‹ Les céramiques de la Grèce propreChapitre 15 sur 94 · Engobe bistre; dessin brun (flg · texte numérisé non relu

Engobe bistre; dessin brun (flg

82. Fragment de vase très mince; dessin brun sur fond jaunâtre; retouches eu

blanc (flg. 19).

Comme CCS vases ont etc trouvés dans des conditions géologiques tonies particulières sous la pouzzolane, (pic celte couche de pouzzolane a été émise pai- le cratère ([ui occupait le centre de l’ile, et qui a disparu pour être remplacé par une vaste baie; on comprend ([u’il est tout d’abord important de sa\ oir si les vases et les habitations (pii les coidenaienl sont antéi'ieures à l’el Tondrement du cratère et au cataclysme cpil a changé la forme de Santorin pour en faire un demi-cercle, au lieu cpic précédemment cette île était ronde.

Il est possible de démontrer que les habitations, ct[)ar suite les vases, sont antérieurs au catacl}smc.

G Dans certains cas, les constructions sont recouvertes d’une couche si faible et si meuble, cpi’on n’a jamais pu songer à y creuser des hypogées; la couche est donc ])ostéricurc aux constructions;

2“ Les pièces ont des ouvertures, des portes cl des fenêtres, ([ui ne s’cxplicpicnt [)as si on admet l’iiviiothèsc de constructions faites dans la pouzzolane; les portes ne mènent nulle jiart; les fenèti'cs ouvrent sur la masse de la montagne. L’éboulcment ne rend pas mieux comjitc de la disposilion; dans plusieui's cas, on ne trouve aucune hypothèse (pil fasse' comprendre comment il a pu se }n’oduirc (i).

A ces graves raisons s’en ajoute une troisième, qui a été tburnic par rexamen des vases au microscope, et sur laquelle nous reviendrons plus loin en recherchant le lieu de fabrication de ces polci'ies. (Vov. p.4o.)

q) Lire cette démonstration très détaillée dans l’ouvrage de M.Fouqué, ch. ni.

TYPE DE SANTORIN

Il lie resterait qu’une objection très grave. M. Fonqué, dans son rapport, page 19 et suivantes, dit qu’il a constaté, à Acrotiri, que la ponce était recouverte de terre végétale et que les vases se trouvaient au-dessus de la ponce. Après avoir pris connaissance des observations nouvelles de M. Gorceix sur ce point, M. Fonqné reconnaît qu’à Acrotiri comme à Tliérasiala ponce recouvre toujours la terre végétale ancienne, les débris de construction et les vases. Il expose très nettement son opinion à cet égard dans son récent ouvrage (i).

Il faut donc admettre que les vases de Santorin sont pins anciens que la formation du cirque d’enfoncement; et dès lors, si la date du cataclysme peut être fixée par les géologues, clic détermine celle des poteries. Ni Bory de Saint-V incent, ni jM. Fonqné, ni les antres savants qui se sont occupés de Santorin n’ont proposé une date pour cet effondrement. Il appartient certainement à la période que les géologues appellent moderne, mais (pai compte encore des milliers d’années, àl. Fonqué dit, avec beaucoup de réserve, que la formation de la baie lui paraît remonter à environ 2,000 ans avant Jésus-Christ (2).

]^cs renseignements que nous ont laissés les écrivains anciens ne fournissent aucun argument précis. On Ht dans plusieurs ouvrages modernes que l’île de Théra jiortait autrefois le nom de IlrpoyyuAr,, la ronde ; je n’ai pu retrouver uu seul texte classique qui témoigne de ce fait. Un tel nom aurait à nos yeux une grande importance; il ne convient pas à la forme de croissant f|ue présente Théra aujourd’hui; s’il avait vraiment été donné à Santorin, il prouverait que la formation du cirque d’enfoncement a été contemporaine de la civilisation grecque (3). Le nom de KaD.îcr-Yi , que Théra a certainement porté (4) dans la haute antiquité, peut ra|)peler l’époque où une autre végétation coin rait cette île ; mais on sait combien sont fragiles les raisonnements de cet ordre.

A partir du vrC siècle, époque où fut fondée Gyrènc, l’iiistoire de

(1) IVige 108.

(2) Voir les raisons géologiques sur lesquelles il se fonde, oiœr. cüé, p. 129.

(3) Ce nom de iTpoyY'jlri, à ma connaissance, a été donné à rime des îles Eoliennes, Slromboli, Thucydide, III, 88; à une île de la côte de Lycie, Pline, Y, 31, 131 ; enlin àNaxos, Diodore, V, 50.

(i) Hérodote, IV, 117; Pindare, Pylltiques, IV, 159; Strabon, VIH, 317; Pansanias, HI, I, 7.

