‹ Les cérémonies de la messe basse: exposées selon les rubriques du MisselChapitre 15 sur 45 · ARTICLE XL · texte numérisé non relu

ARTICLE XL

U Oraison Dominicale^ et ce qui suit jusquà la Communion.

9a. Après qu'il s'est relevé, le Prêtre, laissant

(i) Ponr former ces signes de croix, il ne suffît pas de remner le ponce «t l'index; lamaiii doit être ^n mouvement et conduire rhostie.

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ses inaifiA «tendueii su» le corporal, dil à haut« voix : Per amnia secula sècuïorum. Le Servant ayant répondu Jmen^ le Prêtre élève les mains, les joint à l'ordinaire, et ihdine la tête au saint Sacrement, en disant Oremus. S'étant redressé, il poursuit^ les mains jointes, PrcecepUs êàluta* ribus^ etc. A Pater noster^ il étend les tnains^ et tient les yeux arrêtés sur le saint Sacrement pendant toute rOraison Dominicale. A la fin^ il pose les mains sur le cor^oral, et le Servant ayant répondu Sed libéra nos à frialoj le Prêtre dit tout bas Jmen; après quoi, tenant la main gauche étendue stir le corporal^ il prend le purificatoire entre l'index toujours uni au pouce^ et le doigt du milieu de la main droite, tire lapa* tène de de&soiis le corporal, et l'essuie avec k purificatoire, qu'il pose ensuite sur l'autel, du côté de répître, ass«z loin du corporal pour pouvoir placer le oatice entre deux après l'aWuiion des doigts.

. 93. Prenant alors de la main droilJe^ eittrte l'index et le doigt du milieu, la patène qu'il lient dressée sur l'autel hors du oorpoi*àl^ te dedans tourné vers l'hostie, et la main au-dessus delà patèn«^ il dit tout bas, Ldbera noy, etc. et fait une inclination vers le livre, à Mariœ. A ces mots Petro et Paidoy ayant posé la main gauche au-dessous de sa poitrine, il fait sur lui, avec la patène, qu'il a dans la main droite, un ^îgfië dfc croix, en se touchant le froi^t à Petro, la poitrine à et Paulo, l'épaule gauche à atque Andréa^ l'épaule droite à et omnibus Sunêtès^ et eat dU^nt da propUius paceîH (i) il baise la patène, non au

( i) Il y a t>atl*g«, éhttè îé^ côitottfèWàtcnft àè 4à md^Dfr, sur le moment où le Prêtre doit lûre le signe de la crolx^M^ftô)

DB lijk ifM$n BiU9E. 5l

milieu, mai» pm de» doigts qui la tiennent, afin qu'il n y ait point d'humidité à l'eadroit où il plaeera l'hostie (2). Puis il coule la patène $qu$ l'hostie, non par le côté, maid par #n bas> aopuyant un peu l'index gauche $ur le haut de l'hostie, et la conduisant avee ée métne doigl vers le milieu de la patène^ qu'il place sur le bord antérieur du corpcn^al^ évitant dé la mettre à l'en*; droit où était l'hostie; ou bien il Tappuie parle haut sur le pied du calice (3).

94« Ensuite posant la inain gauche sur le cor** poral, il découvre lé calice^et fait une génuflexion^ ayant les mainâ étendues sur le corporaL S'étanI relevé, il pousse tant soit peu l'hostie par le bas» hors de la patène^ avec l'index de hk main gauchf^i et la prenant par le haut (4) entre le pouce. e| l'index de là droite» il la portée sur le ealipe, oin. U la prend aussi avec le pouce et l'index de la gaiA'^. ohe; Pour la reoipte aVec Aémnc^j i^ ne f^u% pas la déchivèt^ mais Iapli^àdi:1niet dQuoenien^] à deux ou trois reprises^s'il ^s% ^éeéss^ire» ^j^çomf: inepeant pai' le faaut^ ife^anl en^uifc^ ^Jà inilieu) puis eu bas, et enfin remonf^njtau milieu pour

et bti^x la pl;it«|ie. I^* ÇérémpnicU des MvéwMf^ Bauldr^, le Manuel dfs Céréri}, Horrî, le pîrettor^o âe' Mîtl, veulent qu'il agisse comme oh Tkidlqdé ici ; 1^1^ ^ûïr^H âïahht ^ttll ne tibill: chinAbûtét le h\^ êé etiAx ija'â Ûà phbpkiAt, La OdutnUM à pfeévàlci m lAtfatir an {ynJbiers; il o'j 9 poifit df diC^c^lté k BMn4) oji ^ Eubrique du Çanod prescrit fe ipe j^ona marquons» ^ {^) Dçc^t du a4 juillet r68 j j n. aS? 6. ad 5,

