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PLANCHE III

THÈse pe Sciences 1933. J. LEBASQUE.

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Fig. 1. — Trichophyton bullosum: poil de cheval parasité. Nombreux filaments intrapilaires bien séparés; gaîne de spores d'apparence microsporique (x 435).

Fig. 2. — T. bullosum: deux filaments mycéliens parcourant le poil en s'entrecroisant

Fig. 3. — T. bullosum: à gauche, culture secondaire (1° repiquage) sur gélose maltosée de 2 mois.

À droite, culture primaire sur gélose maltosée de 5 mois. En haut, les mêmes cultures vues de profil (grandeur naturelle).

PRES pe

de 3 à 4u de large, sans apparence de sporulation et ne laissant entrevoir aucune segmentation.

Les filaments mycéliens peuvent remplir la moelle et l'écorce du poil au niveau de la racine, mais ils ne sont jamais serrés les uns contre les autres comme dans Sabouraudites equinus et le mycélium conserve toujours son épaisseur normale.

En s'éloignant de la racine du poil, le nombre de ces filaments diminue rapidement et on ne trouve généralement que 2 à 5 rubans mycéliens qui parcourent le poil dans la presque totalité de sa longueur en s’entrecroisant, comme le montre la figure 2, planche III.

Pour observer ces détails, il faut examiner un poil bien éclairé. Toutes les souches de ce champignon ont montré la même disposition mycélienne intra-pilaire.

A la faveur du petit nombre de filaments dans la moelle, on peut préciser le mode d’envahissement du poil par le champignon : pénétration d’un filament mycélien dans le poil par soulèvement d’une cellule de l’épidermicule et cheminement du mycélium dans la moelle, dans la direction de la racine, ainsi qu’en témoigne lie sens des divisions dichotomiques observées.

5° Cultures

a) LES CULTURES PRIMAIRES se développent très lentement et ce n’est qu'après 6 à 8 semaines à l’étuve à 25° qu'elles prennent les caractères distinctifs suivants :

Sur les deux milieux d'épreuve classiques, ce champignon forme un dôme assez régulier de 4 à 5 millimètres de diamètre et de 2 à 3 millimètres de hauteur, de couleur blanc jaunâtre, complètement glabre et d'aspect granité à sa surface.

Par sa forme, la culture donne l'apparence d’une bulle de gaz qui sortirait d’un liquide très visqueux.

Cette calotte hémisphérique, un peu aplatie, est creuse et se trouve reliée à la gélose par un bord circulaire régulier, formant

un léger sillon lorsque la culture vieillit et que la gélose se dessèche.

L'aspect granité de la culture est surtout apparent dans les parties élevées du tube de gélose ; près du fond du tube et de l’eau de condensation, la culture est humide et lisse.

En vieillissant, la culture pénètre dans la gélose et s’étend dans la profondeur du milieu, formant par transparence une auréole arborescente plus ou moins régulière qui déborde la calotte de 3 à 4 millimètres (voir planche III, fig. 3).

Il n'y à pas de différence sensible entre les cultures sur les deux milieux d’épreuve glycosé et maltosé.

b) LES CULTURES SECONDAIRES, sur milieux d’épreuve classiques, poussent plus rapidement ; elles sont déjà caractéristiques à la quatrième semaine. Ces cultures ne diffèrent pas, au point de vue des caractères macroscopiques, des cultures primaires.

Milieux à base de polysaccharides et gélose à la farine ou au bouillon de staphylocoques.

Sur gélose à l’amidon, à la dextrine, à la farine, la culture a des caractères un peu différents de ceux observés sur les milieux d’épreuve classiques : la calotte hémisphérique est bosselée et a perdu la régularité de sa forme.

Sur gélose au bouillon de staphylocoques, la culture se développe en une masse blanc jaunâtre, irrégulièrement mamelonnée, qui pénètre beaucoup dans la gélose et forme par transparence, autour de la culture extérieure, une auréole de 5 à 10 millimètres de large.

Sur tous ces milieux, la culture reste glabre.

Milieux naturels.

Il n’a pas été obtenu de culture sur crottin et maïs ; et, sur champignon de couche, le développement est presque nul.

Sur grains de blé, le champignon forme, au point d’ensemencement, une plaque blanc jaunâtre qui s'étend sur l’amande et garde son caractère glabre.

Sur grains d'orge, le champignon recouvre l’amande d’une

mince pellicule d'un blanc pur, d'aspect givré, qui ne revêt jamais l'apparence duveteuse.

Sur grains d'orge au germe de blé, on obtient une culture duveteuse blanche, assez abondante, présentant, à la loupe, des

hyphes dressées sur un mycélium lâche qui recouvre partiellement l’amande des grains.

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