XIX. — L’ENFANT DE NEIGE
La dix neuviesme nouvelle par Phelippes Vignieu, d’ung marchant d’Angleterre, duquel la femme, en son absence, fist ung enfant, et disoit qu’il estoit sien ; et comment il s’en despescha gracieusement ; comme elle luy avoit baillé à croire qu’il estoit venu de neige, aussi pareillement au soleil comme la neige s’estoit fondu *.
* Imité de Boccace et de Poggio {Decam., giorn. VIH, nov. i et n, et Faceliæ, Amer venalis), qui avaient eux- mêmes pris co sujet dans deux fabliaux, la Dame et le Curé, le Boucher d'Abbeville. Voy. le recueil de Legrand d'Aussy, t. 111, p. 288, et i. IV, p. 299. Il y a des imitations de cette Nouvelle dans les Faceliae de Debelianus, lib. IV, p. 88; dans les Dupento Novelle de Malespini, nov. xxix; dans les Joyeuses adveniures et nouvelles récréalions, devis xx; dans les Con/ev du sieur de d'Ouville, II* part., p. 156; et dans un grand nombre de contes français des dix-septième et dix-huitième siècles.
* Tiré d’un ancien fabliau, V Enfant qui fondit au soleil; voy. le recueil de Legrand d'Aussy, t. 111, p. 84. Imité depuis par Halespini, Dttcenlo Novelle, nov. xxxvii; par l’auteur des Joyeuses adventures et nourelles récréaiions, devis xx; par Gabr. Chapuys, Facétieuses journées, p. 5Ü3; par Sansovino, Novelle, giorn. IX, nov. n, par Grécourt, U 111, p. 67.
TAULE