Résumé clinique et séméiologique
On peut reprendre, dans une synthèse rapide, les signes qui permettent de préciser la hauteur de la lésion dans les cas de troubles nerveux de la vision.
Au point de vue sensoriel, c'est FamWyopie directe quand la lésion unilatérale est avant le chiasma (A. fig. 53) ; c'est Vhémianopsie bilatérale homonyme quand la lésion unilatérale est audelàdu chiasma (B ou F) jusqu'à l'écorcc ; c'est la cécité dans les deux cas quand la lésion, quel que soit son siège, est bilatérale et totale.
Dans ce dernier cas, on distinguera deux types cliniques de cécité : 1» Isicéc'iié avec conservation des réflexes iridiens à la lumière : la lésion est en F ou en B, au delà (vers l'écorce) des centres primaires optiques (tubercules quadrijumeaux) ; 2<> la cécité avec disparition de ces mêmes réflexes: la lésion est au niveau de ces centres ou en deçà vers la périphérie en A ou A'.
Un signe analogue unilatéral (réaction hémiopique de la pupille) sert à distinguer Thémianopsie par lésion unilatérale des bandelettes optiques (A', en avant des centres
(1) Dans cette disposition que Mohat développe aussi {loco cit,, p. 613) est la justification de la désignation que j'adopte pour le côté de rhémioptique : l'héinioptique droii est bien celui qui regarde les objets placés à droite et qui vient des centres gauches (hémirélines, périphérique et corticale, gauches) : le croisement habituel des impressions se fait dans l'œil même en avant de la rétine.
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primaires optiques; cl riiémianopsie par lésion unilatérale des radiations optiques (en Fou en B, en arrière des centres primaires optiques).
HjMUjfieres
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Fig. 53.
Les réflexes palpéhraux servent de la même manière pour déterminer le siège de la lésion dans une paralysie volontaire oculomolrice : leur conservation prouve une lésion en C, au delà des centres primaires optiques; leur suppression prouve une lésion en avant des centres primaires optiques, en D.
L'abolition de Taccommodation et de la contraction indienne de Taccommodation sera produite par une lésion C ou D, sur un point quelconque des voies oculomotrices.
Cette suppression s'accompagnera de la suppression du réflexe iridien lumineux si la lésion est en D, en avant des centres primaires optiques ; elle s'accompagnera au contraire de la conservation du réflexe iridien lumineux si la lésion est en C,eu arrière des centres primaires optiques.
Plus difficile est la localisation de la lésion dans rArgyll Robertson : il faut une lésion en E par exemple qui supprime Tare du réflexe lumineux sans toucher au nerf hémioptique ni aux nerfs hémioculomoteurs et palpébraux.
Le tableau suivant synthétise et résume les caractères cliniques de chacun de ces types répondant à un siège de lésion spécial.
Tableau XX
Voies sen-
sorielles
optiques.
fA. Nerfs optiques.
VIStON
Amblyopie directe
jA'.Randelettesopo
tiques. f[Iémianop-
|H. Radiations op-[ sie bilaté-
tiques, centre/rale hoino<
ovale,centrecor-^ nyme.
tical.
Rénexes palpébrauz et iridiens lumineux.
.Accommodation et contraction iridienne à
l'accommodation.
Supprimés. ) Conservées.
Conservés.
Voies
oculomo-
tri ces.