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Tlîéra est assez bien connue. Avant cette époc[iie, nous trouvons deux colonisations faites à Théra : l’une au temps de Cadinus, ])ar Meinbliare ; l’autre environ trois cents années après, par Tliéras (i), qui^ int de Lacédémone avec des émigrants. La colonie de Meinbliare est du xvU siècle, celle de Théras du xiiU environ. Nous ne pouvons pas alTirmer que le cataclysme soit antérieur à ces évènements, mais de fortes raisons engagent à le croire. Depuis le x\ U siècle, la tradition avait gardé à Théra le souvenir des principaux évènements.

Quand Hérodote dit qu’entre Meinbliare et Théras on coinj^te huit générations, ce témoignage n’est pas, je crois, sans valeur. Après Théras, il n’y a ])as de troisième colonisation générale dans l’île, et l’historien indique même la division de l’île, par les émigrants lacédémoniens, en six cantons. Ces divisions se rapportent à la forme que l’ilc avait au \° siècle, c’est-à-dire à celle c[u’clle conserve encore aujourd’hui.

Sans considérer provisoirement comme des données d’une entière vérité historique les faits rapportés par Hérodote, il est pourtant jiresque certain que le cataclysme est antérieur au xiiU siècle, et vraisemblable que, s’il s’était jiroduit entre le xvi® et le xiiU siècle, les traditions sur l’histoire primitive de Santorin en garderaient quelques souvenirs. Tout ce que nous voulons conclure des obser\ations des géologues et des textes classiques, c’est que la civilisation, dont les restes ont été rcti'ouvés sous la pouzzolane, remonte à une très haute antiquité.

Les constructions qui ont été mises au jour sur plusieurs points sont très peu nombreuses, par comparaison avec toutes celles qu’indiquent les morceaux d(' murs visibles de ditférents cotés. Il est cependant facile de reconnaître que les habitations découvertes n’étaient pas isolées; mais qu’elles formaient des villages et que l’îlc était très peuplée. Ce ne sont pas quelques restes é[)ars, c’est toute une civilisation que la ])once recouvre; les fouilles n’ont fait ([u’efllcurer ces richesses. Sans préjuger des découvertes ultérieures, comme celles qui, dans ces dernières années, à quelques mois de distance, ont déjà détruit les théories en apparence les plus légitimes, il est possible de ramener, avec beaucoup de

(1) Hérodoto, IV, 1-47, 1 48.

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réserve, à quelques notions certaines ce que nous savons par les monuments aujourd’hui connus de ces anciennes |)opulations.

Les maisons étaient faites de blocs de lave non travaillés, réunis à l’aide d’un ciment de terre mêlé de matières véj^étales, et recouverts à l’intérieur d’un crépi semblable. Elles se composaient souvent de plusieurs |)ièces et comportaient diverses dépendances pour le bétail. La chaux était parfois employée à enduire les murs, et recevait des dessins de di\erses couleurs qui représentaient des fleurs et des ornements variés, semblables à ceux qu’offrent les vases (i). M. Gorceix croit a\ oir constaté qu’un plafond était recouvert de la sorte et peint. Le toit était le plus souveid tout à fait primitif, formé de phujues et de terre sur des poutres; mais on a aussi retrouvé au milieu d’une chambre une colonne ; elle servait d’appui central à un toit, (pii s’inclinait en éventail. Les fouilles ont fourni des exemples de voûte simple surbaissée (2). Lfne maison paraît avoir eu au moins deux étag,es.

Ces jjopulatlons connaissaient l’orge, le seigle, les pois chiches, la coriandre, l’anis, la lentille; elles avaient des moutons et des ehcvi’es; le bois d’oli\ier paraît avoir été en abondance à leur disposition. Les fouilles ont donné un instrument complicpié en lave, qui paraît être un pressoir à huile. Pour broyer les graines, elles enqjloyaient des mortiers, des pilons, de petites meules en lave, qui sont encore en usage aujourd’hui dans les îles de l’Archipel. Des disipies de pierre ont jieutêtre servi à maintenir les trames des métiers à tisser. L’art de travailler la pierre, même dure, était assez avancé. Le goût de rornementation, qu’attestent les vases et les enduits des chambres, est aussi prouvé jiar une colonne torse, plus large à la base (pi’aii sommet, et par un lî'agment de colonne unie, qui paraît être fait avec de la chaux et de la pouzzolane. Les habitants se servaient de pointes et de couteaux d’obsidienne : le cuivre leur était aussi connu : une scie de ce métal a été recueillie dans une chambre d’Acrotirl (3). Le cuivre et l’obsidienne ne pouvaient être que des objets d’importation; ils supposent donc des relations coni-

(l) Un 1res l)eau spécimen rie eet enduit, décoré de fleurs, est conservé d l’Ecole d’Athènes. Fominé, oiwr. cité, p. 111, U25.

