INTRODUCTION
nf
L’ouvrage de M. Alberl Dumont sur les ('é?'amiques de la Grèce propre est le résultat d’une double conception. En 1873, notre regretté maître et ami fut chargé d’une mission en Grèce dans laquelle il eut la bonne fortune d’ètrc accompagné par un artiste qui est aujourd’hui un de nos maîtres les ]ilus éminents dans l’art de la gravure en médailles, iM. Jules Gliaplain. De cette collaboration naquit l’idée d’utilisci* les ressources encore mal connues des collections [udjliqiu's et ju'ivées d’Athènes pour donner au public uu ouvrage destiné à la fois aux érudits et aux artistes. Dans ce plan primitif, les ('éraoiiques de la Grèce propre devaient être une publication oi'i l’on aurait troiné un choix des plus lieaux monuments, vases et terres cuites, provenant de la Grèce même. :M. Gha|ilain se chargeait de les reproduire dans des dessins d’une exactitude scrupuleuse; M. Dumont se proposait de rédiger des notices archéologiques qui auraient attiré surtout l’attention du lecteur sur la parenté étroite des œu\res céramiques fabidquées en Grèce et des produits analogues recueillis dans les nécropoles d’Ttalie. Dans la pensée de l’auteur, cet exposé devait servir à éclairer la question énigmatique et encore mal résolue de la provenance des vases jieints antiques; l’occasion s’oilrait en même tenqis d aborder un sujet d’bistoire plus général, celui des relations commerciales établies dès une haute antiquité entre toutes les populations qui vivaient sur les c(')tcs de la Méditerranée (1). La même jiréoccupation est visible dans un article que M. Dumont rédigea, à son retour, pour le doarnal des Savants , en rendant compte des oin rages de ^lAI. Benndorl etlleydemann sur les vases de (trèce et de Sicile : on trouvera cet article dans \r^ Méla/iqes archéologiques ([y\Q nous avons placés en tête du second volume de la présente publication.
(1) Ce plan est exposé très nettement par raiiteur dans son Happorl sur une mission arclwolofjique en Grèce [Archives des Missions, 'séne H, t. vu ( I87'2), pp. ITtl-fS.I) et dans une lettre adressée à l’Académie des Inscriptions [Comptes rendus des séances de Vannée 187!2, p. lOS).
INT1{0DUCT10N.
La campagne des deux eollahorateurs fui très fructueuse : ils reeiieent l’accueil le plus libéral et le plus empressé des amateurs grecs (pii leui* ou\ rirent leurs collections; ils puisèrent à pleines mains dans le beau Alusée de la Société arcliéologiipie d’Athènes, alors rempli de richesses inédites (i) et, dès son retour en Fi'ance, M. Chaplain put confier une eentaine de dessins à l’habile Ixirin d’un graveur en taille-douce , ^I. Jules Jactjuet. Lestait la rédaetion du texlc ([ue AI. Dumont fut obligé de retarder, empêché par la publication d’un livre déjà commencé, VEssaf ’Sur rEphéhie dlfiqtæ, puis jiar sa nomination de sousdirecteur à l’hicole de Rome, fondation nouvelle qu’on lui doit en grande jjartie et cpii a donné de si heureux résultats, enlin par son retour en Grèce comme directeur de l’Kcole d’Athènes, bientiH suivi de la création de V Instiliit et du Ihilletin de correspondance lielléniipie, aujourd’hui ])ar\enu à sa onzième année d’existence. Une vie si aeti\e n’einpèchait pas M. Dumont de reporter sa pensée vers l’ouvrage dont il avait conçu le |)lan six ans auparavant. C’est pour nous un sonxenir à la fois cher et douloureux (|ue d’avoir assisté à l’éclosion du livre auquel notre maître consacrait avec ardeur, en 1878, tous les loisirs cpie lui laissaient la direction de l’Kcole, l’organisation des voyages et des fouilles, les artieles du linUetln. Combien nous étions loin de penser alors cjue nous aui'ions un jour le triste honneur de recueillir les dernières jjages éci’ites de sa main et de compléter l’ouvrage qu’il commençait plein de force, d’ardeur et de ^ie! Il eut seulement la joie d’en voir paraître les deux premiers fascicules et fut réeompensé de son labeur par la plus haute récompense (pi’il ambitionnât : l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres lui ouvrit ses portes en 1882 et le jugea digne de succéder à l’un de nos plus illustres archéologues, Adrien de Longpérier.
