e, hab
Report. . .
États barbares-
ques ....
Portion delaTur- | 3, 250 6,000,000 quie d'Asie . . J
Royaume de Grèce et lies Ioniennes
Turquie d'Europe, jusqu'au Danube ....
Angleterreetpays de Galles. . .
198,826 123,252,090 120,000,000 enT.?(SO
(Aatures, 13rac«, Lacenses) était de 681,000 bommoa. La popalation aetuellê des m£inet con- Iréea est :
Aaloriea 4^0,000
Royaume de Léon 295,000
GaJice 1,840.000
Provincea portngaiaea de Traos-Monlés et d'Entre-Minho et Duaro. 4,204,00tf
Il fanl, ai le chiffre de Pline c»t exact, qoe la population ae «oit bien accrue on qtte le nombre de» eaclarea fût considérable.
En admettant que la proportion entre la population libre du tcmpa des Romains et la population aclnelle fût la même dans toute la Péninsule Hispanique,
L'Espagne conlinentale ayant aujourd'hui 14,660,000 hab.
Le Portugal 3,534,000
L'Espagne romaine n'aurait pas en pin» de 3,988,000 hommes libres.
(4 ) Selon Joséphe qui ne comprend pas dans ce compte la rille d'Alexandrie. De BbBd. II. 46.
(8) J'obtiena ee nombre par la proportion établie antre la snperflcie fleé contréca clont U population est connue et celle du reste de l'empire. La cottiectnre de Gibbon eat de i90 k 140,000^000, probablement au-desans plutôt qu'an-desséAs do la vérité. U ne favi e^pémlant pas trop diminuer le chiflfre de la population de l'empire romain. Si les paya chrétiens ont érldrmmrnt gagné en population, les |ïay» mabomélans, an contraire, ont dà perdre bMittOTip, «t ce» pays représentent k peu prés toute la moitié orientale dt TKapire Romain.
APPENDICE AU TOME SECOND
De l^année.
Ditposition des légions dans Vempire.
Au commrnnemeiil da Yen la fin d« Néron, Souf Ma>c-Attr«lv,
Tibcrp, an tS (Tae., an 68 (Tac, Hitt. 1. 7 ri rtn Tan i8o {V Onu -
Aim. IV. 9. ~ •. Il.d rtalibipsiMini. phriaa PaiiTiiitu^
Sirabon). J<^,dcBcllo. II.16}. Imp. rom.
ïRomc 9 cohortes prêt. (1) 9 coh, prélor. 12
3 cohortes urb. 3 — urb. 14
2 — de vigiles. 2 — vigll. 7
Et de pItH, la Rardo
baiate ou grrmatiie
Selon JuM»L(pM>, 2,000 h.
En Italie » I légion (3) ! légion.
Sur le Rhin (Germanie inférieure , au-dessous de
Mayenne) 4 iégions. 4 4
Germanie supérieure, audessus de Mayenne . . 4 4 4 Dans Tinlérieur de la Ganle. * i ,200 hommes.
En Espagne 3 (4) l légion (5).
En Afrique ....<• 2 i i
En Egypte 2 (6) 2 (7) 2
En Syrie, sur les bords de
TEuphrale 4 4 3
En Judée 3 (8) l
Sur le Danube, en Panno-
nie 2 1 3
EnMésie 2 2 3
EnDalmatie ..... 2 2 »
En Thrace >» 2,000 hommes. »
En Bretagne » 3 légions. 3
Dans le Pont et les Pains-
Méotldes » 3,000 hommes (9). »
RhéUe i» « 1
Norique •* » i
Dacie » » 2
Cappadoce »• » 2
Màopotamie » » 2
26 légions et 28 légions, 33 légions et
14 cohortes. 14 cohortes et 33 cohortes.
8,200 hommes.
(4) Tacito. lùid. Dion. LV.
(5) Formée par Caligula (Joséplie. XIX. 1. Dion. LV. Suét. in Caïo. 58-60). Ell« fut depuis supprimée par Galba.
(3) Légion ilaliqne récemment levée par Néron.
(4) Deux entre le Donro et la mer, la tntisicme garde le reste de la côte jusqu'aux Pyrénées.
(5) En Lnsilanie (Jos^phc, de Bcllo, II. 46).
(6) Sirabon écrivant vers Tan 17 compte en Egypte trois légions et neuf cohortes romaines dispersées A Aloxandrio, à Syénc, à Babylonc d'Kgyptc ; de pins trois corps de cavalerie {alœ) semés dans la province.
(7) Joscphe en ajoute une troisième vers rEthiopic. — (8) A cause de la révolte des Juirs. (9) Josépbe. Ibid.
