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Syndromes solaires (l

Laignel Lavastine, à qui j'emprunte tous les éléments de ce paragraphe, dit tout d'abord: « la physiologie, et partant la pathologie du plexus solaire est, bien plus qu'une physiologie de centres, une physiologie de carrefour ».

Expérimentalement, ily aun syndrome solaire de paralysie et un syndrome solaire d'excitation.

Dans le premier, il y a une forme aigué (abattement, tristesse, diarrhée fétide, sanglante et incoercible, vomissements, pouls très petit, urine rare et foncée avec pigments biliaires normaux et anormaux, indican) et une forme subaigiië (diarrhée hypocolique, oligurieet dysurie).

Le syndrome aigu d'excitation consiste essentiellement en douleur épigastrique, constipation et élévation de la tension artérielle.

Cliniquement, le syndrome solaire aigu de paralysie esl tout d'abord et surtout réalisé dans les péritonites, lié alors, non à rinflammation péritonéale elle-même, mais au traumatisme du plexus solaire par cette lésion. Même tableau après : contusion de la paroi abdominale, laparotomie, cure radicale de hernie, colique hépatique ou néphrétique, phlegmon périnéphrélique... Dans tous ces cas, c'est le masque péritonitique. On a môme observé lesyndrome dans des maladies nerveuses : tabès (Sandoz 1897), paralysie générale (Dénarié 1869), Jalaguier).

De Buck (2) vient de publier un beau cas de syndrome solaire paralytique (vomissements, diarrhée incoercible, sanguinolente) dû à un gliome fusiforme, du 10* segment dorsal au 2* lombaire, localisé exactement dans la région latérale et postérieure de la substance grise médullaire.

Le syndrome solaire aigu d'excitation est surtout réalisé dans la colique de plomb.

(1) Laignel Lavastine, loco cit., p. 260 à 288.

(2) De Buck, Journal de Neurologie ^ 1004, p. 12L

Le syndrome solaire subaigu d'excitation (alternatives de paralysie et d'excitation) se voit aussi dans les coliques saturnines et aussi dans la colite mucomembraneuse.

Analysant de plus près la douleur solaire, Laignel La- VASTiNE cite les crises gastriques des tabétiques comme exemple de cette douleur vive paroxystique et le syndrome solaire douloureux de Jaboulay comme exemple de cette douleur sourde et continue. Dans ce dernier cas il y a aussi battements artériels au creux épigastrique, gonflement et parésie des anses intestinales.

Comme symptômes solaires, hépatopancréatiques et rénaux, il faut noter l'urobilinurie, la glycosurie, Tindicanurie, la cholurie, Talbuminurie, la polyurie...

Je ne parle pas des troubles pigmentaires étudiés plus haut (p. 667).

Enfin il faut signaler les symptômes à distance. Un coup brusque sur la région épigastrique du chien produit la mort ; Texpérience ne réussit pas si le chien a été privé de son plexus solaire.

De même, chez Thomme, « un coup de poing sur Tépigastre, l'ingestion de glace (Brown Sequard), agissant sur Testomac comme un traumatisme, peuvent déterminer la mort. Il en est de même de Tarrêt du cœur en diastole observé dans la colique hépatique (Brown-Sequard) ou néphrétique. A un degré moins intense, une contusion du plexus solaire peut déterminer le ralentissement du pouls ». La mydriase peut aussi être un symptôme à distance de Taltération solaire.

Je termine cette séméiologie du plexus solaire en indiquant, toujours d'après Laignel Lavastine la projection sur la paroi abdominale antérieure de la situation du plexus.

Comme Ta montré Roux (1899), le point douloureux épigastrique répond mathématiquement aux ganglions solaires. Ce point douloureux, étudié par Leven et Cru-

vEiLiiïER (1856) est déterminé, comme siège, par Mathieu, de la manière suivante : « si on fait passer une ligne horizontale par le massif cartilagineux qui correspond à la 9^ côte des deux côtés, cette ligne rencontre à angle droit la ligne médiane verticale correspondant à la ligne blanche. Ainsi se trouvent dessinés deux triangles rectangles adossés, dont l'hypoténuse est représentée en dehors par le rebord des fausses côtes et le sommet par l'appendice xyphoïde. Le point douloureux à la palpation se trouve le plus souvent au niveau de Tangle droit du triangle épîgastrique droit ».

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