XX INTRODUCTION
lier s'entretient avec la dame mauvaise conseillère; fol. 52 V**, continuation de la conversation entre le jeune chevalier et la dame : ils sont seuls et debout. Ces miniatures, à l'exception de la première, sont inachevées, comme aussi du reste les deux suivantes, qui se rapportent aux œuvres de Granson. L'enlumineur n'a fait qu'étaler ses verts et ses jaunes, de sorte que les personnages ne se montrent que dessinés, à peu de chose près. S'ils sont en robes blanches, ce n'est donc pas que le peintre ait été surtout frappé par l'idéalisme de son sujet, comme le remarque Q. de Saint-Hilaire ', c'est tout simplement qu'il n'a pas eu le temps de colorier leurs costumes.
Ce volume a-t-il appartenu à Isabelle de Bavière ? Cela est assez probable ^. Nous savons en effet que la reine acheta, le i5 janvier 1899, ^^ ^^ Pierre le a Portier, escrivain de lettre de fourme, demourant « a Paris...., un livre nommé les Cent Ballades », et que d'autre part, en 140 1, elle fit mettre par Clerbout deux fermoirs d'or au « Livre des Ballades « messire Othes de Grantson ^. » Si nous nous rappelons que notre manuscrit G contient, à la suite des Cent Ballades^ d'assez nombreuses poésies d'Othon de Granson, dont quelques-unes avec