‹ Les cent meilleurs poemes (lyriques) de la langue françaiseChapitre 18 sur 49 · Chanson · texte numérisé non relu

Chanson

VOICI les lieux charmants, où mon âme ravie

Passait à contempler Sylvie Ces tranquilles moments si doucement perdus. Que je l'aimais alors ! Que je la trouvais belle ! Mon cœur, vous soupirez ae nom de l'infidèle : Avez-vous oublié que tous ne l'aimez plus ?

C'est ici que souvent errant dans les prairies, Ma main des fleurs les plus chéries Lui faisait des présents si tendrement reçus. Que je l'aimais alors ! Que je la trouvais belle ' Mon cœur, vous soupirez au nom de l'infidèle : Avez-vous oublié que vous ne l'aimez plus ?

JEAN RACINE

2S, Hymne tirée du Bréviaire,

TANDIS que le sommeil, réparant la nature, Tient enchaînés le travail et le bruit.

Nous rompons ses liens, ô clarté toujours pure ! Pour te louer dans la profonde nuit.

Que dès notre réreil notre voix te bénisse ;

Qu'à te chercher notre cœur empressé T'offre ses premiers yœux ; et que par toi finisse

Le jour par toi saintement commencé.

L'astre dont la présence écarte la nuit sombre Viendra bientôt recommencer son tour :

O vous, noirs ennemis qui vous glissez dans l'ombre. Disparaissez à l'approche du jour.

Nous t'implorons, Seigneur : tes bontés sont nos armes :

De tout péché rends-nous purs à tes yeux ; Fais que, t'ayant chanté dans ce séjour de larmes,

Nous te chantions dans le repos des cieux.

Exauce, Père saint, notre ardente prière. Verbe, son Fils, Esprit, leur nœud divin.

Dieu qui, tout éclatant de ta propre lumière. Règnes au ciel sans principe et sans fin.

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