(3) Cést la màDièie que prDpûâèùé Mérati, Axiioihé, ftottl<^ ' séè; etd. klië etft èaCfiu^ eè^m'àtdde qteé l^Attt^è;

(4) Qtiélques aàtenml veulent qwm kFnétrè psfhvfi Vh»ailp [ par le cÀt4 de la. pi\èi» et au milieu, et ^i^^'epsoilc il {lorte le^ doigta ao haut. La manière indiquée ici, d'après lé Manuel des C'ércm, fiôm. et. anfrés, est plus aiMj^ié; ^n ce (Îp^tHb ^ii i6à^ éteèVnommlxâ^ètbii,

5 a LES GBRÉMOKIES

achever de la Fompre entièrement, en la pliant dans le sens opposé. Pendant la fraction de l'hostie, le Prêtre dit : Per eumdem Dominum^ etc. et incline la tête k Jesum, Il pose sur la patène la moitié de l'hostie qui est dans sa main droite, en sorte qu'elle dépasse un peu la patène par le haut, afin de la prendre ensuite plus aisément; et après avoir fait passer le pouce et l'index de la même main, du haut au bas de l'autre moitié de l'hostie, pour faire tomber dans le calice les particules prêtes à s'en détacher, il rompt une petite partie au bas de cette moitié, en disant, qui tecum 'Vint et régnât^ et retenant la particule audessus du calice, il pose sur la patène cette même moitié de l'hostie, en la joignant à l'autre, de manière que l'hostie conserve sa forme ronde, et dit en même temps in unitate Spiritiîs sancti Deus,

95. Le Prêtre prend alors le nœud du calice entre le pouce et l'index unis ensemble et les trois autres doigts de la main gauche, et tenant toujours la particule au-dessus de la coupe, il dit à haute voix, Per omnia secula seculorum. Le Servant ayant répondu -^^/w^'î» le Prêtre continue Pdf j;-f*Z>omz/îi — sit^semper^^vobis-^cum; e% en même temps il fait avec la particule trois signes de croix au dedans de la coupe, sans la toucher néanmoins avec l'hostie, observant à chaque signe de troix de proférer les paroles comme elles sont divisées ci-dessus. Après que le Servant a répondu Etcum spiritu tuoj le Prêtre laisse tomber la particule dans le calice, en disant tout hks Hcec commixUOy etc. et faisant une inclination; de tête a Jésu Christi : ensuite il frotte u-dessus du calice les doigts avec lesquels il a

DB LA MESSE BASS:^. 53

touché rhostie, et les ayant rejoints, il pose la main gauche au bas de la tige du calice, le couvre de la pale, et fait une génuflexion.

96. S'étant relevé, le Prêtre joint les mains devant sa poitrine, sans les poser sur l'autel; et la tête inchnée, ou mieux faisant une inclination médiocre (5) vers le saint Sacrement, il dit à voix haute Agnus Dei^ etc. A ces mots peccata mundiy il met la main gauche sur le corporal, où elle reste jusqu à la fin des trois Agnus Dei) et avec les trois derniers doigts de la main droite, il se frappe la poitrine en disant miserere nobis ; après quoi, il ne doit point poser la main droite sur l'autel, mais la retirer lentement, pour se frapper de nouveau la poitrine au second miserere nobis ^ et à dona nobis pacem.

97. Le Prêtre, restant médiocrement incliné, pose les mains jointes sur le bord de l'autel, et non sur le corporal, pour réciter tout bas l'Oraison Domine Jesu Christe^ qui dixisti^ et les deux qui la suivent, en tenant les yeux arrêtés sur le saint Sacrement, à moins qu'il n'ait besoin de lire dans le Missel, ou sur le carton.

