Lésions des neurones supérieurs corticaux
Placzek (1899) a observé une femme atteinte d'anosmie congénitale, qui meurt à 60 ans sans jamais avoir senti les odeurs et qui présentait une anomalie de développement de la corne d'AMMON, peut-être avec atrophie des tractus olfactifs.
A ce groupe appartiennent les anosmies observées dans la paralysie générale, soit au début(VoisiN), soit aune période avancée (Ballet et Blocq), dans les méningites et
(1) Voir Collet, loco cit., p. 46, 50, 60, 77,63, 12, 84. (2j Voir Collet, loco cit., p. 46, 64.
nolammeot dans la méningite cérébrospinale (Bamberger).
L'anosmie figure dans la symplomatologie de certaines tumeurs intracrâniennes (1). Oppenheim Ta observée dans une tumeur du cervelet (par compression des nerfs olfactifs). Ball et Krishaber, sur 185 cas de tumeurs cérébrales, relèvent 6 fois Tanosmie bilatérale et pensent que ce symptôme correspond plutôt aux lésions de Thémisphère droit.
Collet pense queTanosmie figure surtout dans la symptomatologie des lobes frontaux : compression directe ou à distance (par Thypertension intracrânienne du liquide céphalorachidien, comme dans Tœdème de la papille) des centres de l'olfaction. Jackson (1864) a vu Tanosmie dans un cas de thrombose de Tartère cérébrale antérieure.
J'ai déjà cité, dans le paragraphe précédent, quelques faits dans lesquels Todorat était atteint en même temps que le goût. Tels : le fait de Peltier (1872), fracture de la voûte du crâne s'irradiant vers la base (2); les faits de Ogle (1870) et de Ferrier (3), traumatismes sur la tête (en particulier sur le vertex ou l'occiput ; le fait de Glynn 1878), abcès circonscrit de deux pouces de long comprenant la partie antérieure de la première circonvolution lemporosphénoïdale et s'étendant en dehors et en bas vers la base du cerveau ; le fait de parosmie de van Gehuch- TEN (1900), tumeur occupant toute l'épaisseur du noyau lenticulaire gauche, Tavant-mur et une grande partie des circonvolutions de l'insula et ayant détruit la plus grande partie du lobe sphénoïdal.
Boi'CHAUD (4) a publié un cas intéressant négatif : destruction du pôle sphénoïdal et de la région de Thippo-
(1) El aussi la parosmie.
(2) NoTiiNAGKL (1885) constate que ces troubles se rencontrent le plus souvent dans les processus de la base du crAne et très rareinenldansles afTeclions inlracérébraîes (Marchand, /ococ//., p. 199).
(3j Voir la bibliographie de ces dilTérenls faits au paragraphe précédent.
(4) BoL'CHALD, Société de Neurologie, 6 février 1902, lievue neiirologique^ 1902, p. 119.