{H] Fonqné, mwc. cité, p. 97.

(3) Fonqné, p. U2U

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merciales. Il en est de meme de deux petits anneaux d’oe pur que jM. Fouqué a rapportés. L’or pouvait venii' d’Asie Mineure; l’oljsidienne de Milo (i). Un grand nombre de poids de lave ont été pesés pai' AI. Goreeix et lui paraissent indicpier des proportions régulières cpii supposeraient un système de mesure (2).

Si doue on se borne à ees seules données, on eonstate une ei\ ilisation agrieole, primitive à beaueoup d’égards, sous d’autres rapports assez avaneée, et, dans tous les eas, mise en relations avee eelles qui l’entourent. L’étude des vases va nous permettre d’aller plus loin.

Mode de fabrication. — Les vases sont Fails au tour, quelques-uns au moule, un jjetit nombre à la main. L’emploi du tour est de beaueoup le mode de fabrieation le plus Fréquent. La régularité des Formes pour les vases eylindriques et spliéroïdaux suFIlrait à prouver que eet instrument était en usage ; on le eonstate à d’autres preuves eneore : sur un eertain nombre d’exemplaires, les eereles cpie produit le mouvement de la roue sont visibles à l’intérieur de la poterie. La bouteille, Fig. a, a été Faîteau moule; le grand réeipient, fig. q, porte sur le rebord supérieur six petites éminenees régulières qui me paraissent indiquer le moule. (^)uel([ues eoupes de petites dimensions, des assiettes grossières, n’ont nécessité ni l’emploi de la roue ni ecliii du moule.

L’argile n’a pas été purifiée avec soin : elle conserve de nombreux cristaux, des Fragments de lave et d’autres corps ipii ne sont pas plasti([ucs. Il est probable cpie le polissoir a scia i à Faire disparaître bcaucouj) des aspérités que présentaient les surl'aces.

L’ordinaire la terre est recouvmie d’un engobe, soit que le %ase ait été plongé tout entier dans un bain de couleur, soit que le potier se soit servi du pinceau. Cette couleur recouM'c fpielqueFois l’intérieur même du vase; souvent on la retrouve au moins à l’intérieur du goulot. Dans ce dernier cas, l’immersion n’a [las été employée. Je ei'ois ipie ce procédé a été surtout en usage pour les teintes très claires cpii étaient destinées à

(1) « Il l'aut aller à Milo pour trouver une rorlio V()lcani(iue qui puisse avoir fourni l’obsidienne (les couteaux et des pointes de llèches (r.4croliri. » Fouqué, p. 128.

(2) Fouqué, p. 118.

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recevoir une clécoralion. Les teintes l'oncécs sont le plus souvent appliquées au pinceau : ainsi les couvertes des entonnoirs rouges.

L’examen de plnsicurs corps étrangei-s que contient l’argile et qui anl'aient disparu si les vases avaient été soumis à une l'orle température, indique cpi’ils n’ont subi qu’une cuisson très l'aible, et même que beaucoup d’entre eux ont dù seulement èli’c exposés au soleil. Toutefois (piclqucs récipients très communs et sans figures, d’un rouge ^ if, ne conliennent pas de caleitc; l’oxyde de fer semble y être à l’état d’hématite. Les vases ont été cuits an fonr(i).

Usages. — Tous ees vases servaient aux usages de la \ le domesti([ue; les uns pour eonscrxer les gi-aincs, pour metircî de la |)aillc hacin'e ; les autres, pour ^erser des li([uides; d’autres encore, pour j)rendi‘e les aliments dans les repas. iNous aurions [)u, eonsidéiant l’emploi de elia([ue récipient, proposer une classification ; mais, outre que les \ases semblables sont peu nombreux et (jue des séries nettement définies n’étaient point indispensables à l’objet (pie nous nous |u-o[)osons, elles auiaient rapproché des exemplaires (pii, à d’autres égards, présentent de grandes différences. L’examen des j)lanches suftii'a pour établir facilement ees catégories, (^tuelcpies remarcpies de détail seront plus utiles.

Les vases eylindricpies décrits sous les n"* 3i-35, PI. I, lig. 3, portent tous à la partie inférieure un trou de petite dimension. ()n \oulait cpie le licpiidc s’écoulât facilement, ([uand le récipi(mt a\nit été rempli; mais on faisait en sorte (ju’il ne Int pas nécessaire de pencher le \ase. Nous retrouvons les mêmes earactêrcsqjour certains réeij)ients de l’épocpie elassi(pie c[ui servaient certainement de mesures de capacité. .Je ne sais si une telle hy[)othêse serait admissible ici; il peut se faire, en effet, que pour toute autre cause on remplît un vase juseju’au bord, et qu’il n’y eut pas de plus facile moyen de le vider (pi’une ou\ertui*e à la partie inférieure. 3'outefois cette disposition est remarcjuable.

