Centre cortical du nerf d' ouverture
Un assez grand nombre de travaux concordants (quoique encore discutés) me paraissent placer ce centre dans le pli courbe ou tout au moins dans Tétage inférieur du lobe pariétal (lobule pariétal inférieur et pli courbe) (fig. 3, p. 44).
J'ai publié (1), en 1876, la première observation qui tend à établir ce «entre cortical du releveur de la paupière supérieure.
Peu après (1877) Landouzy publie dans les Archives générales de Médecine un travail important qui met hors de doute Texislence dans Técorce d'un centre spécial pour le releveur de la paupière et le place aussi dans le lobule pariétal inférieur.
En 1881, Chauffard donne, dans la Revue de Médecine^ un cas qui est une confirmation remarquable de cette localisation au pli courbe.
En 1886, Surmont, aujourd'hui professeur à Lille, consacre sa thèse à cette question du centre cérébral de la blépharoptose et rapporte des faits, dont un confirmalif très net, observé chez Wannebrouck.
Lemoine, en 1887, donne, dans la Revue deMédecinCy une nouvelle observation confirmative et Herter (2), en 1895, une autre.
(1) Méningite. Paralysie limitée à la paupière supérieure gauche. Lésion à l'exlrémilé de la scissure parallèle droite. Observation et réflexions. Progrès médical, 1876, avril.
(2) Herter, Journal of nervous and mental disease^ 1895, t. XX, p. 18, citât. JcLES Sot'RY, loco cit. y p. 951.
Cela fait, à ce momehl, 6 faits .concordants et démonstratifs.
Il laut immédiatement reconnaître que d'autres faits sont, sinon contradictoires, du moins négatifs. Aussi ce centre a-t-il été très discuté.
Dans le livre publié en 1895 (après la mort de Charcot) sur les centres moteurs corticaux chez Thomme, Charcot et Pitres sont cependant moins éloignés de l'admettre que dans leur premier grand mémoire de la Revue mensuelle de Médecine et de Chirurgie {\S77 k\S79). « Il faut reconnaître, disent- ils, que les observations confirmatives que nous venons de rapporter donnent une certaine vraisemblance à Topinion de Grasset et Landouzv. A notre avis, la localisation dans le pli courbe d'un centre cortical du rameau palpébral de la III paire ne doit pas être repoussée comme hypothèse inacceptable, mais elle n'est pas encore assez bien démontrée pour qu'on puisse ladmettre sans conteste. »
C'est au pli courbe, ou au lobule du pli courbe, que mon collègue Hedon, dans son Précis de Physiologie (fig. 165, E, p. 542 de la 3® édition) place le centre des paupières surson schéma de la situation probable des centres moteurs et sensoriels.
Brun et Morax(I) sont également arrivés à une conclusion analogue : « un ptosis du côté droit indiquera une lésion siégeant sur l'hémisphère gauche et intéres.sant la région pariétale ou plus exactement, ainsi que cela semble résulter de l'ensemble des cas publiés, le lobule pariétal inférieur ou gyrus an gui a ris. »
Nous sommes donc en droit de conserver jusqu'à nouvel ordre cette localisation pour le centre sensoriomoteur (2) du nerf d'ouverture de l'œil, corps cellulaire du neurpne
;1}Brln elMoRAX, Traiié de Pathologie générale de Bouchard ^ 1903, t. \î, p. 233.
(2) Voir, à la p.ige suivante, pour le centre scnsilivomoleur.
dont raltération produit la paraly.sie cérébrale deTouverlure oculaire.