‹ Les champs et la merChapitre 23 sur 49 · COURRIÈRES · texte numérisé non relu

COURRIÈRES

Lorsqu'à travers ta brume, ô plaine de Courrière, L'ombre monte au clocher dans Tor bruni du soir, Que s'inclinent tes blés comme pour la prière, Et que ton marais fume, immobile encensoir;

Quand reviennent des bords fleuris de ta rivière, Portant le linge frais qu'a blanchi le lavoir, Tes filles le front ceint d'un nimbe de lumière Je n'imagine rien de plus charmant à voh

D'autres courent bien loin pour trouver des merveilles. Laissons-les s'agiter; dans leurs fiévreuses veilles, Ils ne sentiraient pas ta tranquille beauté.

Tu suffis à mon cœur, toi qui vis mes grands pères, Lorsqu'ils passaient joyeux^ en leurs heures prospères^ Sur ces mêmes chemins, aux mêmes soirs d'été.

A Gustave Brion.

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