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Chancres mous du membre supérieur

Le chancre mou du membre supérieur, et en particulier le chancre mou des doigts, contrairement à ce que pourrait faire penser la facilité de son mode d’inoculation, était considéré comme une chose excessivement rare. En effet, si nous nous reportons aux statistiques anciennes on constate :

Chancres mous Doigts LIEÉEN RENE PRE TE 206 cas 0 LécordetEournier ue. +. 788 5) ICO DER PART ML AE 682 l PCR IOUDMR MS im 79 Il

En réalité, cette proportion est beaucoup trop faible et si ces chancres furent considérés comme une rareté, c’est qu'on les cherchait avec des signes qu’ils n’avaient pas. Nous essaierons, malgré la diversité des cas publiés, d'établir une distinction entre les différentes formes cliniques que l’on peut rencontrer.

Etiologie. — Elle ne diffère en rien de l’étiologie des autres chancres mous. Signalons toutefois que c’est dans les chancres des doigts que l’on rencontre le plus de contaminations accidentelles.

La main droite est le plus souvent atteinte, sans doute parce qu'elle est plus sujette aux blessures.

Symplomalologie. — 1. Forme ulcéreuse typique. — Cest celle que l’on rencontre le plus souvent, mais qui est aussi le plus souvent modifiée par un traitement intempestif.

Le début est comparable aux inoculations expérimentales. L'incubation est en général de 24 à 36 heures, plus rarement de 4 à 5 jours.

On constate d’abord une petite zone Imflammatoire rouge, tendue, douloureuse, de volume ne dépassant pas celui d’un pois. Une saillie minime pointe en son centre, et les bords sont

assez nettement délimités.

An 10

La vésico-pustule ne dépasse pas la grosseur d’un grain do mil; parfois cependant elle peut atteindre 4 à 10 mr.

La mince pellicule qui la recouvre peut tomber d'elle-même; souvent elle est arrachée par le patient : il apparaît alors un ulcère ayant les caractères des ulcérations chancrelleuses en général.

Vers le 6€ ou & jour, nous arrivons à la période d'état. L’ulcération, très agrandie, peut atteindre la largeur d’une pièce de cinq francs en argent. Généralement elle ne dépasse pas la largeur d’une pièce de 0 fr. 50.

Le doigt est gros, boursouflé, profondément infiltré. Les bords immédiats du chancre sont surélevés, formant un bourrelet rouge violacé, parfois bleuâtre.

Les bords de l’ulcération sont parfois découpés, comme grignotés (il faut noter que ce signe semble être beaucoup moins fréquent, qu’au niveau des organes génitaux). Ils sont décollés, minés en dessous, et l’instrument arrive souvent à soulever un petit lambeau de peau. Cependant, beau- Coup moins souvent qu'aux chancres génitaux, on peut rencontrer des lambeaux adhérents.

On a observé et l’on signale fréquemment de véritables trajets fistuleux.

Le fond de l’ulcération est semblable à celui du chancre mou en général.

La palpation, très douloureuse, permet difficilement de se rendre compte de la consistance de la base La douleur est un signe capital. Elle inquiète le malade, induit souvent le médecn en erreur. Elle est à la fois spontanée et provoquée, peut attendre une acuité extrême, empêcher tout sommeil. Les malades la comparent à une brûlure, avec exacerbations, élancements en éclair, arrachant des cris.

Elle est exagérée par les mouvements, la position déclive du membre.

Cette douleur est beaucoup plus violente que celle observée au niveau des chancres génitaux.

Enfin, résultant de l’œdème et de l’inflammation, on cons-

tate généralement.une limitation des mouveme nts. En général, cette forme guérit dans l’espace de 15 jours à 3 mois. à douleur s’atténue, un bourgeonnement intense apparaît, et la cicatrisation ne tarde pas à se faire.

IT. Forme simulant un panaris. — Elle est moins rare que le prétend Druelle. Il importe de la bien connaître, pour éviter au malade un traitement préjudiciable.

Ce qui frappe dès le début, c’est la précocité et l'intensité des douleurs : elles sont dans cette forme poussées au maximunn. Les réactions des tissus voisins sont aussi très marquées on constate un œdème du doigt et de la main, œdème blanc et mou loin du point d’inoculation, ferme et rosé près de celui-ci,

La phlyctène du début augmente rapidement : blanche, sensible, elle est enchâssée dans une zone inflammatoire. Les caractères rappellent ceux de la « tourniole ».