(a*pendant, à mesui’c que la rédaetion de l’ouvrage avançait, la conception initiale cpil l’avait fait naître subissait de profonds ehangements. Ln abordant l’étude de la eéraml(|ue, la curiosité active de M. Dumont n’avait pu échapper à l’attraetion qu’exeree le problème des origines de l’art grec et de ses attaehes avee le monde oriental sur les esprits ouverts
(1) M. Maxime Collignon a l'ail paraitre le CrUalogue des vases peints de ce Musée en 1877; M. .Iules Marlha, celui des Fifjurines de terre cuite en 1880 {Bibliothèque des Ecoles d’Athènes et de Rome, l'ascicules Iroisième el seizième').
• at, .fj r
INT RODUnilON.
aux idées générales et aux grandes questions historiques. Les étonnantes trouvailles de jM. Sehlieinann à Troie et à 3fycènes, les trav'aux de M. Fouqué sur l’île de Santoriii explorée par deux nieinhrcs de l’I^cole d’Athènes, iMM. Gorceix et Mainet, les louilles de MM. Salzinann et Billotti à Rhodes, les retentissantes tlécouvertes de M. de (iesnola à Cihypre, tout avait contribué depuis six ans à renouveler les études sur les pi'einiers âges de la céramique, à recider l’horizon de l’histoire grec- (jLie en jetant un peu de lumière sur ré|)0(pie antérieure à Homère, à rendre enfin |dus attrayante la recherche des lointaines jjarentés qui unissent le monde hellénique aux civilisations de l’Orient. Des savants allemands avaient lait les premiers pas dans cette voie; |)lusieurs théories avaient déjà vu le jour.
Sa vocation d’historien décida àl. Dumont : il relégua au second j)lan les monuments de la période classique dont se composaient ses planches déjà gravées, et il s’engagea résolument (lans une étude détaillée des plus anciennes céramiques. \ oici comment il explique lui-mème l’intérêt de cette étude dans une note qu’il a laissée et qu’il destinait à uni' büroduction placée en tète de son ouvrage :
L^’étiide dos olijids antiques ([ui éclairent en (irèce l'histoire des civilisations antérieures au développement de l’art classiijue séduit d’autant plus les esprits ipie dans de pareilles recherches la nouveauté est plus grande. D'une part, nous trouvons sur le sol classique des jiays helléniques des monuments qui remontent aux âges les plus reculés; de l’autre, l’archéologie orientale nous montre qu'à ces époques, c'est-à-dire dès le xx' siècle avant notre ère, une marine puissante, partie de l’Egypte et de la Phénicie, visitait ces contrées, y portait les produils de son industrie et, sans doute, coloni.sait ou exploitait les cotes, comme les modernes colonisent et exploitent les îles de l'Océanie. L’histoire érudite, telle qu’elle a été renouvelée dejniis cinquante ans, les légendes anciennes qui nous paraissent tous les jours mériter une attention plus sérieuse, les découvertes récentes, comme celles de Santorin, de Hhodes, de Chypre, de la plaine de Troie et de Mycènes: tels sont les éléments d’une étude dont la haute portée est incontestahle. Elle a pour objet de retrouver scientifiquement l’histoire des pays classiques pour la longue époque que nous ne connaissons encore que jiar la légende.
