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V. sur tout ceci, Suet., In Cœs

politique rancuneuse tenait abaissés ^ Mais en même temps, pour maintenir la population de l'Italie, il interdit à tout citoyen de vingt à quarante ans de quitter l'Italie plus de trois ans de suite si ce n'est pour le service militaire ; à tout fils de sénateur de la quitter, si ce n'est pour le service de la république. Pour arrêter l'extinction de la race libre, il défend à ceux qui possèdent des troupeaux d'avoir plus des deux tiers d'esclaves ou d'affranchis parmi leurs bergers. Pour augmenter à Rome la population utile, il attache le droit de cité à la médecine et aux professions libérales ; pour diminuer la population fainéante, il fait, de rue en rue et de maison en maison, un sévère recensement du peuple, et réduit de plus de moitié le nombre de ceux à qui la république donne du blé. Pour donner du prix aux terres italiques, il limite, sinon pour tout citoyen romain , du moins pour tout sénateur, le chiffre du capital mobilier ou extra-italique qu'il lui' permet de posséder, et lui ordonne d*avoir en biens situés dans la Péninsule an moins le tiers de sa fortune *. Pour relever les classes aristocratiques, il fait de nouveaux patriciens, entre autres Cicéron, et son petit-neveu à lui, qui fut depuis Auguste '\ Enfin, il distribue des terres à ses vétérans; mais il ne veut pas, comme Sylla, les faire camper dans une même province, légion agricole prête à se lever au premier signaL II aime mieux ne dépouiller personne, pas inême les colons de Sylla ^ ; il ne prend que les terres »

1. Suet., m Cœs., 42. Plut., in Cœs., 15. Dion, XLIII, p. 239.

2. Lez Julia de modo credendi possidendique extra Italiam. (Tacit., Ann , Vf, 14.) Cette loi est différente de celle qui date du consulat de César (695), et par laquelle il défendsdt d'avoir en numéraire plus de 70,000 sesU (Dion, XLl, p. 171.)

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