parler franc : une fois, par hasard,
Ne sera pas de trop en ce siècle où le Jard,
Jusque dans les écrits devenant un système,
Voudrait mettre en oubli cette règle suprême :
‘Rimez avec raison!” C’estun moyen puissant
De charmer le lecteur, 6 poête étonnant !
Malheureux! qui, cherchant une rime à « M5- [sère,°
Nousdites que ‘ Le ciel n°est pas sur cette terre !°°
La Palisse Pet dit sans se faire prier.
Mais nous! qui de ces vers pourra nous consoler ?
Vous fites, en rimant, une effroyable chose ;
Et pourquoi rimez-vous ? Tout effet à sa cause.
Est-ce une maladie, un besoin absolu ?
Vous taire, en pareil cas, serait une vertu.
Ah ! dans votre malheur, je vois peu de ressource,
Vîte, guérissez-vous, buvez de l’eau de source ;
Phébus, à votre appel, peut-être répondra,
Et votre faible esprit à la fin s'ouvrira.
Non, pour ce rimailleur, il est un seul refuge,
Ici prés à Beauport 1 : Apollon est son Juge,
Et, s’il ose rimer contre sa vo/onté ,
1 L’asile des fous.
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