À la période d’état, l’ulcération apparaît, plus irrégulière, plus profonde qu’à l’état normal.

Sur un fond inégal, on peut mettre en évidence des anfractuosités, des cryptes, recouvertes par un pus très abondant, jaunâtre, épais.

Les douleurs spontanées et provoquées sont atroces, avec élancements et irradiations à distance.

L’adénite axillaire ou épitrochléenne est peu par contre la lymphangite est fréquente.

L'évolution est ici très longue, la cicatrisation lente.

II. Forme miliaire. — Cette forme est peu fréquente c’est plutôt un stade d'évolution du chancre qu’un type spé-

influencée ;

cial.

L'ulcération de dimensions d’un grain de mil ou de chènevis

a l'apparence d’un puits.

Les caractères généraux sont ceux habituellement rencontrés dans les chancres simples en général.

La forme miliaire semble toutefois avoir une prédilection

pour le bout des doigts.

IV, Forme croûleuse. — Il est d'observation courante,

nee

d'observer une croûte à la surface des ulcérations chancrelleuses extra-génitales.

Cependant, ces lésions croûteuses localisées au doigt ou à la main ne sont pas très fréquentes. Cela est dû sans doute aux nombreux pansements humides que l’on met si souvent dans ces régions, dans le désir de calmer les douleurs particulièrement intenses.

Cette forme se présente sous l'aspect d’une croûte jaune brunâtre, de forme généralement circulaire, d'épaisseur variable. Peu adhérente, elle se détache en bloc, donnant naissance à une ulcération arrondie, creuse, à bords taillés à pic. L’ensemble ressemble souvent à un cratère.

V. Forme végélante. — On la rencontre assez fréquemment dans les ulcérations anciennes du pourtour de l’ongle. Avec ses petites excroissances plus ou moins saillantes, elle a vaguement l’aspect d’un chou-fleur. Sa coloration est rose, la surface est généralement molle.

Les sièges de prédilection se trouvent sous le repli sousinguéal et aux angles interne et externe de l’ongle.

Diagnostic différentiel.

Nous ne nous étendrons pas sur le diagnostic différentiel qui sera de beaucoup simplifié, en se rappelant les formes précédemment énumérées.

Nous devrons en particulier éliminer les panaris, les brûlures, les plaies infectées simples, enfin le chancre mixte.

Devant une plaie qui traîne et qui résiste aux thérapeutiques usuelles, pensons toujours aux chancres mous.

Complicalions des chancres mous des doigts et de la main.

Nous rencontrons ici, comme dans les chancres mous céphaliques, certaines complications identiques telles que l’inflammation, le phagédénisme, l'association à la syphilis

Pour plus de précision nous allons diviser les complications en : Complications de voisinage, et complications à distance,

a) Complications de voisinage : Les décollements, les

— A ee

fusées purulentes sont ici relativement fréquents. Mais ce n'est que très rarement qu’on rencontre l’inflammation des gaines tendineuses, ou une atteinte de l'articulation proche.

Tout au plus peut-on avoir une raideur persistante, due sans doute à une immobilisation prolongée.

b) Complications à distance : a) Si nous étudions d’abord les complications lymphangitiques, nous voyons que sur une statistique de 41 chancres mous du membre supérieur donnée par Palazy dans sa thèse (Lyon 1920) on trouve

BUbONÉ SUPER RATE de es id 9 cas Réaction ganglionnaire vive (tuméfaction doulou- LEURS Er TR men Lane me à 8 cas

Réactions ganglionnaires légères (Hypertrophie SEA RENE OT ER en ER 7 cas Réaction ganglionnaire nulle. 1... 17 cas

Sur les 24 observations que nous publions, on rencontre 4 cas de bubons : ce qui fait environ un taux de 18% pour les bubons du membre supérieur.

De plus, d’après les observations étudiées, on constate que le ganglion épitrochléen est pris bien plus souvent que le ganglion axillaire. On peut du reste, constater, mais plus rarement, la prise simultanée des deux groupes ganglionnaires.

