INTRODUCTION XXI
mention très apparente de leur auteur, on pourra en conclure que l'argentier d'Isabelle a pu facilement attribuer par erreur à Othon de Granson la paternité de tout un manuscrit où il figure déjà partiellement comme auteur. Bien entendu, la reliure du temps et les fermoirs ont disparu ; mais rien n'empêche de supposer que le maroquin rouge moderne recouvre l'exemplaire de la reine Isabelle de Bavière, qui en tout cas a certainement possédé un volume des Cent Ballades.
A la famille du manuscrit G appartient probablement aussi l'original d'un manuscrit du xviii^ siècle mentionné par un catalogue de la librairie Baur, de Paris (octobre 1879, n**392), sous ce titre : Cent Ballades, Rondeaux, Lais, Virelais et autres pièces compilés par messire Granson ' . La même erreur d'attribution a dû se produire pour ce manuscrit que pour le manuscrit G. On ignore aujourd'hui ce que sont devenus ce manuscrit et sa copie du xviii* siècle. On est de même sans information sur le sort d'un autre manuscrit des Cent Ballades qui faisait autrefois partie, à Tours, de la librairie de Dunois, le bâtard d'Orléans *. Des sept manuscrits enfin qui figuraient au xv* siècle dans les bibliothèques des ducs de Bourgogne, à Bruges et à Gand, et qui sont mentionnés par Barrois 3, un