IX. — LE MARY MAQUEREAU DE SA FEMME
La neufviesme nouvelle racompte et parle d’ung chevalier de Bourgoigne, lequel estoit tant amoureux d’une des chamberieres de sa femme, que c’estoit merveille ; et cuidant couchier avec ladicle chamberierc, coucha avec sa femme, laquelle s’estoit couchée au lit de sadicte chamberiere. Et aussi comment il fist ung aultre chevalier son voisin, par son ordonnance, couchier avec sadicte femme, cuidant véritablement que ce fust la chamberiere, de laquelle chose il fut depuis bien mai content, jà soit que la dame n’en sceust oneques riens, et ne cuidoit avoir eu que son mary, comme je croy
• Celle Nouvelle, Urée des Facéties du Pogge {Repensa merces), a été imitée depuis par Malespini, Ducento NoveÙe, nov. xviii; par Nicod. Frisebdinus, Faceliæ; par La Fonlaiue, Contes, liv. III, conte T, les Aveux indiscrets.
^ La plus ancienne source de cette Nouvelle est un fabliau d’Enguerrand d'Oisi, \e Meunier SAleu. Voy. le 'recueil de Legrand d'Aussy, l. III. Le même sujet avait été aussi traité par Boccace, Deeamei one, giorn. vin, uov. iv; par Poggio, Facetiæ, sous ce titre :V«r sibi cornua promovens ; ^3T Sacchetti, Nvvelli, nov. ccvi. Le conte des Cent Nouvelles nouvelles a eu de nombreuses imitations ; Malespini, Ducento Novelte, nov. scvi ; Marguerite de Navarre, Heplaméron, nouv. viii ; J. Bouchet, Serèes, viii* ; Joyeuses advenlures el nouvelles récréations, devis su ; Ludov. Guicciardini,
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