Les chancres des bras et du pouce, ne semblent pas donner de réaction. Au contraire on peut trouver dans la littérature treize cas de bubons pour l'index, quatre pour le médius, quatre pour l’annulaire. Les ganglions atteints ont été imdifféremment axillaires, ou cubitaux, parfois les deux.

c) Lymphangile. — Elle est plus fréquente ici que dans la zone génitale. Soit tronculaire, soit radiculaire, elle siège surtout à la face antérieure de l’avant-bras. Elle peut évoluer vers la suppuration, avec formation d’un bubonule, se présentant sous la forme d’une tuméfaction arrondie vers le milieu du placard. Très sensible au toucher, elle s'ouvre généralement, spontanément, laissant s’écouler un pus conte-

nant des bacilles de Ducrey. L'ulcération est semblable à celle des chancres mous; la guérison est rapide.

c) Signalons encore que nous avons rencontré comme complications un cas de phlébite et un cas d’érysipèle.

d) Complications nerveuses. — Elles se présentent sous forme de douleurs névralgiques, à intensité anormale, intéressant surtout le territoire du médian. Elles coïncident avec vastes ulcérations, par exemple celles siégeant au voisinage de la racine des doigts.

Le malade se plaint d’une sensation de brûlure, d’élancements, augmentée par les mouvements. L’excitation en surface est excessivement pénible; par contre, une pression forte

est beaucoup plus supportable.

OBSERVATIONS

Chancres mous primitifs

Observation I

Chancre du doigt.

(Siébert, Medizinische Klinik, 1905) Traduction.

N.., qui prétend n’avoir Jamais eu de maladies vénériennes s’est huit jours avant de venir à la consultation, égratigné le dos du petit doigt gauche avec un éclat de bois. Le jour suivant, il s'était formé à cette place une petite pustule que le malade traita avec de «l’emplâtre salutaire des voyageurs ». Ensuite il se rendit à une visite médicale. Sous la pustule, il se forma une ulcération qui montra aussitôt une grande tendance à l’extension.

Etat : Sous la deuxième phalange du petit doigt gauche, sur sa face dorsale, se trouve une ulcération largement élevée de la grandeur d’une pièce de 1 pfening. Elle s’est installée sur des tissus rouges, enflammés, profondément infiltrés, même dans les environs passablement éloignés. Le bord de l’ulcération est de couleur bleuâtre, taillé à pic et décollé, d'environ 1 /4 de centimètre. Sur le fond de l’ulcération on aperçoit des granulations mollasses et hémorragiques. L’ulcération est très douloureuse au toucher, et saigne facilement. On ne constate d'augmentation de ganglions ni au coude ni à l’aisselle.

D'une part l’ulcération n'offre rien de caractéristique pour une lésion spécifique. Le diagnostic de syphilis ne se pose pas étant donné la grande tendance à une évolution rongeante aiguë. On pensa alors au chancre mou. À la rigueur, l'affection avait une ressemblance avec un processus tuberculeux à la période d'état.

T1 fut fait une biopsie avec coloration spéciale du B. K. mais le

ee —

résultat fut négatif. L'ulcération fut alors traitée énergiquement à l'acide phénique.

Le jour suivant les bourgeons se sont détachés seuls; mais Pulcération était devenue considérablement plus grande, et les manifestations inflammatoires ont encore progressé.

L'ulcération atteint bientôt une pièce de 2.marks et le doigt est gagné par une enflure uniforme. Sur lPulcération, présence de granulations d'aspect torpide. On peut arriver, à l’aide d’une sonde, jusqu'à ? cm. de la matrice de l’ongle en soulevant la peau par dessous. Cette portion décollée est incisée el mise dans un pansement humide.

Les jours suivants les bords prennent une apparence purulente, lardacée et le malade ressent des douleurs violentes troublant le sommeil de la nuit.

Il fut fait à nouveau des préparations microscopiques avec le pus,

et on trouva des bacilles de Ducrey. Une culture poussa en 48 heures. Observation Il

Chancre primiüif du médius droit (Jeanselme, Bullelin médical, juillet 1909)

Jeune homme adressé par le DT R., présente une ulcération en forme de croissant, encadrant l’ongle du médius droit. Elle mesure 15 mm. transversalement, sur 6 à 7 mm. dans le sens longitudinal. Cest une perte de substance peu profonde, surélevée sur plateau érythémateux. Les bords, taillés à l’emporte-pièce, sont soulignés par une bordure opaline, formée par le clivage des couches épidermiques. Le fond est inégal, bourgeonnant, recouvert d’un pus épais, de débris Jaunâtres, adhérents qui sont dus à la mortification de la trame dermique superficielle. L’ongle est d'apparence grisâtre et terne. L’ulcération n'offre aucune tendance au phagédénisme. Ne se complique ni de Iymphangite, ni d’adénite épitrochléenne ou axillaire. Un examen attenUf du sujet me pereet d’affirmer qu'il ne porte aucune lésion de même nature, soit à la verge, soit en tout autre point de la surface tégumentaire, Ce chancre est donc unique eb primitif,

