‹ Les cent ballades: poème du XIVe siècle composéChapitre 29 sur 97 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

langue, offrent matière à peu de remarques. Signalons par exemple un certain nombre de rimes mélangées, rares jusque là :

ié (en une seule syllabe), rimant avec îé lu; ien (id.) rimant avec ïen lxxviii, lxxxii, xciv ; ter (id.) rimant avec fer xli, lxi; iere (id.) rimant avec ïere xcviii ; iés (id.) rimant avec îés xxiii, xlix, lx, lxvii, lxxvi, xc; ieu (id.) rimant avec eu lxxxv;

ieus (id.) rimant avec îeus et eus v, xix, xxiv, xxviii, xxxiv, Li, Lxxxviii, xciii, G, rép. III, IX ; ieuse (id.) rimant avec teuse et euse xx, xi.m^ lxxx.

Deux ballades seules présentent des rîmes pures en eus (ix) et en ieus (vu).

Citons encore quelques ballades dont les vers assonent plutôt qu'ils ne riment, la ballade xlix, qui mêle les finales en ombre et en ondre, et les ballades xix, xxiv et xxix qui confondent les rimes en aime et en aine.

Dans deux autres cas, nous trouvons par exception une rime en è^ (près) au milieu de rimes en es (lxxii) et une rime en ère {conseillerre, pour conseilliere) au milieu de rimes en ère (xcvii); dans deux réponses enfin (vu et ix) on remarque des mots en uire rimant avec d'autres mots en ire.

Langue

Les phénomènes phonétiques qu'on peut constater dans le texte des Cent Ballades, ainsi que dans

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