Les lointaines traditions des poètes, d’Hérodote et des mythographes, ne peuvent jamais être acceptées telles qu’elles nous ont été transmises : le problème consiste à y distinguer l’erreur de la vérité. Les témoignages encore peu nombreux des monuments égyptiens sont toujours brefs; ils ne parlent des pays grecs qu’en jiassant. Ces traditions et ces témoignages doivent être éclairés, contrôlés et complétés par l’examen
INT RODUCTION.
(les objets qui ajtparLicimenl à ces (époques reculées. Il est certain que, pour une telle enquête, les preuves que l’archéologie peut fournir ont une valeur positive qui est considérable, et comme on sait que les fragments céramiques ont le privilège de résister au temps plus que le marbre et que le bronze, ils sont a priori les documents qu’il est à la fois le plus facile et le plus utile de consulter.
L'intérêt que présentent de telles recberches ne doit pas faire oublier combien elles demandent de réserve et de prudence. Depuis dix années senbunent qu’elles occupent les savants — et on ne parle ici que de ceux qui, connaissant l’archéologie des époques classiques, ont le droit de s’occuper des monuments qui sont antérieurs à ces époques — les systèmes les plus opposés ont été soutenus avec uu égal talent, et parfois par les mêmes personnes. Les hypothèses sont d’autant plus faciles que les faits certains qui en démontreraient l’inanité sont moins nombreux. Il y a grande témérité, et cette témérité nuit plus à la science qu’elle ne lui sert, à conclure de quelques observations à une doctrine générale : le lendemain, une découverte nouvelle renverse la théorie, comme on l’a vu pour les objets de Sanlorin qui ont passé pour antérieurs à l’àge du bronze jusqu’au jour où l’on a trouvé parmi eux une scie de métal. Plus la facilité des conjectures est grande pour ces époques, plus le droit s’impose à nous de n’en pas profiter. Les causes d’erreurs sont infinies pour des temps sur les(|uels nous n’avons (]ue des renseignements vagues et incomplets et, loin de solliciter les faits ouïes documents, il est bon d’attendre (ju’ils parlent d’eux-mêmes avec une clarté indiscutable.
Dans ces conditions, le rôle de l’archéologue consiste à faire l’enquête lapins minutieuse sur les objets découverts, à signaler les rapports qu’ils présentent avec d’autres objets de provenance dilférente, à réunir les éléments pour des théories (|ue le temps et des recherches longues encore pourront jdus tard autoriser. En même temps, [»ar des remarques de détail, il doit montrer la sûreté de sa méthode et l’incontestable certitude (jue nous avons d’arriver par la suite à un ensemble de connaissances (|ui puisse former un corps complet de doctrine.
J^’éluclede ces périodes primitives remplit les deux premiers l'ascieules (pic -M. Dumont a publiés de i(S8i à i(S83; il a laissé en manuscrit la valeuid’un fascicule et demi qui traite encore de la peinture des vases antérieure à l’époque de Déridés. On le voit, le chapitre premier de l’ouvrage primitivement projeté était devenu lui-méme un livre complet. Comment l’auteur aurait-il terminé sa Dremièrc Partie sur les \ ases Peints, s’il avait vécu? Aurait-il consacré le second volume tout entier à l’histoire des vases, en se contentant de courtes notices [)our les figurines de terre cuite? On peut le supposci', car dans ses papiers se trouvent des titres de couvertures c{ui sont une division raisonnée par chapitres sur toute l’histoire de la céramique à figures rouges. Les questions d’origine et de fabrication qui se posent au sujet des vases archaïques exis-
INTKODUCTIUN.
lent aussi bien pone les j)rodiii(s de l’époque classique. Ce seiaiil une erreur de croire que la classilicatiou chronologif[uc des vases ait été délinitiveiueut établie pour les juouiuuents du \" au m" siècle. Ils soûl matière à discussion, comme ceux cpie l’on rattache aux mi® et m® siècles, et, tout récemment, un des maîtres les plus autorisésdc rAllemaj.,nie savante a proposé une solution nouvelle qui renverse absolument toutes les opinions reçues, en rattachant à la périodedes successeurs d’Alexandre un ensemble de poteries (pi’on croyait pouvoir attribuer '^ans conteste à une date beaucoup plus ancienne (i). Ces débats étaient dignes de tenter la plume de M. Dumont et l’on eut été heureux d’avoii' son avis sur ces essais de classification où son esprit méthodique excellait.
