INTRODUCTION
Les champignons vénéneux ont fait l’objet de très nombreux travaux en Europe, particulièrement en France et en Russie, et aussi depuis quel ques années en Amérique. Ces travaux ont considérablement éclairci ce sujet et montré que les innombrables espèces redoutées de nos ancêtres sont pour la plupart inoffensives ou peu dangereuses, et que les accidents graves ne sont produits qué par un petit nombre d’espèces bien caractérisées. La tâche botanique de l'amateur de champignons ou du médecin se trouve donc aujourd’hui réduite et accessible à tous, au lieu de l'être seulement aux spécialistes. Nous devons pour une bonne part ce résultat aux travaux de notre regretté confrère le Dr X. Gizor et de son fils, le Dr V. Gzzor. C’est de la thèse de ce dernier que date vraiment la conception moderne des champignons vénéneux et des divers modes d'intoxication qu’ils produisent.
Jusqu’à présent les champignons vénéneux de l'Afrique du Nord n’ont fait l’objet d'aucune étude d'ensemble, On connaissait seulement l’existence de quelques uns d’entre eux, et on citait parfois quelques cas d'intoxication observés en Algérie. Nous espérons donc combler une lacune en publiant notre travail.
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Il n’est malheureusement pas tel que nous l’aurions voulu; les circonstances qui nous forcent à hâter sa publication nous empêchent de combler bien des lacunes, d’élucider bien des problèmes, et de l’accompagner de figures. Nous espérons toutefois que, tout imparfaite qu’elle soit, notre étude ne sera pas inutile et aidera les naturalistes et les médecins à acquérir une Connaissance plus complète de la question.
Nous avons nommé nos champignons d’après les règles de la Nomenclature adoptées au Congrès de Bruxelles en 1910, en prenant comme point de départ pour la priorité Fnies, Systema Mycologicum (1821-1820). Nous avons complété autant que possible les listes d’Icones données d’après les auteurs par Saccarno (Sy/loge Fungorum, 19, 20), et nous avons vérifié toutes celles qui nous ont été accessibles. Cette vérification nous a conduit à rectifier un assez grand nombre d'erreurs, ce qui explique la non concordance de nos listes avec celles de Saccarpo dans lesquelles toute la responsabilité est laissée aux: auteurs. Nous avons indiqué pour toutes les Icones que nous avons pu examiner la valeur que nous leur attribuons, considérée uniquement au point de vue de l'expression des caractères botaniques, de l'efficacité au point de vue de l’identification-de l'espèce, sans soùci des qualités artistiques ou autres.
Les conventions adoptées dans les notes qui suivent sont celles qui ont été utilisées dans les « Notes critiques sur quelques champignons récoltés pendant la session de Dijon... (Octobre 1909) ». (Bull. Soc. Mycol. France, 26, p. 159.) Pour la commodité du lecteur, nous reproduisons ici ces conventions avec quelques additions.
1° La pagination donnée pour le fascicule [ des Champignons du Jura et des Vosges, de Quélet, est celle des Mémoires de la Société d'Emulation de Montbéliard, dans lesquels ce travai! a.été publié. Il en a été fait éga-
lement une publication séparée, dont la pagination est différente. 2° Nous donnons pour les planches de Cooke le numéro de clas-
sement définitif publié dans le Systematic Index, en ajoutant entre parenthèses le numéro primitif imprimé sur les planches, utilisé dans le dictionnaire de Laplanche.
3° Pour les planches de Gillet, nous donnons également deux numéros ; le premier correspond à la table définitive publiée en 1898 ; le second placé entre parenthèses, à la table partielle de 1890, au Dictionnaire iconographique de Laplanche, et à l’Zndex Iconum de Saccardo.
Lorsque nous ne donnons qu’un numéro, il s’agit d’une planche publiée après 1891 et ce numéro se rapporte par conséquent à la liste de 1898. |
49 Dans les mensurations de spores l’apicule basilaire (qui ordinairement ne peut être exactement délimité) est inclus, à moins d'indications