Le fond d’un grand vase, à large panse, n" jti, est percé de trous comme une passoire. Ce récipient pouvait êti’o destiné à recevoir des matières coagulées et à les égoutter. Un vase plus petit présente au

(1) Fuufiué, p. 1;27.

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Hi

j»^ouIot lin iiltrc semblable; sur la circoniéreuce, on remarque un manche percé d’un lari^e conduit. On introduisait par cet oiafiee la matière ipie l’on versait ensuite jiar le col et à travers les trous. Coinnu' on faisait des liltres en terre, on fabriquait avec la meme matière des entonnoirs dont nous avons de nombreiiv spécimens.

Les bouteilles, n“ 2-5, bien qu’élégantes, n’ont pas reçu d’engobe ; la terre laisse suinter l’eau; les jietits appendiees, les uns percés, les antres pleins, sont destinés à la suspension. Ces caractères indiquent des vases qu’on exposait à un courant d’air et qui conservaient l’eau fraîche.

L’usage f[u’on devait l'aire de chaque récijiient provoquait des changements de détail qui en rendaient l’emploi plus facile. Le bec plus ou moins allongé des œnochoés, n"“ b-iG, permettait de faire tomber le liipiide en filet étroit. Ia‘ col des amphores, où on prenait quotidiennement de l’eau, au lieu d’ètre circulaire, a la tbi’ine d’une ellipse et se déprime de deux cotés, de telle sorte que l’eau était dirigée dans sa sortie par ces dépressions mêmes, et qu’il fallait peu d’attention et peu d’adi'esse ])our manier ces vases. Il en est de meme des grandes cruehes aune anse. Le col s’élève sur le devant, s’abaisse sur les côtés et se trouve habilement disposé pour l’usage qu’il doit remplir. Dans les coupes jjrofondes et dans les petites cruches, le bec est long, et au point d’attache jiorte une plaque de terre cuite placée horizontalement qui empêche le llc[uide, quand on le \ erse, de passer par-dessus les bords. Au moment où il arrive au goulot, il y est dirigé immédiatement et en¬

serré.

(Lest aussi l’utilité pratique ([ui règle réjiaisseiir des vases. (Quelques coiqies légères ont 2 millimètres d’épaisseur. Les parois des grands l'éciplents mesurent jusipi’à i centimètre et davantage. Les fouilles ont constaté que ces jarres servaient même à conserver les vases plus petits; l’une d’elles a été découverte toute remplie de vaisselle. Quand on est entré dans certaine chambre, on a trouvé toute la poterie en place, eonune si la maison avait été abandonnée depuis peu ; cette poterie était le piâncipal mobilier. Bien que le bois ait pu disparaître, il est cependant probable que lesiiroduits céramiques tenaient la plus grande place dans l’ameublement de cette civilisation. L’est ce que les voyageurs

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constatent soinent encore dans les pauvres villages de la 'rnr([nie, de l’Asie Mineure et nicine de la (ircce.

Les vases qui ont sei-vi pour cuire les aliments, si on excepte des exemplaires tout à tait communs, sont rares. Je crois (jue la (ignre ii représente une sorte de marmite, sans engohe, sans dessin et a^ec d('s traees de lumée. La eollection possède aussi quehpics Iragments de la'-cliauds, mais dont je n’ai pn constati'r l’origine avec certitude. Lu general, tonte la poterie est orinm, et cidle décoration meme montre (jin' ces vases n’étaient point exposés à la llamme. Soit ettét du hasard, soit pour nue antre eause, les va.ses décoinerts jnsqu’ici sont surtout de simples récipients.

IJ ornementation . — Liavscpie tous ces objets, (jiii tlevaienl a\ant tout être d’un usage facile et ([ul étaient si habilement labricpiés dans c(‘ but, étaient ornés. Le sentiment de l’art s(' constate sur ces produits à la profusion des dessins et aussi au choix (h* certaines forim's cpi’il n’y avait pas de raison pratl([ue d’adopter. Les couleurs employées sont surtout le bistre, le noir, le brun, h' blanc et le rouge.

Les ornements peints se dl\ isent en quatre classes principales :

i" Ornementation la })lus simple : bandes f[ui courent autour de la panse, traits, hachures, rubans formés de lignes (piadrillées, lignes brisées, séries de gonttelcttes et de points. 11 est rare que les points d’attache du col et des anses ne soient pas entourés d’une bande; il en <'st de même du rc'bord du bec, ([ui est décoré à l’intérleiu' et à l’ex téi‘ieui“.