Il ne lui avait pas échappé, en elTet, que depuis peu l’étude des vases peints, dans la genèse laborieuse qui lui a déjà (ail pai“courir tant de phases, renouvelle ses méthodes et accomplit une évolution nouvelle. A la période icoHographique succède ce qu’on |jourrait appeler la période* tectO)iiqiie. Q)u’on ouvre les meilleurs catalogues, antérieurs aux (piin/.e dernières années, on n’y trouvera des renseignements précis (pic sur y image représentée par le peintre de vases, avec une indication sommaire de X-A forme. Le plus souvent, les vases sont rangés en sujets mvthologlques, héroïques, religieux, lamiliers, etc.; plus rarement, on voit apparaître une classification générale en style primitif, style à figures noires et style à figures rouges. Ce second système a été de nos jours singulièrement perfectionné et développé; il a fait renoncer à l’autre, qu’un bon Index anabjligae pourra toujours remplacer. La classification actuelle est fondée sur l’étude de la fabrication même des vases : on essaie parce moyen d’établir des subdivisions particulières, de distinguer des groupes dans les catégories générales des vases à figures noires et des vases à figures rouges. (Jn attache une grande importance, non seulement aux formes, mais aux ornements , cpii paraissent représenter parfois une sorte de marque de fabricpic. Le vase n’est plus envisagé comme un simple encadrement au tableau : c’est un tout, dans lequel le sujet peint constitue sans doute le détail prinel[)al, mais non la seule partie intéressante. En effet, ce qui touche au fai’onnagc, à la nature de l’argile, à la pose des cou-
(1) Bnmn, Pi'oblenie in der (leschickle der Vnsenmalerei, Munich, 1871, et L'eber die Ausgrabuncjen der Certosa vun Bolufjna, Munich, 1887.
INTH(JDUGTION.
leurs, à la décoration, fournit des renseignements plus précieux encore pour la classification chronologique des poteries. Mais cette partie vraiment neuve du sujet est aussi la plus difficile à traiter, celle qui exige le plus de tact et de prudence. On a vu plus haut les principes que M. Dumont émettait à ce sujet et dont il ne s’est pas départi, car, tout en admettant la méthode actuelle, il a cherché à réagir contre les témérités qu’elle suggère trop aisément. Il n’a pas voulu trancher la question délicate des fabriques, en assignant à chaque groupe de vases un lieu très précis d’origine; il pensait que les travaux de fouilles en Grèce sont encore trop incomplets pour permettre des conclusions définitives sur ce sujet et qu’on risque de se mettre sans cesse en contradiction avec les découvertes ultérieures. H s’est donc contenté de classer les monuments par types, en constatant les différentes régions où l’on rencontre chacun d’eux.
Cette méthode de classement eût été pratiquée par M. Dumont avec la meme prudence et la même sagacité pour les monuments de la céramicpie à ligures rouges, l^es notes qu’il a laissées permettent de constater que son attention s’était principalement portée, dans cette jiériode, sur les poteries qui peuvent servir de points de repère pour la chronologie, en particulier sur les vases panathénaïques et sur les vast's à signatures d’artistes. En ce qui concerne ce dernier sujet, nous avons trouvé dans les papiers de l’auteur un travail très complet, que nous aurions joint à son ouvrage si les récents travaux de M. Klein, qui ont épuisé à peu près la question (i), n’avaient pas rendu inutile une nouvelle publication de ce genre. En somme, la mort de M. Dumont nous a privés probablement d’une grande histoire de la peinture des vases depuis ses origines jusqu’à l’époque romaine, ouvrage d’ensemble qui eût comblé une lacune grave dans les travaux d’érudition (2).