98. Ayant achevé ces trois Oraisons, il fait une génuflexion, et en se relevant il dit Panem cœlestem accipiam^ etc. Puis il met la partie de l'hostie qui est à sa gauche tant soit peu pardessus l'autre partie, et les prenant toutes deux par le haut entre le pou<;e et l'index de la main droite, il lés reçoit aussitôt par le bas entre les

(5) C'est ce qae piescrivent Lohner, Bonav. Antoine, des livres à Vasage des Evéqaes, imprimés en Italie, le Manuel des Cérém, Rom. lé Direttorio, et quelques antres : et ils citent à Tap- \iu\VOrdo Missœ. A Paris^ l'Ordre des Cérémonies de la Messe, imprimé en 1777, dit aussi s* inclinant médiocrement*

S4 X'SA CBRBMOiriBS

mêmei doigts de la main gauche, ayant soin que rhostie conserve autant qu'il se peut sa forme ronde : ensuite, avec la main droite, il place la patène sous Thostie, entre Findex et le doigt du milieu de la main gauche; et s'inclinant médio* creroent, tourne entièrement vers l'autel, sans néanmoins s'appuyer dessus (6), et les pieds joints Fun contre lautre, il dit par trois fois d'un ton de voix médiocre : Domine^ non sum dignus^ et continue à voix basse les paroles qui suivent. Chaque fois qu'il dit Domine^ non sum dignus^ il se frappe légèrement la poitrine avec les trois derniers doigts de la main droite, qu'il pose sur le cprporal (7) aussitôt après qu'il s'est frappé la poitrine; et il répète la même chose les trois fois.

^^* Après cela, le Prêtre se redresse, et prenant par le haut, entre le pouce et l'index de la main droite, la partie de l'hostie qui est à sa gauche, il la porte entièrement sur l'autre partie, évitant de les frotter ensemble ; et tout de suite il prend avec les deux autres doigts, par le bas, les deux parties de Thostie ain^i unies, retenant seulement dans sa main gauche la patène élevée de trois ou quatre pouces au-dessus du corporal. Alors il fait un signe de croix en cette manière : il élève l'hostie tout au plus à la hauteur des

(6) Mérati fait observer qu'an Prêtre, en cas de faiblesse, pourrait appoyer U pe|i^ doigt sipr le corporal. Le B. Lignoii dit le coade, mais bors da corporal.

(7) Le Direttorio, Candid. Presb, etc. yeolent que le Prêtre ne pose pas la main snr le corporal après avoir frappé sa poitrine, maïs qn'il agisse comme il est marqué pour VAgnus Dei, n. 96. Qaelqoes-nns disent qa*il doit appuyer le bout des doigts; les autres n'en parlent point, ou bien regardent rnnr etTaotre pratique comme indifférente.

yeuX) et la baisse tout de suite en ligne droite vers la patène, en disai|t Corpus Domini nos tri Jesu Ckristi^ et inclinant la tête à ces derniers mots; puis il relève un peu l'hostie pour couper cette première ligne vers le milieu, par une ligne transversale de gauche à droite, observant de tracer cette ligne dans les limites de la patène ; et il achève en même temps les paroles, cw^/o^fra^ animam meam in vitam œternam. Amen.

loo. Pour communier, le Prêtre s'incline médiocrement, appuie les coudes sur l'autel, et tient la patène au-dessous de l'hostie. La bouche étant bien humectée de salive, il fait avancer l'hostie au-dessous de la langue (8), à deux ou trois reprises, l'attirant avec la langue à mesure qu'elle $*amollit, et la roulant de manière qu'elle i^e présente au palais aucune surface qui puisse l'y faire attacher/Lorsqu'elle est assez humectée, il la fait passer sur sa langue, et l'avale facilement. Si quelquefois l'hostie s'attachait au palais, il faudrait se servir delà langue, et non des doigts, ppur la détacher.

ip;. Ayant pris la sainte jiostie, le Prêtre se redresse, pose la patène près du bord du corporal au milieu, évitant de la mettre à la place qÙ étî)i(; rbostiej et frotte légèrement le pouce et Tind^» de chaque m^in au-dessus de lu patène,

(S) Plasiears Rnbrlcaires, en décrivant la manière de cornmanier, disent qn'il faut hnmecter les lèvres, et y appnyer Thostie ponr la rompre. L'inconvénient de ceUe méthode e^t que de» parcelles restent souvent snr les lèvres, qu'elles s'attachent ensuite anx bords du calice, et qn'on le» enlève avec le purificatoire; ce qui n'est pas décent. D'autres veulent qu'on ne toucbepas l'hostie avec les dents; mais cela est presque impossible & pratiquer, et il n'y a ancunè indécence à lé faire, ponrvn que l'hostie De soit pas broyée entré les dents. Xspôstt, n. loo.

