‹ Les Celtes dans les vallées du Pô et du DanubeChapitre 36 sur 144 · Voir La Gaule avant les Gaulois, 2e éd., p · texte numérisé non relu

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loguet paraît avoir vu très clair sur cette question '; les §§ o et 6 de ses conclusions sont très explicites :

« Nous concluons que deux types d'une constitution physique aussi différente [que les grands blonds et les petits bruns], ne pouvant être sortis d'une même souche, il est faux que les hommes à tête ronde qu'on a nommés abusivement les Galls aient jamais fait partie, ethnologiquement parlant, de la famille celtique, représentée par ceux auxquels on a donné le nom erroné de Kimrys2.

« Que le même type gaulois [des grands dolichocéphales blonds], dont la dégénération se montre déjà en Gaule au temps de César, ayant été presque entièrement absorbé par la race brune dans la plus grande partie du pays et n'existant plus dans certaines provinces du continent ou des îles Britanniques qu'à un degré d'abâtardissement plus ou moins prononcé, il en résulte que les Celtes ne formèrent jamais en Gaule qu'une minorité dans la population de toutes ces contrées; qu'ils n'en furent, par conséquent, pas les premiers habitants, mais, comme l'indiquent leurs propres traditions conformes à plusieurs données historiques, des conquérants dont la race tinit par se perdre, sauf quelques exceptions locales, dans la masse beaucoup plus nombreuse des vaincus. »

Ces vues, toutes nouvelles à l'époque où elles furent exposées, font le plus grand honneur à la sagacité de Roget de Belloguet. Ce n'est pas sans raison que l'Académie des inscriptions et belles-lettres, sur un rapport fortement motivé d'Alfred Maury, lui décerna en 1869 le grand prix Gobert.

Après plus d'un demi-siècle de recherches assidues, d'études des textes et de profondes méditations, Roget de Belloguet en était arrivé, en dehors des données archéologiques dont on méconnaissait alors l'importance, à des conclusions voisines de celles que l'archéologie nous suggère. Il y a donc quelque vraisemblance pour que nous soyons dans la bonne voie. Non seulement les Celles n'ont jamais formé la majorité de la population de la Gaule, mais ils y étaient, dans une certaine mesure, des tard-venus. Sur la rive gauche du Rhin, ils nous paraissent toujours mêlés à des populations plus anciennes. Quand ils se détachent sur ce fond encore impossible à

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