(1) Klein, Dk griecliisdu'n Vasen mit Meisleraignalaren, édition, Vienne, l(SS7.
(2) (Jn’on nous permette de rappeler qu’au moment où M. Dumont publiait les premiers tascicnles de ses Céramiques, nv) ancien membre de l’École d'Athènes, M. Olivier Rayet, commençait de son côté la rédaction d’un livre de vulgarisation, destiné à résumer sous une forme plus brève les résultats acquis par la science sur l'étude des vases peints. Par une sorte de fatalité, le livre de M. Rayet sur la Céramique grecque, étrusque et romaine, devait être interrompu, comme celui de M. Dumont, par une mort prématurée. Mais nous avons l’assurance de le voir très prochainement achevé par les soins de M. Collignon.
INT H ODUCTIÙN.
Dans les conditions on se trouvaient les f'éramifpies après la disparition de l’auteur ( i), deux partis restaient à prendre ; terminer le livre suivant le plan que M. Dumont avait lui-même indiqué, ou arrêter le volume sur les \ ases l’eints au point où il l’avait laissé. Nous avons eu |)lusieurs raisons d’adopter la seconde alternative. La iamille de iM. Dumont, son collaborateur et ses amis, par un sentiment fie piété i*espeetueuse que tout le monde comprendra, ont exprimé b* désir fpie l’ouvrage fût continué sous son nom et restât son œuvre propre : personne, d’ailleurs, parmi ses élèves, n’aurait assumé la lourde tàehe de développer le vaste plan ipi’il s’était Iraeé et qu’il était seul capable de mener à bon teiane. Il s’est trouvé, [)ar un heureux hasard, cpie le dernier chapitre rédigé de sa main termine l’étude des vases à figures noires. Il y a là un point d’arrêt (pii légitime une coiqnire. Si ee n’est ))as l’histoire complète de la céramique greeque que nous a laissée M . Dumont, nous avons du moins de lui une étude détaillée sur la première période de eet art, et cette période est la plus intéressante, celle qui prête avant tout aux aperçus nouveaux. Notre rôle s’est donc borné à publier intégralement le manuscrit de l’auteui*, à ajouter en notes les indications puisées dans les ouvrages récents, qui n’avaient pas encore paru au moment où iM. Dumont écrivait, et à rédiger deux ou trois chaj)itres, laissés trop incomplets ou rendus indispensables par les découvertes des dernières années. Pour expliquer la portée ainsi restreinte de l’ouvrage, nous avons proposé de mettre aux ('éramiques fie la Grh'e propre le sous-titre suivant ; Hifitoire de la peinture des rases qrees depuis tes origines jusqu’au sièele av. J.-!'. Lnfin, nous avons cru réaliser la conception primitive de l’auteur en terminant le premier volume par une série de brèves notiees sur les poteries de l’époque elassique, trouvées en Grèce, que reproduisent la majorité des planches. C’est le ('hoi.T. de vases qjeints dont il rêvait l’exécution dans sa mission de 1872.
Pour la composition du tome second, nous nous sommes servi encore
(I) Trois élèves et amis de' .M. Dinuouf, ont rédigé sur lui dos notices biographiques où Ton trouvera le résumé complet de ses travaux archéologiiiues et administratifs ; 0. Riemann, Revue de philoloiiie, janvier I880 ; Th. Homolle, fjidlelin de Cnrrexpnndance lielléiiique, décembre 1884; P. (lirard, Revue de rEmeignemenl secondaire eL de l' Enseignement supérieur, lo septembre 1884.
vin