LXIV INTRODUCTION
Charles VI. Né en i343, chevalier en iSyo, il prend part aux campagnes de Picardie et de Flandre, de 1877 à i383. Cette même année, il accepte le défi de Pierre de Courtenai ', et le premier entre es faussés de Bourbourg ^. Quelque temps auparavant, bien que |k simple chevalier et « petit terrien ^ », il avait épousé Marie de Sully, riche héritière des Craon. Nous le retrouvons en i386 à rÉcluse, en 1890 en Afrique; en 1892, il refuse l'épée de connétable, à lui offerte après la disgrâce d'Olivier de Clisson; il part pour la Hongrie, est fait prisonnier à Nicopolis (iSgô), et meurt Tannée suivante, à Rhodes, des suites de ses blessures, au moment où, sa rançon payée, il revenait en France.
Jean de Bucfy dont la chanson royale (réponse xii) porte un envoi adressé à sa dame, une « princesse, la plus belle de France », se déclare partisan du bon chevalier Hutin, et non de la Guignarde. S'il est loyal en amour, il est aussi persévérant; une de ses ballades en effet signalée par M. Piaget ^y a pour refrain :
Car quant a moy, je vueil tous jours amerl
En janvier i383, à Paris, nous le voyons paraître comme écuyer, aux côtés du bâtard de Coucy, dans la montre d'une compagnie commandée par
1. H. Moranvillé, Chronographia regumfrancorum, t. III (1897), p. 54.