2" A olutes (d Ilots; anneaux entrelacés. — Une zone de \olutes occupe la partie principale du Aase; elles sont reliées entre elles et forment des postes; plusieurs bandes les encadrent régnilèrement au haut et au bas (fig. 2 1 ).

La figure ly reproduit un fragment d’un grand vase sphéroïdal, trop Incomplet pour que nous ayons pu en restituer la l'oiine. f^’cnsemble de la décoration, composée de zones de flots noirs et de lai’ges rubans de même couleur, devait être élégant.

3'^ Végétaux. — Ils sont frécpients. Lhi très grand nombre de frag-

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3ti

nu'iits (|uc nous n’avons pas décrits en conservent. Le iNpc ordinaire ef)nsisle en l'eiiilles longues, minces, cllilées à la pointe, c[ui s’élè^■ent du pied vci'l icalcineid sur la panse juscju’au eol. Ces feuilles ressemblent à celles du roscnui ou des liliaeées. Des feuilles de ce cenre ffrou-

pées en touffes ou étagées autour d’un centre commun forment des plantes. L n auti'c motif reproduit une branche d’arlji-e autour de la- ([uelle h's feuilles de petite tlimension sont disposées deux à deux ( Id. I, Il g. 5).

Aux feuilles s’ajoutaient les Heurs. Le^ase lig. i4 représente peinte en blanc sur fond l'oiige une liliacée dont ou reeonuaît à la fois la corolle et les étamines. ()n a \u que le même dessin s’était retrouvé à Acrotiri, sur l’euduit des murs d’une chand)re, mais cette fois rouge sur fond blanc.

/p Animaux. — trois ([uadrupèdes à long eol, qui ])Ourraient être des gazelles, et des oisc'aux se voient sur des vases en forme de bouteill es basses à large j>anse. Les quadru|)èdes courent au milieu d’un paysag(‘ (pii est iudi([ué par des touffes de feuilles. Les oiseaux, qui étalent peints avec soin, sont trop endommagés poiu* rpi’on puisse les reconnaître a\ee certitude, .le serais porté à v voir des canards ou des cygnes. (Ll. Il, fig. ib et i8, et page ai, fig. 3a et 33.)

Ces divers motifs de décoration jn'ésentcnt une entière unité. Les plus différents se trouNent réunis sur les memes vases. Us ont tous des similitudes de facture (pii montrent une commune origine. I Is témoignent d’un goût déjà heureux, d’une véritable recherche de la proportion et de la symétrie. Avec des éléments très simples, ils arrivent à des combinaisons compliquées. La ligure iq en offre un exemple, l^es lignes ’serlieales et horlzontah's, les }>olnts, les (piadrillés, une zone claire relevée |iar des taches plus sombres, forment um; décoration (pi’un potier habile a [ni seul imaginer. T^cs couleurs sont aussi variées avec soin. On en i‘cmar([ue au moins trois sur le vase ([ul conserve des oiseaux, le rouge, le brun et le lilanc. Ces œin res sont primitives, mais elles révèlent un esprit curieux, éveillé, désireux d’in^entions nou\elles, et à coup sûr très bien doué.

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('otiqmraison <lcs vases de Santoria et de ceux d'aafres paqs. — Les vases de Santorin j)réseiitent tles iiiotils de coinpaeaison avee les produits d’autres céramiques. Il va Heu de tenir grand compte de ce fait et de marcpier avec })récision (piels sont les caractères communs et quelles sont les différences.

Ia's personnes qui ont vu la collection d’Hissarlik ont dit que sa ressemhlanee aNCc celle de Santorin était fra|j])aide; prescpu' tous les archéologues ont rapproché ces deux- styles. On remarque à première vue que h's potci'ies d’IIissarlif sont moins soignées rpie celles de Santorin. 1.1’ornementation y est au trait et non au })inceau ; elle n’est poiid \ égétale. Les engobes y soid rai'es. Vueiine forme n’est tout à fait la même qu’à Santoi'in, et les formes du même genre sont ])eu fréapientes. On m‘ trou\ ei)asà Saidorin le \ ase sphéroïdal à col cvlindricpie élevé, l’usage du col élevé pour d’autrc's formes, le couvercle eylindricpu^ recouvrant le col, la longiK' coupe en forme d(‘ cylindre arrondi à la base et à deux longues anses, h' type re|)roduit par la lig. r>.S, j). 10. Lar coiüre, on ne voit à Hissai'lik ni le gobelet allongé, ni la bouteille à cotes, ni le cylindre [K'rcé d’un trou à la partie iulérieure, id la plupart des autres formes nettemeid caractérisées. Il est doue inq)Ossible d’admettre' ni des échanges d’iidluence, ni une pareidé l'approchée, ni un centre d’importation commun, ni les imitiitions directes d’un jnème type étrange'!'.