56 LSS GÉRÉMONIBS

pour y faire tomber ies parcelles qui se seraient attachées à ces doigts.; puis joignant les mains, qu il élève vers le bas du visage, sans le toucher, il incline un peu la tête, et s'arrête quelques mo* ments à méditer sur le saint Sacrement (9).

102. Sa méditation finie, il pose la main gauche sur le corporal, et de la droite ôte la pale de dessus le calice, en disant tout bas: Quid retribuam Domino pro omnibus quœ retribuit mihi?

Il fait alors une génuflexion, et après qu'il s'est relevé, il recule le calice vers le tabernacle, en le portant de la main droite par le nœud, afin de purifier ensuite plus facilement le corporaL A cet effet, prenant la patène entre l'index et le doigt du milieu de la main droite, il soulève un peu le bord du corporal avec les mêfties doigts de la main gauche; ensuite il fait passer légèrement (10) la patène sur le corporal, en commençant vers le bas, un peu au-dessous de la place où était l'hostie. Il meut la patène comme s'il traçait des

(9) Les aatenrs sont partagés sur la question de savoir si le Prêtre peut s^arréter à qcelqne méditation avant que de cornmnnier. Mérati, en citant plusieurs auteurs qui tiennent ponr la négative, semble approuver ce sentiment. La raison qu'ils en apportent est qu'il n'est pas permis de mêler des actes de dévotion particulière aux actes publics de religion; à moins que la Rubrique ne les permette, comme par exemple aux deux Mémento; et qu'ici la Rubrique, qui prescrit la méditation après la communion, n'en dit rien avant. Ils exceptent le cas on un Prêtre se souviendrait d'une faute grave, qu'il n'aurait pas confessée ; alors il devrait s'exciter à la contrition parfaite avant que de communier.

(10) A l'inconvénient d'user les corporaux en pen de temps quand on appuie fortement la patène dessus en recueillant les parcelles, il faut ajouter celai de ne racler que l'empois dont le corporal est enduit. Pen de parcelles se détachent de l'hostie quand elle est entière; celles qui en tombent après la fraction, se trouvent sar la patène, on Ton dépose alors l'hostie.

D£ LA MBSSB BASSE. Sy

lignes obliques, et tournant chaque fois un peu le poignet, il remonte vers le calice, au delà de l'endroit où se trouvait l'hostie, veillant en même temps à ce que la manche de l'aube ne touche pas le corporal ; puis il change de main,» s'il veut, la patène, sans -poser les doigts à là place ou sont les parcelles déjà recueillies; et soulevant de la droite le corporal, conime il fai-^ sait auparavant avec la gauche, il le parcourt en sens contraire, en ramenant alors la patène du côté de l'évangile à celui de l'épître : ou bien, s'il aime mieux ne point changer de main, il se borne à croiser les premières lignes par d'autres en sens opposé.

io3. Lorsqu'il a consacré de petites hosties sur le corporal, et qu'il n'a pas de ciboire pour les mettre en attendant qu'il donne la communion ; ou bien quand personne ne doit communier, et qu'il faut déposer les hosties dans un ciboire renfermé dans le tabernacle, il laisse ces hosties à leur place, et attend, pour ramasser les parcelles sur le corporal, qu'il ait pris le précieux sang (i i), comme il est dit ci-après, n. 126, en parlant de la communion des Fidèles.