TeyLres

Il y a environ six semaines, le malade a remarqué une légère rougeur au niveau de la sertissure de l’ongle. Le lendemain il s'était formé en ce point une petite traînée blanchâtre de pus. Le malade fait observer qu'il a souvent des « envies » e& c’est vraisemblablement une de ces petites dénudations de l’épiderme qui a été la porte d'entrée de l'infection. Insignifiante d’abord, la plaie n’a pas tardé à prendre le caractère ulcéreux, et à s'étendre en dépit de toutes les médications, bains locaux à 45, pansements à H202, et au sublimé. Contrairement à ce que vous pourriez croire, la contagion n’est pas accidentelle, le malade ne faisant aucune difficulté pour reconnaître qu'il a gagné ce chancre au contact d’une prostituée dont la vulve était garnie d’ulcérations.

Observation III

Chancres mous géants des doigts de la main

(Milian, Annales des maladies vénériennes.

décembre 1918)

Ph., âgé de 26 ans, adjudant-chef, entre à l'hôpital le 16 janvier 1918 avec le diagnostic de tourniole. Le 2 janvier, était apparue, au médius gauche, dans la rainure de l’ongle, bord cubital, une petite plaie douloureuse. Cinq jours après, à la base du même doigt, sur la face cubitale, apparaît une grosseur que le malade montre au médecin-auxiliaire du bataillon qui crut à une engelure. Trois jours après, la lésion se cicatrisa et forma un abcès que le médecin incisa après anesthésie locale. Il en sortit beaucoup de pus. Sur ces entrefaites, la main enfla à son tour, et deux jours après survint un autre abcès sur le dos de la main, un peu au-dessus de l’interligne articulaire du poignet que le mêdecin incisa le 14 janvier.

Le patient, entré à l'hôpital le 16 janvier, resta 7 jours en chirurgie où on le pansa et on se proposait de lui enlever l’ongle. Mais vu l'extension croissante des lésions, il me fut envoyé en consultation, où le diagnostic de chancre mou fut porté.

L'ulcération unguéale du médius siège au bord supérieur de l’ongle et sur la matrice, occupant la moitié cubitale de cette matrice et dépassant l’ongle jusqu’à la face latérale interne du même

doigt.

tre

Les dimensions en sont de un centimètre de hauteur, sur deux centimètres de largeur. Le fond est irrégulier, tomenteux, couvert d’un pus blanc jaunâtre épais, avec stries sanguinolentes.

Le bord inférieur descend sur l’ongle en pente douce. Le bord supérieur forme un sourcil, infltré, qui surplombe le chancre et possède 4 à 6 mm. de hauteur. La lèvre de ce sourcil possède un petit liseré sanguinolen£ caractéristique du chancre mou.

L'ulcération de la base du médius est beaucoup plus grande, presque ronde, un peu allongée perpendiculairement à l’axe du doigt, et siège intégralement sur la face latérale interne de la première phalange. Elle dépasse en surface une pièce de cinq francs. Le fond a les mêmes caractères que le chancre péri unguéal, ci-dessus. La purulence est énorme, la phalange est très gonflée, ce qui permet au chancre d’avoir des dimensions si grandes. Le bord supérieur est extraordinairement décollé, et l’on peut à la base du doigt, pénétrer avec un stylet jusqu’à un centimètre, dans l’espace interdigital. Le médius et la main, surtout à la face dorsale, étaient œdématiés à l’entrée du malade. Il s'agissait d’un œdème mou et rosé qui a diminué aujourd'hui sous l'influence de la balnéation pratiquée chaque jour. L’ulcération du dos de la main a, à peu près, la dimension d’une pièce de un franc, à bords en pente douce, avec gros bourrelet externe, au-dessus du poignet un peu œdémateux.

Le tout extraordinairement douloureux.

Fièvre légère entre 3702, 3802 le soir.

Le 24 janvier le malade se plaint de la gorge. Il a un peu de rougeur sur les amygdales, l’haleine est fétide et la langue saburrale, mais on ne voit rien d'autre. La région cervicale gauche, montre une chaîne de petits ganglions latéraux du volume d’un haricot,

Le 28 février, les chancres sont cicatrisés, sauf celui du dos de la main qui suppure encore sous la croûte. Les ganglions du cou ont disparu.

Le 22 mars tout est rentré dans l’ordre.

