Keller, op. laud., pi. XIV
3. Tombée necropoli galliche, dans le t. V(3° série, fa*c. iii-iv) des Alti e Memorte délia reule depulazione di Storia palriu per la provincia di Romagna. 76 p. et 3 plauelies. Bologne, 1887.
raie, le caractère superficiel de l'occupation gauloise dans la Cispadane, où, en réalité « les Gaulois n'ont jamais fait que camper » (c'est à peu près ce que nous disait déjà Polybe), M. Brizio rappelle combien sont récentes, en Italie, les découvertes de sépultures reconnues gauloises : les plus anciennes ne remontent qu'à 1871. Elles ne se sont multipliées qu'à partir de 1878. Puis il entre dans le détail des tombes explorées depuis une quinzaine d'années dans le Bolonais.
1° Au predio Benacci (aujourd'hui Caprara). Au-dessous de tombes romaines (comme à Este) et au-dessus de tombes ombriennes du type villanovien , l'ingénieur Zannoni n'a pas rencontré moins de 170 sépultures à inhumation, avec un
Fig. 101. — Fibule gauloise de la Tène*.
Fig. 108.
Fibules gauloises de Souimebionne (Marne), réunies par une chaînette*.
mobilier caractéristique qui, n'étant ni romain ni ombrien, lui parut être incontestablement gaulois. Son opinion a été confirmée par les fouilles d'un terrain voisin où les tombes plus riches, présentent un caractère encore plus marqué. I/une d'elles, dite du guerrier (p. 474 et pi. XXXVII de l'ouvrage de Zannoni), contenait des armes qui ne laissaient place à aucun doute. La présence d'épées de fer dans ces tombes est particulièrement intéressante, car leurforme typique est un argument irrécusable. Voici la liste de celles qui, suivant M. Brizio, ont été recueillies au cours des fouilles. Tombe 18 (inhumation). — Épée de fer dans son fourreau, avec chaîne