I II
Vers aa. et e*t aioi^Mj4«Mf .C^im%^ Çifl9»»t;T/«7f A, B, C, E, F, G toutes.
,»';.«. —. .1 , ,« '.x '^ •1...1 «te «••• t 1 •• «tf v«ij.\ ^1 j.'»//
« Et se tu 6s tant eiirdux
c Que^ran^ guerres puisses trouver,
•Il ' I . ' . 1 , •■ • » ■ 7 "
a La en verras de beaul, de preux c Qui vouidront en honneur monter :
5 c Met paine de ceulx la passer,
« Fay que tu soîes le meilleur;,,. .
« Tenu ; lors te croistra valeur « Par tout et bonne renommée, c Et ce resjolra le cuer
lo c A la belle qui tant t'agrée.
« Telz fais sont as^ plus greveux « A faire que a deviser, « Mais Fortune se tient de ceulx « Qui emprennenta conquester.
i5 « Conquiers honneur : ne dois doubter
« Paine, péril, n'autre labeur ; « Aime et prie Nostre Seigneur, « Maintien toy en haute pensée, « Car ton bien fait sera douceur
20 « A la belle qui tant t'agrée.
Vers 6. C soiez.
« S'on tient les champs, soies sogneux « D'o ceulz de l'avangarde oler, •I Car c'est le plus aventureux ; nOaj puet honneur conquester « Plus qu'ailleurs. Maiz se séjourner « Vouloit l'ost, hy pour ton honneur c Qu'avec te premier empreaeur < Ailles sans faire demeurée :
« Ce ne desplairoit a nul fuer « A la belle qui tant t'agrée.
V«n II. C aoiei.
tBS CENT BALLilDES
« Encor te recommans je bien, « S'on vient a ordener frontières, « Qu'en la plus prochaine te tien « Des ennemis, et voies quieres
5 « Que vaillans gens lez toy acquières.
« La est le chemin et l'entrée « De trouver mainte grant journée « Et d'armes faire en mainte guise ; « Telle vie est moult honorée,
10 c Et chascun bon la loe et prise •
« Chevauche souvent et retien « Les chemins, les.pas des rivferes; « Avec les vaillans va et vîen :
« Se courre vont, entr'eux te fieres.
1 5 « La verras qu'en maintes manières
« Puet estre Vaillance esprouvée « Par jouster, par ferir d'espée, « Et le cucr cui Proesce atise « Monstre la sa liante pensée,
20 « Et chascun bon la loe et prise.
Vers i8. C qui.
« Comme chevalier te contien ; « Au retour chevauche derrières ; c Se besoing est, le fès soustien ; « Tourne souvent, la jouste quieres :
25 « Entier te tien, ne laisse arriéres
« Sans toy nul de ton assemblée* « Se tu vois gent qui conquestée « Puist estre par hardie emprise, « Fier ens, car c'est valeur loée,
3o « Et chascun bon la Ibe et prise.
Vers 35, C ne tient.
s . ... il . . ^ ,
te *
' ii» " ^ » i I i." - —•- T. - , ^r -. -- ^m^-^m— •^•^ii^^Êm^^iji^a^tmmmi^fimr*
US CBMT BALLAOBS 21
' • I i ' t{ < r- tll" f ' ' ' • i.r
« En tous'fô[âS^(faTméé'te'traViBdlle •*tr A toti pbttotretmaiiiMét ioîifl'* ^
c S*a escarmouche vois qu*on aille,
« Va y, la pourra on vtoir 5 « Ton corps se tu le faiz valoir.
« Se tu es a siège tenir,
c Souvent va au guet, car venir
« Y puet mainte bonne aventure
« Ou tu pourras bien acquérir lo « L*onneur qui tousjours aus bons dure.
« Aussi d'ordenance te baille « Que du siège ne dois mouvoir « Jusqu'en fin; maiz, se pour vitaille « Dont Post soit fort a pourvëoir,
1 5 « Vois un capitaine esmouvoir
« Qui voist Testandart asseyr « Pour vivres a l'ost accueillir, « Va avec lui, et met ta cure « D'y bien faire, pour ensieuir
20 « L'onneur qui tousjours aus bons dure.