APPENDICE AU TOME SECOND. 537
Si nous comptons la légion au temps des premiers empereurs à 6,300 hommes (Tacite, Ann. i, 32 et ci-d. p. 68), au temps de Marc-Aurèle à 6,826 hommes, la cohorte au dixième des fantassins de la légion , c'està-dire à 600 ou 610 hommes (excepté les cohortes de la garnison de Rome qui en avaient 1,000 ( Dion. LV ), le nombre total des forces romaines se trouve avoir été :
Sous Tibère de. 171,500 hom.
Sous Néron de 198,600
Sous Marc-Aurèle de 258,258
Forées marltlmcfl.
Deux flottes prétoriennes. Tune à Misène, l'autre à Ravennc, portant chacune une légion de matelots . . 12,000
Deux flottes vicariœ à Fréjus et sur le Pont-Euxin (Joseph. Tacite, Ibid. Hist ir. 83). Cette dernière était de /iO navires. On peut les compter à une demi-légion chacune 6,000
Deux flottilles fluvtatiles, l'une sur le Rhin^ l'autre sur le Danube (Tacite, Ann. i. 58. xu. 30), de 2& bâtiments chacune 3,000
21,000 hom.
Ainsi nous comptons les forces romaines de terre, telles qu'elles étaient au temps de Néron, à . . . . 198,600
Les forces maritimes à 21,000
Les troupes auxiliaires, dont Tacite (Ann. iv. 5) indique le nombre comme à peu près équivalant à celui des légions, à 171,500
Nous aurons pour chiffre total des forces militaires de l'empire 391,100 hom.
Flnanees.
Avant de mettre en regard de ce chiffre le chiffre des armées modernes, il serait utile de connaître le budget qui payait les armées romaines. Malheureusement les documents à cet égard sont bien incomplets. Citons seulement ou rappelons quelques faits qui suffisent pour établir l'infériorité relative du budget romain {V. t. i, p. 296, 297).
Il faut d'abord distinguer le revenu (vectigalia) qui servait Si payer les dépenses ordinaires, et le trésor (^'ariMm) que, par une économie politique fort grossière, on tenait en réserve pour les cas imprévus.
Dîi trésor. — En ^59, le consul Papirius, vainqueur des Samnites, y apporta (Liv. x, &6) :
538 APPENDICE AU TOME SEGONa
2,053 lÎTres de cnÎTre =. l,308,/i69 fr.
1,330 livres d'ai'gent= 100,016
Total. . . . 1,408,385 fr.
En 586, après la défaite de Persée, Paul-Emile y apporU (Pliue. xxxiii, 3) 230,000 sest = . . 66,000 fr.
En 5d7, pea avant la troisième guerre Punique^ on y compu (Pline, xxxiii. 3} :
16,810 livres d*or= 18,827,280
22,070 livres d*argent=r. . . . , 1,659,664
6,285,400 sesterces en argent monnayé . 1,257,000
21,743,944 fr.
En 663, on y comptait, seloa (Pline, xxxiil. 3)
1,620,829 livres d'or = 1,815,328,480
En 693, César^ consul , vole au Capitole, en les remplaçant par du cuivre doré (Suét. , in Cœs. , 54J, 3,000 livres d'or= 3,354,000 fr.
En 705, époque où la république était plus riche que jamais, César enleva du tré8or(Pline. xxxiii. 3):
15 lingots d'or, valeur inconnue.
35 lingots d'argent, id.
40,000,000 sesterces en monnaie= 8,000,000
En 707, César rapporte à son triomphe un butin évalué à la somme
de 6,000,000,000 sest. =. 1,200,000,000 fr.
Et des couronnes d'or pesant 2,014 livres =. . 2,255,680
1,202,255,680 fr.
En 707, Antoine, consul, enlève an trésor et dissipe en peu de mois (Cic, Phii. x. 11. xu. 4), une somme de 700,000,000= 140,000,000 fr.
En 726, au contraire, par suite des guerres civiles et des dilapidations d'Antoine, le trésor était si pauvre qu'Auguste lui prêta 100,500,000 st = 20,100,000
II forma en outre pour assurer des retraites aux soldats un trésor militaire qu'il commença par doter de ses propres frais, de 170,000,000 sesterces= . 34,000,000
An de J.-C. 37, Tibère en mourant laissait dans sou épargne particulière {fiscus), avec laquelle du reste le trésor public (ctrarium) commençait à se confondre, 2,700,000,000 sesterces = . . . . $40,000,000
(Caligula dissipa cette somme en moins d'un an. Suét., in Calig. 37.)