(iej)endant les traits de ressemblance sont nondjrcux. l^cs anneaux e't les appendices de suspension se retrouvent dans les deux séries. On sait (jue nous v attachons une certaine importance ; il est évident que dans les deux pays cette manière de [)orter les xases était en usage, l.es becs longs et cflilés, taillés en biseau, sont dans les habitudes des deux céramiques. On V remarque aussi, quoique avec des détails différents, le soin de rechercher une imitation lointaine de la ligure et du corps tie l’homme. Certains xases d’Ilissarlik ont des yeux, un ne/, des seins, même une ceinture passée sur l’épaule et des appendices qui peuvent être des bras. ^ oilà trois genres de ressemblance ({ui ne supposent pas du tout un même état de civilisation, mais une lointaine [)arcnté, de lointains rapports ou d’origine ou d’imitation. Or on vcri-a plus loin ({uc,s’ll n’y a identité entre aucun des objets d’ilissarllk et de Santoi'in, cette identité se constate j)our des vases d’Hissarlik et pour d’autres

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va.ses qui apparllenneiit à une série dont les rapports avec celle de Saulorin sont eertains.

J’einpléterai sur les chapitres suivants en montrant dès maintenant ([ue plusieurs des types de Santorin se rencontrent en bien d’autres

Le cornet (lig. 4) sp trouve tout semblable à lalysos, a\ec une j)etite anse, et aussi déeoré de peintures. Le l'ragment n" 56 est unique, mais il est important; il appaiticnt à un vase de forme sphéroïdale, probablement à pied et assez haut ; le col qui est conservé porte les attaches de (rois anses; il est fermé, et le goulot s’élève un peu en avant, pres(pie droit. C’est là un type fréquent à lalysos (i) et qui se rencontre aussi en figypte. La décoration de longues feuilles végétales tout à fait pareilles à celles de Santorin était en usage à lalysos. On y constate des tlots qui se rapprochent de ceux que nous avons déciâts. Enlin le procédé de pciidure est le même.

On trouve à IMycènes, mais en albâtre, le gobelet représenté figure i, cl la forme décrite it' 5<). Les motifs d’ornementation, sans être identi- (jues, offrent de grandes ressemblances. J’y remaiapie des bandes <piadrillécs, des enroulements plus ou moins réguliers, des branches avec leurs feuilles allant de la base au col, de longues feuilles, mais plus conijiliquécs.

La forme du vase iC 56 s’est rencontrée à Spata (2).

Chypre a fourni un certain nombre de coupes légères, apodes, à une anse, décorées de rubans quadrillés de couleur sombre, PI. Il, fig. 9.3. .l’en citerai quelques exemples : Musée céramique de Sèvres, 6820-, coupe légère grise, orné d’une bande brune qui fait le tour extérieur tlu <ml et de laquelle se détachent des rayons semblables; — musée du l^ouvre : salle chypriote; coupe légère (3) formant une demi-sphère irrégulière et bosselée ; à l’extérieur près du bord deux raies noires réunies j)iir des traits; sur la |)anse, rayons semblables : deux exemplaii-es ; — Brltish Muséum : au moins un exemplaire semblable; — collec- (ion Barre à Paris, autre exemplaire provenant également de Chypre.

il) PL III, lig. 10.

('2) Bulletin de con-espondance hellénique, 1878, PL 10.

(3) Achetée de Rollin etFeuardent, en 1872, comme provenant de Chypre.

TYI>E DE SANÏORIN.

Athènes, niuséc de la Société acchéologi([ue sans nninéro : eonpe |)COvenant, dit-on, de la collection de jM. Tavcrnler, ancien consnl de h’iancc à JAigdad; apode, à une anse ; terre légère ; diamètre o,ij ; engohc gris; bord orné d’nn cercle de points; an-dessoiis ruban quadi-illé; sur la panse huit rubans verticaux séparés les uns des autres par huit rubans également quadrillés mais plus courts, le tout de couleuibrune (i ).

léœnoehoé, lig. 3, ne se rencontre pas })arcitlc de tous points à (Ihypre, mais on y remarque des bouteilles qui s’en rapprochent l)eaucoup. (^)uelqucs-unes ont une tète de lemnie et portent deux petits mamelons indiquant les seins. Sur d’autres, ces légères élévations sont remplacées par deux tuyaux. Les teiiochoés qui portent des traits imitant des veux sont nombreuses, léimitatlou du corps humain et en ()articuller du corps de la l'emme est l'réqucntc dans celte classe.

