‹ Les cérémonies de la messe basse: exposées selon les rubriques du MisselChapitre 37 sur 45 · Quand lune des mains est occupée à quel · texte numérisé non relu

Quand lune des mains est occupée à quel

que fonction^ il pose l'autre étendue au-dessous de la poitrine. Au Confiteor, kYÀgnus Dei, etc. il se frai3pe la poitrine, non avec la main étendue, mais du bout des doigts qui sont joints ensemble et un peu courbés. Comme il doit faire aussi sur lui tous les signes de croix que le Prêtre fait sur lui-même tant avec la main qu ^vec la .patène, il faut quil ait les yeux attentifs sur les mouvements du Prêtre. Pour faire régulièrement le signe de la croix, il pose d'abord sa main gauche au-dessous de la poitrine ; puis tournant vers son visage la paume de la droite, il porte au front le bout' des doigts quand le Prêtre dit In nomine Patrie; à ces mots et Filii, il se touche la poitrine au-dessus de la main gauche; quand il dit et Spvrilûs, il se touche l'épaule gauche, et la droite à sancii; enfin il rejoint les mains, ou croise les bras à Amen.

4. Il y a, durant la Messe, deux espèces de salut, riuclinationret la génuflexion. L'inclination est ou profonde, ou médiocre^ ou simple. La profonde consiste à courber la moitié du corps, en sorte que le bout des doigts, si on étend les bras, puisse toutfher les genoux. La médiocre se f^t ea courbant le corps à demi, et baissant un

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peu la tête et les épaules, La dernière, dite aussi inclination de tête, se fait en baissant la tête, et même quelque peu les épaules. Pour faire convenablement la génuflexion, il faut, en tenant le corps droit, plier jusqu'à terre le genou droit, en sorte qu'il vienne se placer à côté du talon gauche, et en même temps incliner un peu la tête et les épaules.

( 5. Le Servant fait les mêmes saluts que le Prêtre, tant à la sacristie avant et après la Messe, qu à Tautel en y arrivant et avant de le quitter. Dans les lieux où Ton suit le rit Romain, il fait rinclination profonde à la croix, et même la génuflexion si le saint Sacrement est dans le tabernacle, toutes les fois qu'il traverse Fautel au milieu ; mais à Paris, et dans les diocèses qui ont le même usage, il ne fait que Tinclination profonde, à moins que le saint Sacrement ne soit exposé, auquel cas il fait la génuflexion. Lorsqu'il doit quitter sa place pour se rendre à la crédence, et quand il y est revenu, il s'incline profondément vers la croix : il fait la génuflexion, si c'est depuis la consécration jusqu'après la cohimunion, ou bien quand le saint Sacrement est exposé. Il fait encore l'inclination profonde vers la croix,auhautderautelàcôtédu Prêtre, quand il y monte; et lorsqu'il présente au Piètre, oa qu'il reçoit de lui quelque chose, il lui fait une inclination médiocre. Il doit aussi faire avec le Prêtre l'inclination de tête vers la croix, au nom de JÉSUS, au Gloria Patri, et chaque fois que l'on dit Oremus : il fait cette même inclination devant lui, et sans se tourner en aucune manière, aux noms de Marub, des Saints* dont on dit la Mesise ou dont on fait mémoire, età celui du Pape,

DE LÀ MESSB BASSE. XsS

quand le Prêtre les prononce d'une voix intelligible; et pendant le Gloria in excelsis ^ eic, corame il est marqué ci-après, n. 17 et 19.

6. Lorsque lé Servant doit transporter le Missel, il le laisse ouvert, et prend des deux mains le pupitre, appuyant les pouces sur le bord qui retient le livre, et le tenant par-dessous avec les autres doigts sans mettre les pouces sur le Missel, afin de n en point salir les feuillets. Après avoir pris le livre, il se tourne toujours du côté du milieu de Tautel, pour ne pas tourner le dos à la croix; ce qu'il doit éviter en toute occasion.

7. En mettant le vin et Teau dans les burettes, et aussi en les présentant au Prêtre, il prend garde de les confondre, surtout si elles sont de métal; il ne les emplit pas tout à fait jusqu'au bord, afin que le uianuterge ne se mouille pas lorsqu'il le posera par-dessus ; et il essuie le pied, s'il est humide. Quand il faut les présenter au Prêtre, il tourne Tanse en dehors, et les tient par le bas, parce que sa main doit toujours être audessous de celle du Prêtre ; mais il ne les pose jamais sur l'autel, de peur que le ped ne salisse la nappe (i). Avant de les mettre dans la main du Célébrant, et après qu'il les a reçues de lui, il les approche de sa bouche, comme pour les baiser; mais il ne les baise point lorique c'est luimême qui verse du vin ou de l'eau; et alors il les prend par les anses, mettant le pouce pour retenir le couvercle, si elles en ont un. Après la

(i) Plasienrs auteurs veulent que le Servant pose sur r<intel le bassin avec les bnreites, avant de les présenter an Prêtre : mais il arrive assez soqvent que le dessous du bassin, étant haxuide, salit la nappe; et il y a aassi plus de risque de renverser les burettes; qu'en lea iais^ani dans Its mains du Servant.

is(S FOHOTIOIfS DIT 8BETANT

Messe, si aucune autre ne doit: suWrc, il verse de )Vau dans la burette du vin, l'agite un peu pour la rincer, jette Teau comme il est dit ci-après, n. 22, et laibse ensuite égoutter les deux burettes, afin qu'il n'y reste point d humidité.

8. Il répond au Prêtre distinctement et sans précipitation, articulant chaque mot, et attendant que le Prêtre ait achevé les paroles auxquelles il doit répondre, sans parler ni trop haut ni trop bas, mais prenant, autant qu'il lui est possible, le même ton de voix que le^Célébrant.

9. Le Servant, quand il faut sonner, prend la clochette de la main droite, et évite surtout de l'agiter violemment et avec fracas; mais il la tinte posément, plutôt par coups distincts, que d*une manière continue, si ce n est après chaque élévation, qu'il presse un peu les coups, pour avertir les assistants de ne plus rester inclinés. Si la Messe se dit pendant un Office public, ou bien dans une chapeUe particulière où il n y ait que > peu d'assistants, on né sonne point ordinairement.

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