104. Après avoir recueilli les fragments qui peuvent être sur le corporal, le Prêtre, sans quit-^ ter la patène, prend le calice par le nœud, entre l'index et le doigt du milieu de la main droite^

(ii)Bauldry, Romsée, Candid. Presfyt. etc. vealent que, «î personne ne commanie, le Prêtre déplace le cidice, et qa*il mette ces. hosties dans le tabernacle avant de prendre le précieux sang. Le Manuel des Cérém, Rom. cei^x de Paris et de Tonl^ ainsi que plusieurs auteurs cités par Mérati, sont pour le parti que j'indique ici. Il a ce grand avantage, qu'il n'expose en ancane manière au péril de renverser le calice, en ouvrant et en fermant le tabernacle.

as Z.BS CliftllMOlflÉS

et If rapproche vers la partie antAieure du corporal : puis il porte la patène au-dessus de la coupe, laissant entre le bord de la patène et celui du calice un espace vide pour faire tomber les parcelles sur le précieux sang, A cet effet, il sépare Tindex de la msiin droite d'avec le pouce, élève tm peu celui-ci, et tenant Findex immobile an milieu de la coiïpe, la partie intérieure du dbigt étant tournée vers le dedans du calice, il ^it passer sous oe doigt la patène, seulement depuis le bord jusqu'à la concavité, autant de fois qu'il est nécessaire pour enlever les parcelles, qu^l laisse tomber à mesure daiis le calice. Après qu'il a purifié les bords, il dresse la patène, toujours au milieu de la coupe, pour purifier la partie concave, avec l'index ou le pouce, selon sa commodité ; et il a soin de temps en temps de frotter ces doigts l'un contre l'iautre au-dessus du calice, pour en détacher les parcelles qui pour*-^ raient y être restées,

loS. Ayant achevé de purifier la patène, le Prêtre, la tenant toujours de la gauche, qu'il pose sur le corporal, prend de la nmin droite le calice au-dessous du nœud, entre le pouce et l'index unis et les autres doigts, et dit en même temps Ca/icemsatutansaccîpiam(i2)^ etc. Après quoi il fait le signe de la croix avec le calice, en tirant la première ligne de haut en bas, et disnnt Sangues f)omi^i nostri Jesu Christi^ sans omettre l'incli-

(la) Qaojqae la Kabriqao da Canon de la Messe semble insinaer qa*on peut dire ces paroles en ramassant les parcelles et en pnrifiant la patène, les Rubriques générales qui sont à la tète du Missel prescrivent l'ordre indiqué ici ; et tons les commentatenxs sont unanimes sur ce point. A Paris, depuis 1777, on a fait concorder ensemble leH deux Rubriques, et on ne do(t dire Calieêm salutaris Mcipiam, qu'après avoir purifié la patè&#.

DB IiA MBSSfi Bi.S6B. 6g

nation dû tète à ces derniers mots; puis il remonte un peu le calice, pour couper la première ligne au ipilieu, par une ligne transversale de gauche à droite, continuant en même temps les

! paroles custocUat animam meam^ etc. Il met alors a patène sous son menton, sans néanmoins qu elle le touche, et porte le calice à la bouche pour prendre }e précieux sang; ce qu'il fait en trois fois au plus, mais sans retirer le calice de la bouche (i 3). Si la particule était restée dans le calice, il ne faudrait pas y porter les doigta ; il est plus convenable de la prendre avec le vin (i4) qu'on met dans le calice pour la purification.

xo6. Apres avoir pris le précieux sang, ou après la communion des Fidèles (i5), le Prêtre ayant posé sur le corporal la main gauche, dans laquelle il garde la patène, présente au Servant le calice au-dessus de l'autel, sans toutefois Ty appuyer (i6)) afin de recevoir du vin pour la puri-

(13) Vayex le Traité des SS, Mystères, ton». ^. Dissert. Ilh

Plasiears anteurs remarquent qu'il est indécent de lécher le calice, oa ses lèvres, on même ses doigts, ut inepte aliquifaciiinf, dit Mérati. Le Prélre doit éviter aussi d'élever tellement le calice, qn'il soit obligé de renverser, pour ainsi dire, la tête, lorsqu'il prend le précieux sang ou les ablutions.

(14) Benoît XIV, deSacrif, lib. 3. cap. 17, adopte cette pra.tique, et le Direttorio de' Riti, dit qu'on peut mettre une seconde fois du vin dans le calice pour prendre la parcelle, si elle y demenrait encore atUchée après la première purification. D'ailleurs cette pratique est autorisée par la Rubrique du Vendredîsainr, à la Messe des présaoclifiés, qui prescrit ap Prêtre, lorsqu'il a rompu la sainte hostie, de mettre la parcelle dans le vin que le Diacre a versé dans le calice.