LBS CBNT KALLAItBS
< Et se la chose a ce se taille « Que tes ennemiz asstolr
c Viennent ville ou cbastel, sans faille « Va dedens, fay apparcevoir
< Qu'a droit quier9$ honneur pour voir.
c Et se tes gens veulent saillir,
c Sail premier, et au recueillir
< Derrier soies, le fôs endure :
« Ce hardemeot la Çalt florir ;
« L'onneur qui,toii8)Oun aus bons dure.
LBS CBNT BAUÀDjatS 2S
■'fil • I < I ' I • . ■• ■ ■ I ,1
« Du rendre nie tien parlement, € Et quant hors de ce lieu seras, ' « Tantost sans nul delaiement « En la première guerre vas,
5 « S'ellé est bonne, que tu saras ;
«c Et s*il y a nul compaignon « Gracieux et de bon renom « Qui te veuUe d'armes requerre, « Ottroie lui, car c'est raison :
10 « Ainsi pourras honneur conquerre.
« Et te délivre prestement c D'acomplir ce que promettras, « Et le fay bien et liement « Trestout le miex que tu pourras ; 1 5 « Et, en ce faisant, acquerras
c Loenge et pris a grant foison.
« Entretien chascune saison
«c De hanter le mestier de guerre ; «c Soies sages, preux et preudom :
20 « Ainsi pourras honneur conquerre.
2l4 tË^ ' ^^^' BÀltÀDB&'
« Gouverne toy si doucement « Envers tous ceulx ou tu vendras, « Que chascun veulle bonnement « Loer les faiz que tu feras
25 « Ou te servir, sdiUitier as.
« Se prisonnier vient de prison, « Donnes lui, et saches que don « Les cuers de mains a un asserre.
« Pensq,}i^l^yj^i^4!9ElW[nMHjji^ . . ,
3o « Ainsi. ^9|açf#H b9^©wr)»c»iBf/rft. ,>
Jf'jfjîu!::'--! 'Mrir'C' î'ro.fî.'"''' ••
rr;. rrC/1 nori ob jj /';.: .'/-.ij >j : r:Ociijii jj::;b ico ,iuî oiin;:</ ^
^^^■^^ •î ri f • ♦ ■^ f* .••" ''•■ •' -• t i ry t r ■ , -. •♦ ,
ir:.. r;;:I "j i" *d 7j:'t qI •;.{ ^'
'• i'ii: ■ •% ': '/
US: Ç|3^Ti QAULADBS; 9,5
.v''T'| î;ii hi^iU] m- w -hhfivVi ^
'ff' * • '^T
« Et se la'^rrètstfallH©, "'î >• « Départie ''• "^'^ ''■û'iCl >•
« Fay tost de ciéllâi {mIi»;
« N'arrestèj^fib'^ ^Jlériifl'tfiatf ;• cÇ
''•'«cw r«jri^iè"i' '- '^'''■'^ '"
6 « D'onneur qcfe'iii''aè 'efiipris
« Veult (prti'tdir'tti*^ «ftteilti»''^ >•
c A quérir chèi»^i4^ "
« Le foumiz,
« Après, t'en va en Surie^
« Par navie, « Au sépulcre ou Dieu fu miz, « Et maînê ^dévote ^îe,^ -
« Humble et lie ; 1 8 « Rens lui grâces et merciz ;
« Aime le, creins et cheriz,
« Obeiz;
26 LES CWt BALLADES?
« Humblement merci lui prie.
« S'ainsi le fais, beau doulz filz, « Soies fizy 24 « A honneur ne fauldras mie.
Ait V. A.
« Puis soit ta vole accueillie
« Sans detrie « Par les desers ^éfm^ « Droit ou fu ensevelie .
