‹ Les cent ballades: poème du XIVe siècle composéChapitre 62 sur 97 · LVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LVIII INTRODUCTION

du roi et du duc de Bourgogne \ le désignent de préférence à tout autre. En i4o5, sur les conseils du duc d'Orléans *, il résigne ses fonctions d'amiral en faveur de Clignet de Brabant, moyennant la somme de i5,ooo écus d'or^; il meurt Tannée suivante, ne laissant pas de descendance directe ^ Sa femme, qui fut aimée, dit-on, du toujours pictorieux Pedro Nino ^, épousa en secondes noces Jean Malet, seigneur de Graville, qui suivit la fortune de Charles VII, tandis qu'elle au contraire se déclara du parti de Henri V ^.

Dans la ballade qu'il a signée (réponse i), Renaud de Trie prétend qu'on ne saurait que gagner en courtoisie à s'adresser à plusieurs dames à la fois; si les jeunes gens peuvent à la rigueur se vouer à un unique amour, encore ne faut-il pas qu'ils en meurent, comme Kahedin, amoureux d'Iseut la Blonde ^. Pour lui, il se contenterait du château de Joyeuse Garde et de ses plaisants déduits ®. Ces souvenirs empruntés à l'épopée de Tristan prouvent que le vieux chevalier considérait sa réponse aux

1. Chr,du relig, de SainUDenys, t. I, p. 376; DouÊt d'Arcq, Pièces inéditesy t. I, p. i32; Ern. Petit, Itinéraires, p. 298 et 538.

2. Chronique de Afons/re/ef, éd. DouCt d'Arcq,t. I(i857), p. 127.

3. Froissart, éd. Kervyn, t. XXIII, p. 219; Chr, du relig, de Saint-Denys, t. III, p. 364.

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