Les petites anses de suspension sont nu des caractères de lacéramiqm* chvprlote.

Divers musées possèdeul des cruches à boire turbino-ovil'ormcs, à long bec, qui ont une grande analogie avec la ligure 3. Il m’a jaaru intéressant d’en noter (piehpies exemplaii'cs. Le princijud trait qui les distingue des Aascs de Saidorin est l’absence des seins, a. Paris, ('ahinet des antiques, ()i‘igine inconnue. Liigobe giés, dessin noir;

(|uatre bandes vei'ticales l'ormées de trois rubans j)ai‘allèles ; autour du ruban central et symétrifpicment fies deux cotés, ruban (pii décrit trois lois une moitié d’arc de cercle, de soi’te que le laiban central coupe trois ellipses irrégulières, superposées et décroissantes de haut en bas; — }>. Mnsée eérarniqae de Sèvres : engobe blanchâtre, dessins Ijruns, ruban droit laisaut le tour du vase, rubans verticaux; — c. Ibidem, ruban horizontal, lignes courbes sur la pause ; — d. Trois bandes verticales de godrons triples. Les trois vases ont été rapportés de Milo, en i(S3,>. ; — e. Hritish Maseiim : exenqdaire tout à Tait semblable à (7; — /'. Louvre: exemplaire semblabhi à A.

On soit par ces exemples (pic la céi'amique de Santorin ne peut être

(1) Un certain nuinbre de vases de cette collection avaient (3té r(innis pendant les voyages de M. Tavernier en Orient. Nous ne savons pas avec certilnde l’origine de cette coupe.

LES PLUS ANCIENNES GEIÎAMKJUES

roiisidurce isolément, qu’elle est clans des rapports très étroits avec celles d’autres pays; que ces ressemblances vont parl'ois jusqu’à l’idcndité, que dans tous les cas elles indic[uent des relations entre l’île où on a troiné ces vases et les plus anciennes populations de Rhodes, Chypi-e, .Alilo, la Grèce continentale. Nous ajournerons les consécpiences qu’il l'aut tirer de ces similitudes au moment où nous aurons lini d’étudier les caractères princi])aux des céramicpics cjui font l’objet de cette ])rcmière partie.

Lien de fain-iealion des vases trouvés à Sautorin. — Quelles (pic soient les conclusions auxquelles nous devions être amenés par les considérations que nous nous proposons de faire plus tard sur les rapports fpi’il est facile de saisir entre ces diverses céramiques, nous ponçons dire dès maintenant cpie les cases de Sautorin, ont été fabiàcpiés à Santorin même. L’opinion contraire a été soutenue acec beaucoup de vraisemblaiice; en effet, l’île aujourd’hui ne fournit pas de terre plastique et on V apporte la poterie de àlilo et d’Anaphé. tl était naturel de suj)[n)ser (pic ces cases étaient d’importation, et on n’a })as manqué de penser (pie les Phéniciens devaient y cire pour quckpie chose.

àl. l^’oiKpié cl M. de Gcssac ont eu l’idée de réduire en petites lamelles des morceaux de vases et de les regarder ^au microscope. Ils y ont trouvé des éléments géologl(pics que le sol de iMilO seul peut fournir : feldspath avec inclusions c llreuscs, bddspath mono(,*liui(pie , tricliiilcpie , etc., ponce remplie de cavités à gaz, fragments de trass renfermant des jcorlions amorphes chargées de globulites, hornblende, lave trachc'ti(pie amphiboli([ue, laves à labrador et pyroxène , micaschiste, etc. Celte déconcerte met la question hors de doute; elle montre une fois de plus (pie les hypothèses, les plus légitimes en apparence, sont très fragiles.

L’absence de lave à anorthite prouve que la matière des vases n’a jias été jirise au nord de l’ilc, où cette lave est fréipiente.

M. Fouqué et àl. de Cessac ont été [dus loin. Ils ont constaté, dans l’argile, des foraminifères , des diatomées, des spongiaires. Les uns vivent dans l’eau douce, les autres dans l’eau salée. Dès lors il est évident que l’argile a du être recueillie dans un bas-fond <( où affluaient les eaux douces ap[)orlant des détritus de la [lartie sud de l’île et où les

TYPE DE SANYO RI N

caiiN de la mer a\ aient é^alemciU aecès. L’exploitation se faisait donc an débouché d’une vallée aboutissant à la mer. Or, dans la partie snd de l’île, les données pui'emcnt géologicpies étal)lissent fpi’nne ^allée profonde était intercalée entre le grand eone ceidral et nnc colline f[ui le l)ordait vers le sud. fiette Nallée aboutissait à la mer aux en^ irons de l’ile d’Aspronisi. C’est donc là fpie la matière des vases a été |)uisée (C. »

Gomme on le \oit, il résulte de ces eonsidéi'ations (pie les \ases si^mt antérieurs au cataclysme (pii a donné à l’îlc la l'orme (pi’elle présente encore aujourd’hui.

lJu fait (pie le microscope permet de rceonnaître des fragments de marbre dans l’argile, les géologues eoncluent cpie les [lotei-ies cpii en contiennent ont été simjilement séchées au soleil ou soumises à iiiu' très faible température, sans (pioi ces IVagmcnts auraient été altérés.