% Et servie 3o c D^a anges fl^ P^radiz
« Celle a qui .Clieu fu fi^is
gEt.Wftrîç, « Kutberioe reoçeignie; :
« S'en lui estitoa^cug^e^pris
36 « A jb»fl|W»ir ne faudjj^s fliier. . ,
Vers as. A Sainsi te xnaintienp beau dôtiik fil2; C Sainii* À maintiens beau filz.
r. 1 , i^' **.*i »**rrT* *Tf ■ • • I > ' M i'( I t » »i . )
"g3tp>:
LES GBNT BALLADES 27
« De .^oy soit |)ien avis^Q
« La contrée^ « Ce que faire, s'eopour^^; „ , .
« Tu ne scez se destinée
«Affermée
« A t09 teiQp^» çt se dp ça « Te vient ja
« Qui 8*apreste« va droit la ; « Ce sera
\% •^" '«"Prôéscébieèrenommée.' ' ^ *^^' "''■ ' ^ ^ ^^'^'
« La puet estre la journée
« Or(lenée « Qui en haùlt pris te meura, « Car s'en Turquie est menée,
« A l'entrée 1 8 « Tantost la bataille ara
« Ou ailleurs; maiz en ceulx la
« Gent y a
28 I^ES CKlfX 1|4lfADE^
« De guerre plus adurée :
« Qui contre ceulz preux sera « Doublera 24 « Proesce bien renommée.
« Et s'au retraire en galée ,
« Empressée < Vois la gent qui t'amena € Par Saf raiirisV q(ili i'ehtréè ' *
« Dèstôûrfaée' ' 3o « Leur'âîetïf; ùtypwttà ''' -^ '
« Qui leuf éiiôrt' sotisretoràv ^' ^
« Ets'erà '
« Le pltré' prétii de Rassemblée; ' « Pourvoir, cfl'quf cëfèrèi ' ' * « Aëqù'éWa '"' " 36 « ProéStfé' Ifléii' l'eïïitttuîi'ié,' ''' ' ' "
Vers 33. preux «it ett4t<rç^^4fi!^P><P lafleilible.
\ > . * ■ fy .1 . •. • '• } I
LÉS CfeNT BALLADES lg
XY
« Et se bon eûr Renvoie
« Et ottroie .
« Que tu te puisses trouver « Ou Fortune ceulx avoie
« A qui joie
6 « Veult de Vaillance donner,.
« Cest de combatre ^ur mer, «Ton penser
« Et ta volenté emploie. . .
« DV tous autres surmonter , « Et passer:
1 2 « C'est d'onneur ïa droltte voie.
« Garde ton cuer ne recroie
« Ne s'ennoie « De Proesce désirer, « Mais dedens lui mouteploie, « Noe et loie 1 8 « Voulloyr d'en haut pris monter
Vert 10. De corrigé en Dy dans C. — i8. Voulloyr est en sur^ charge dans C.
LES CENT BALtÂDES
« Et de nom de preux poner,
« Et amer « Celle qui ton cuer maistroie, « Servir, creindre et honnorer
« Et doubter ; « Cest d'onneur la droitte voie.
« Souvent tes nouvelles oie, « Sache et croie
« Que tu l'aimes sans fausser,
« Et des sieqnes te renvoie,
« Ce lui proie, « Et te veulle commander « Son vouloir et ordener ;
« Tjrespasser a Ne dois la volenté soie ; « Sers la bien, c'est la nomper
«Quin'aper, « C'est d^onneur la droitte vole.
LC8 CBNT ' BALLADES 3 1
« Et s'en ta présence adresse
c Qu'aucun blesse « L'onneur que conquise aras»
« Qui par parole t'apresse
t Menterresse, 6 « Par ton corps t'en deffendras,
t Et la chose a tant menras
«Et feras « Que chascun par ta proesce « Dira que le droit en as : '
« En ce cas, 1 2 « Doublera ta hardiesce.
« Et quant l'euvre trlcherresse,
« Traîtresse, « D'aucun home congnoistras « Contre ton prince, ne laisse « Ne ne cesse 1 8 « Jusques le vray en saras.
Vert S. Lei ven 5 à 36 manptent dans B par suite de Varrackemmt de quatre feuilleU. — i8. C Tant que le yray.