Du revenu. — (Sur la nature du revenu et des hnpdts, F. t I, p. 181, 188, 296, 495, 497. Gibbon, ch. 6. Lipse, do Magnit. Rom. ii, 3. — M. Delamalle, Économie politique des Romains, t. Il, p. 402, 403, 404 s. ) Quant au chiffre du revenu :
APPENDICE AU TOME SECOND. 539
En 629, avant la victoire de Pompée sur Mithridate, le revenu public était de 50,000,000 drachmea ou /iO,000,000 fr.
Pompée l'augmenta ( F. t l. p. 10/i) de 85,000,000 dragmes= 68,000,000
Le retenu public fat donc de 108,000,000 fr.
mais il diminua rapidement.
En 692, Métellus Népos fit supprimer les douanes de Tltalie.
En 693, César, consul, accorda aux publicains de TAsie une remise d*un tiers sur leur bail, c'est-à-dire réduisit les revenus apportés par] la victoire de Pompée aux deux tiers, et la somme totale du revenu à. 85,333,333 fr.
La même année, par la loi agraire, il réduisit tout le revenu italique (v€CtigaldomesU€um) au seul droit sur les affranchissements (K Cic. Atu).
En 69^, Clodius, tribun, rendit les frnuientations gratuites; et par là diminua de 7,000^000 de francs le retenu public (Cic. pro Sext. 25. Ascon. in Pis. 4).
En 702, César, conquérant des Gaules, leur imposa un tribut (Suét in Caes. 25) de 40,000,000 sest. =. 8,000,000 fr.
En 723, après la bataille d*Actium, Agrippa déclare le revenu de Tempire insuflBsant.
En 724, Auguste, ayant réduit TEgypte en province, lui imposa un tribut V égal à celui que César avait imposé à la Gaule » (Yelleius Paterculus, II, 39), mais le texte de cet écrivain est probablement corrompu en cet endroit La Gaule, bien moins riche que TEgypte, n'avait été soumise par César qu'à un impôt fort modéré (Suét, loc. ciY.). L'Egypte, au contraire, payait sous ses rois 12,500,000 talents (62,500,000 fr.), et sous l'administration romaine, grâce au développement du commerce, elle rapporta, selon Sirabon, infiniment davantage (Liv. xvii).
C'est vers cette époque, et en partie grâce à cette conquête de l'Egypte, qu'Auguste releva les finances, fonda le trésor militaire, etc. (Soél^MiiAug. 41).
An 38 après J.-C, Caligula augmente les impôts et en crée beaucoup de nouveaux (F. t l, p. 296, 297, 495).
An 59, Néron arrête les exactions des publicains et supprime quelques impôts vexatoires. Il est même tenté de supprimer tous les impôts indirects (partorià), mais il est arrêté par l'impossibilité de sufiire aux dépenses publiques (Tacite, Ann. xiii. 50. 51).
Dans les années suivantes, les dépenses de Néron furent énormes, et les guerres civiles qui suivirent sa mort, achevèrent d'appauvrir les citoyens et le trésor. En 71, les préteurs se plaignirent publiquement de son insuffisance (Tacite, Hist iv, 9, 40). Et Vespasien déclare que, pour réparer les pertes et pour remettre en état les finances de l'empire, il faudrait une somme de 40,000,000,000 sest =8,000^000,000 fr. (Suét , in Yespi 16).
540 APPENDICE AU TOME SECOTSD
Mais les empereurs romains ne réalisèrent jamais un budget pareil. Les grands moyens financiers des monarchies modernes leur manquaient; l'impôt personne] n'atteignait pas les 6 ou 7 millions de familles romaines qui étaient en général les plus riches de Tcmpire. La plupart des autres impôts (comme le vingtième des affranchissements et des successions, le droit de douanes, les droits sur les ventes et les marchandises, etc.) étaient de ceux qui ne sont perçus qu'avec peine, auxquels on se soustrait parla fraude, et qui, si le taux en est trop élevé, cessent d'être productifs, parce que la consommation diminue.
Le budget de l'empire était donc fort restreint ; Gibbon, parlant d'une époque où l'empire était encore 'plus vaste qu'au temps de Néron, ne l'apprécie qu'à 350 ou 340 millions.
Ajoutons^ pour compléter ces notions, que la valeur relative de l'argent était, à peu de chose près, la même qu'aujourd'hui. Ainsi, le prix du blé paraît avoir été à peu près le même (M. Delamalle, liv. i, ch. 11). Le prix de la journée de travail n'était guère qu'à un tiers au-dessous du prix moyen en France {Id. p. 129). La paye du soldat était de 10 as par jour (de 65 à 70 centimes), etc.
Reste maintenant, pour établir la comparaison, à rapprocher de ces données celles qui nous font connaître la situation militaire et financière des puissances qui ont succédé à la puissance romaine.
Nous ne tenons pas compte des forces maritimes dont l'accroissement est tout à fait en disproportion avec les habitudes et les nécessités de la civilisation antique.