(i5) Pour la communion des Fidèles, voyez l'article XIV, 'ci-après.

(16) Si le Servant est trop petit, on peut préseifter le calice hore de l'autel, et de même à l'ablution des doigts.

6ô LES CÉRÉMONIES

fication, et en même temps il dit : Quod ore sumpsimusy etc. Il doit mettre régulièrement autant de vin qu'il en a mis à TOffertoire ; ou bien,

I)our y suppléer, il tourne avec précaution le'caice, en remuant seulement le poignet, afin de faire passer le vin par tous les endroits où le pré* cieux sang aura touché. Puis il prend le vin par le même endroit du calice qu'il a pris le précieux sang, tenant la patène sous son menton, comme à la communion du sang précieux.

107. Ensuite il pose le calice et la patène sur le corporal, le calice au milieu, et la patène du côté de révangile ; et aussitôt prenant le calice au-dessous de la coupe entre les trois derniers doigts libres de chaque main, il met au-dessus les pouces et les index toujours joints, fait une inclination de tête à la croix, et porte ainsi le calice au coin de Tépître, où, Tayant posé sur Tautel, il reçoit du Servant, d'abord du vin, puis de l'eau sur ces quatre doigts, et récite en même temps. Corpus tuum, Domine^ quod sumpsi\ etc. C'est au Prêtre à déterminer, en levant le calice afin que le Servant cesse de verser, la quantité de vin et d'eau qu'il veut pour l'ablution des doigts.

Ï08. En continuant la prière, le Prêtre frotte le pouce droit avec l'index gauche, et vice versâ^ en dedans jusqu'à la naissance de chaque doigt, afin de les purifier entièrement, parce que souvent l'hostie a touché le haut de ces doigts, surtout à la fraction (17) : puis tenant encore le

(17) VEsposiz. délie Cerim. remarque, avec raison, que la Kabrique dit abluit pollices et indices, et non pas extremitates digitorum. Si quelque antre doigt avait touché l'hostie, il faudrait aussi le purifier.

DE LA MfiSSE BASSE. 6l

calice de la Inênie manière, il le porte entre le corporal et le purificatoire auprès duquel il le pose; et laissant toujours le pouce et Tindex gauche au-dessus de la coupe, il prend avec le pouce et l'index de la main droite le purificatoire, qu'il porte aussitôt sur le calice, et avec lequel il essuie ces quatre doigts, prenant garde qu'aucune goutte ne tombe de ses doigts ni sur le pied du calice, ni sur la nappe de l'autel, ni sur le corporal.

109. Quand le Prêtre a essuyé ses doigts, il -4, joint les mains, tenant le purificatoire entre deux, ^ et en arrivant au milieu de l'autel, il incline la >V tête à la croix : puis ayant le purificatoire^plié en ^ deux sur les trois doigts du milieu de la main ^ J^ gauche, et le retenant par les extrémités avec le 5 pouce et le petit doigt, il pose cette main sur l'au- * f^ tel hors du corporal, et prend le calice par le «^ K nœud avec la droite, le pouce et l'index étant sg-^ ^,^ parés. Alors portant le purificatoire au-dessous^\ **"* dojKgntpn, U . jaMd4jlikÉ(Mi0û oitims le , ^' ^/r calice, en év î ;tat â:rig^ *' ^

comjna j i )yaclq ptlèJ-ùns qui sucentjj)ourraînsi'dîre, i ' plusieurs^ fois le calice. Âpres avoir déposé le i T* ;. calice au milieu dii' corporal, tenant des deux J^v mains le purificatoire, il l'ouvre un peu pour essuyer ses lèvres ; ensuite posant sur la coupe le purificatoire toujours plie en deux, de manière qu'il sorte un peu du côté où le Prêtre a pris le précieux sang, et prenant' de la main gauche le calice ou par le bas de la coupe ou par le nœud, il enfonce, avec deux ou trois doigts, le purificatoire jusqu'au fond de la coupe, et le fait passer légèrement (i8) tout autour, en dedans et en de-

(18) Beaaconp de Prêtres frottent si lort et ei loDiftemps le

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