Fragment d'épée au Musée d'Avignon
i 54 LES CELTES ET LES GAULOIS
circonstances de la découverte de ces épées (ce qui n'est pas le cas pour la plupart d'entre elles), nous voyons qu'on les a retirées soit de cours d'eaux ou de lacs, soit de sépultures (généralement de tumulus).
La zone géographique de l'épée de bronze est à peu près identique à celle de la grande épée de fer, avec cette différence, toutefois, que six épées de bronze du type que nous étudions se trouvent au Musée de Dublin. Un autre exemplaire découvert en Irlande est au Musée Britannique1; un autre encore, découvert dès 1704 à Finsbury, en Grande-Bretagne, est au Musée Ashmolean d'Oxford. Trois épées de la même série sont conservées au Musée de Copenhague, deux au Musée de Stockholm, une au Musée de Lund \
Ce type (fer ou bronze) présente en outre une particularité
Fig. 90. — Épée et bouterolle de Barésia.
commune aux deux séries : la bouterolle est à ailettes, rappelant, comme l'a signalé le premier le Dr Lindenschmit, la forme de certaines bouterolles assyriennes. Ces bouterolles caractéristiques se sont souvent trouvées isolées; elles indiquent alors la présence d'une épée de fer, que l'oxydation du métal exposait à une destruction beaucoup plus facile que l'épée de bronze. La statistique des bouterolles à ailettes peut donc servir de contrôle et de complément à celles que nous avons dressées plus haut.
I. Allemagne et Autriche (rive droite du Rhin). Environs de Lunebourg (Hanovre)*.
\. Kemble et Franks, Horae ferales, pi. IX, T.
2. Épée d'Oeland, Archiv f. Anthrop., pi. XIX, p. 3; épée d'Upland, Congrès de Stockholm, p. 506,fig. 25; épée de Schonen, Archiv f. Anthrop., t. XIX, p. 3.