32 LB$ CÈHJ âÀLLAASS
« Adonc, s*autre preuve n'as,
€ Prouveras c Par toy Teuvre pecherresse ; « Dieu et dr^it, vçrs toy mettras.
« Tel pourchaz 34 « Doublera ta hardiesse.
« L*Egli&e et le peuple esdresse,
«c N'entrelaissç « Bien a ,faire< ou tû pourras ; .
« Se dame scez en tristesse c Qu'on abaisse 3o « De ^'onnçur par faulx deba^^,
« Son droit pour lui maintendras ;
« Lors seras C Emply donneur a largesçeV « Et pour le biçn ç]|[^e feras, . <i Ce verras,.
36 « Doublera ta hardiesse.
il I I r ' *
• '* tj
LES:GBNT BAXLADES ! 33
■ • 'i» »ft -ir . .-t »»• 'fr -\». «tr»/-*'
YVTT
« Mêk cromthahdettÎBÀstSiy mdù
« Telk^iu^a -mes vfilk^kli^mdfaài^er seul. ^'
« Se tu les tiens en grans chertez,
« Hz te mettront en droit escueil
« D'avoir pris de chevalerie,
« Et au parfait ne fauldras mie,
« Mais qu'adez en toy se maintieigne
« Plaisance que j'ay tant chérie,
« Et que ta dame ami te tieigne.
« D^ ce fera elle mes ^e2,^ ^.
c Et pour le grant Jbien que te vueil
1 2 « Me plaist que te soit présentez
<c Le grant plaisir de Bel Acueil, « Et qu'en la noble compagnie
1 5 « De ta belle dame et amie
« Soies souvent et, quoy qu'avieigne, « Maines d'amours la plaisant vie,
1 8 a Et que ta dame ami te tieigne.
Vers I. La ballade manque dans B. — i5. belle est en surcharge dans C. — i6. C Soiez. — - 17. C Mainez.
34 LES CBNT BAtLADES
et De tous biens qui de cuer pensez « Peuent estre ne veûz d^ueil,
2 1 c Soies de par moy estrenez,
« Pour ce qu'en trop grant gré recueil « Ta manière ^oiéuse et lie
24 « Qui est de loiauté garnie.
« A droit pour ce vueil que te vieigne « Le hault bien de ma seigneuriei
27 ( . t Et que . u dame ami te tieigoe. p
' U£& cisNT jBML Aoes < 33
BÎ'Jv *):.:; îni; ônoh :: 'cnvT
Ainsi: mcbcommaaieia'AaKmrs: ^l'o'l ^ \
Et ordena son doulx plaisir,
Et je mis puis tous mes labours
A mon pouoir de l'acomplir, \
Car j'ay si loialment amé
Celle a qui il m'avoit donné,
Qu'il vit que mon cuer ne pensa
A nulle riens qu'a Loiauté :
Pour ce tant de biens me donna.
Et m'envoirtant de dôuçours Et de si plaisans.a sentir
1 2 Qu'en moy n'avoit nulles doulours,
Car seulement le souvenir De la tresparfaicte beauté
1 5 De celle ou mon cuer fu fermé
En tous mes faiz me conforta, Et il sceut mon loial pensé :
1 8 Pour ce tant de biens me donna.
Vers I. La ballade manque dans B.
iô LES tBHT iBALLASBS
Lors congneu le joieux secours Que vray amoureux doit chérir»
21 Car la joie de mes bons jours
Faisoit en mon penser florir
La tresjoieusq t^I^4^ 24 D'amer celle qu'en tel chierté
Tenoie ; riens tant que cela
Ne fu de mon cuer désiré :
37 Pour cei tant deiiUsiisiane. donnai > ' .
« ,'Mî'|U»0 *'\ *.»M •»M»firi»| fil..-,! /
ii;:n'^'j ^r; -igu^ nom 'jup 2:v iïwj : 6.Jî[,io.i fi'îir' ^inoh Dliun y.
'.* f r » ' i H • ♦ * • » • » n « » M » 1 i « ' > u y 'v . ' . : -<.i^ : :..î'>i nurr: jm.:* : l'i •:'
Uia/OBtlT l&libADSS