‹ Les cent ballades: poème du XIVe siècle composéChapitre 8 sur 97 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

n** 1664 des nouvelles acquisitions françaises; c'est un petit volume de jb feuillets, écrit sur parchemin au commencement du xv* siècle, qui mesure 245 millimètres de haut sur 175 de large. Ce manuscrit a appartenu à un membre de la famille d'Albret, dont Técu écartelé de France et de gueules plein a été ajouté postérieurement dans Tangle inférieur droit de l'encadrement de la miniature de tête ', à Charles d'Albret peut-être, filleul ^et neveu de Charles V par sa mère Marguerite de Bourbon, qui le premier obtint de Charles VI, en iSSg, lors du voyage à Toulouse, le droit d'écarteler ses armes de celles du roi ^. Le souvenir de l'alliance des sires d'Albret et de la maison de France est encore rappelé en marge de la miniature par l'addition de l'écu de la reine Jeanne de Bourbon, tante de Charles d'Albret, morte en 1378, plus de dix ans avant l'apparition des Cent Ballades. Plus tard, le manuscrit a dû passer les Pyrénées, au xvi® siècle sans doute, avec Jean d'Albret, devenu roi de Navarre, et séjourner en Espagne, comme le prouvent les mots Versos en francéSy écrits sur le feuillet de garde "^ et sur le dos de la reliure en parchemin. Nous le retrouvons en 1846 entre les mains de M. Hachon, qui par l'intermédiaire de M"^« Amable

1. Cet écuest représenté suspendu à un arbre; on sait que les d'Albret portent pour cimier un arbre de sinople.

2. L. Delisle, Mandements et actes divers de Charles ^(1874}, p. 549, n» io56.

3. Œuvres de Froissart, chroniques^ publiées par Kervyn de Lcttenhove, t. XIV (1872), p. 79.

4. Ces mots sont précédés sur le feuillet de garde de l'ancienne cote Bii.

X INTitODUCTION

Tastu, le communique à P. Paris '. Enfin en i863, Ch. Magnin le lègue à la Bibliothèque nationale ^, alors impériale.

Ce manuscrit est complet, sauf deux lacunes d'un feuillet chacune, l'une après le fol 22, l'autre après le fol. 67. La plupart des noms des auteurs de réponses sont écrits en lettres d'or; deux seulement, de plus minces personnages sans doute, Jacquet d'Orléans et Ducy (pour Bucy), le sont en lettres bleues. Les six miniatures qu'il renferme aux folios I r**, 1 1 v% 17 r®, 23 r°, 34voet 55 v% offrent une analogie complète ^ avec celles du manuscrit C; nous en reparlerons plus loin à propos de ce manuscrit. Le copiste du manuscrit A fait souvent de grosses fautes et se montre assez peu instruit; c'est ainsi que dans la réponse de Renaud de Trie (rép. i), ne connaissant pas le nom de Kahedin, il remplace le vers où figure ce personnage du roman de Tristan (v. 3o) par un autre

Com fut cil qu'ay dit de Hutin,

OÙ il introduit fautivement le nom de Hutin. On trouve de plus à la fin du manuscrit (foL 74 v*), écrite sur deux colonnes, une ballade composée postérieurement, au courant du xv® siècle sans doute; nous la publions à la fin du présent volume '^.

Ms. B. — Ce manuscrit, à peu près ignoré jus-

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