Ces considérations sont exposées en détail et avec toute l’autorité (pie leur donne la science de rautcur dans le livre ipie M. Fou([ué vicnl de publier (2). Je ne veux ici (pi’en indiipier les eonclusions. (3n lira avec grand intérêt un travail ([ui est appelé à exercer une sérieuse inilucncc sur le [progrès des éludes céramicpies. Bien ipie les poteries se prêtent d’autant mieux à l’observation microscopiijue (pie la terre en est moins jmre, il n’en est jias moins certain cpie la science des vases dcM’a désormais tenir grand com[)le des données cpie peu\ent lui fournir les géologues.

M. FoiKpié a eu l’obligeance de faire [n'éparcr et d’ijtudier an mlcroseo[)C ceux des vases des planches I et U dont il n’avait pas trouvé di' s])éclniens dans ses propres fouilles. J^c résultat de cet examen a pleinement conlîrmé les conclusions précédentes, comme on le ^erra en lisani le résumé sui\ant :

1. Fig. I . Feldspath, débris de schiste d’Athéiiéos, laves, pyroxène, anpdiihole,

débris de ipiartzitc.

2. Fig. 2. Feldspath, am[d)ibole, pyroxène, beaux spécimens de diverses laves de

Santorin, jionce, nomlirenses formes orgaiiiijiics ; fragment de perlite.

3. Fig. 9. Déliris de schiste et de (jnartzitc; divers types do lav('S de Santorin, cris¬

taux de feldspath labrador et de pyroxène, formes organiijues.

(1) Fonqné, la Nature, 1877, p. 15i.

(2) Santorin et ses éruptions, p. 125.

LES PLUS ANCIENNES CEllAMIOUES.

4. Fip’. ïIO. Débris d(‘ lave, cristaux de feldspath, de pyroxèiie; beaucoup de quartz;

uoinbreux filaments de mica provenant de la destruction du schiste.

5. Fig. 17. Débris de schiste et de quarlzite. « Il n’est pas démontré (jue ce vase

vienne do Santorin », dit M. Fouqué. Au point de vue archéologique, comme décoration, il est unique.

Vase à volutes, portant le motif que représente la figure 21. Fonce, débris de lave; crislaiix de feldspath, d’amphibole; formes organiques.

Autre' fragment de vase à volutes. Cristaux diî feldspath labrador, d’ampbibole, de jevroxène, débris de lave; trass abondant; simngiaires ; (juartz en débris.

Fragment de cruche. Débris quartzeux dans une pâte ferrugineuse. Ce vase n'a rien qui le caractérise comme provenant de Santorin.

Fragment de grande cruche. Schiste, fragments de ponce, quartz en granules irréguliers.

Cruche ornée de feuilles et de guirlandes. Débris de lave; cristaux de feldspath, d’amphibole; débris de schiste et de (jiiartzite; formes organiques.

(irand récijiient commun. Déhris de lave; feldsjiath, jiyroxène ; formes organiques.

hùi resmne, les vases qui fout Tobjel de ce eliapitre, sauf de rares e\eeplions, appartiennent tous au même type, tant pour la forme ipie jionr les motifs de décoration. Ainsi ([ue les autres oJqcts tlécouvcrts, ils indiipient une el\ilisation encore primitive, mais douée d’heureuses cpialités. Ils offrent des rapjjorts lointains, mais certains avec le tyjie d’IIissarlik ; ils présentent des ressemblances beancouji plus nombreuses et jilus précises avec des poteries découvertes à Uhodes, à Chypre, à ÎMilo et dans la (drèee propre, et (piclcpiefois des formes on des modes de déeoi-ation identiques à ceux de ces pays. Cependant rensemble de la eolleelion de Santorin se dislingne jiar une originalilé incontestable.

La fabrication locale de jiresipic tous ces vases a été l’onslatéc sclentiliquemcnt ; nous savons même qu’ils ont été faits avec une argile prise au sud de l’île ; s’ils prouvent cpie 'l’Iiéra, à cette date, subissait des inlluences ipie nous retrouvons dans tout l’Orient de la Méditeri'anéc [jour le même tenqjs, cette île n’en avait pas moins une industrie projjrc et à lilen des égards originale.

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