RE lus Observation IV Chancre mou du poignet.

(Obs. due à Pobligeance de M. le professeur Petges, 1917.)

P... Félix, 30 ans; soldat; est en traitement pour syphilis primaire et secondaire. Il à reçu cinq injections de novar, et 22 injections de cyanure de mercure, lorsque avant sa sixième piqûre de novarsénobenzol, 1l montre une ulcération de la face antérieure du poignet, près du bord cubital, dont le caractère paraît banal et échappe pendant quelques jours. Le traitement antiseptique et les pansements banaux prescrits d’abord n’ayant produit aucun effet, la lésion est examinée avec plus de soins. Le diagnostic de syphilis est évidemment éliminé en fin de traitement.

L’ulcération est ovale, de ? cm. sur 1 cm.; les bords sont nets comme taillés à l’'emporte-pièce, un peu décollés en certains points ; le fond granuleux, franchement ulcéré est anfractueux, nécrotique par place; la suppuration est abondante; douleur à la pression et au contact, pas d’adénopathie épitrochléenne ou axillaire.

Le diagnostic de chancre mou n'apparaît pas tout d’abord; il est soupçonné par élimination et parce que le malade a aidé à panser des camarades atteints de cette affection.

Nous prescrivons un pansement humide à l’eau bouillie durant quelques jours; après quoi des examens microscopiques répétés sont effectués, mettant en évidence la présence des bacilles de Ducrey.

Guérison en trois semaines; nettoyage à l’éther, enfumage iodé,

application d’iodoforme tous les jours.

Observation V,

Chancres mous de la main et du bras, pris pour des boutons d'Orient. (B. N. Tonian Roussky, Vestrick Dermaltologuti, t. VIII; n° 10, décembre 1930.)

Jeune homme de 28 ans, célibataire, n’ayant pas eu de maladie vénérienne, mais qui avait eu 7 ans auparavant au cours de son séjour en Asie Moyenne, un bouton d'Orient au pied droit.

Fe — F2 —

La maladie actuelle a débuté il y a un mois par une lésion de l'index droit, avec tuméfaction de toute la main. Au bout de quelques jours, sont apparues successivement deux ulcérations de l’avant-bras, et une au pied droit. L'examen ne montre aucune lésion aux organes génitaux, ni aucune eicatrice suspecte.

À l’avant-bras, au-dessus du poignet et au bras, au-dessus du coude, on trouve trois ulcérations arrondies, de la dimension de 1 fr. à 5 fr., irrégulières, minces, suppurantes et douloureuses. Une quatrième uleération est apparue au coude, près de celle déjà existante. Le début s’est fait par une pustule. Pas d’adénopathie au coude, ni sous l’aisselle. Autour de longle de l’index droit, on constate une infiltration à bords minés, reliquat du processus inflammaboire initial.

On porte d’abord le diagnostic de bouton d’Orient.

On pratique ensuite des examens bactériologiques. Les frottis des ulcérations eb de linfiltration péri-unguéale ainsi que les cultures, montrent le strepto-bacille de Ducrey.

Observation VI

Chancre du pouce.

(Annales des maladies vénériennes : 1933).

Malade de 28 ans, ingénieur économiste, qui s'était adressé à nous le 18 août 1931 avec des lésions d’érythème exsudatif multiforme, est venu le 24 août, au sujet d’une lésion se trouvant sur la face extérieure du pouce de la main droite. Le 8 août 1931 apparait sur la face antérieure de la première phalange du pouce droit, une vésicule consécutive à une brûlure produite par une goutte de sucre en ébullition, Le 11 août, le malade a eu un coïtus condomatus et le 13 juillet à l'endroit de la vésicule, apparaît un ulcère douloureux, pour lequel le malade s’est présenté à la clinique. En 1929 il avait eu une blennoragie, en 1930, un chanere mou.

La lésion actuelle présente une forme irrégulièrement arrondie, de la grandeur d’une pièce de 20 cm. en argent ayant l’aspect d’un

profond ulcère, à fond purulent, aux bords hypérémiés, creusés ir-

SE

régulièrement ; autour de l’ulcère se trouve un ourlet large de 1 /4 de centimètre, formé des restes d’épithélium blanchâtre, avec une bordure légèrement hyperémiée.

Sur les bords élevés de l’ulcère, deux à trois pustules punetiformes: les ganglions épitrochléens et axillaires ne présentent pas d’augmentation. L'examen microscopique pratiqué sur les bords de lPulcère a montré du B. de Ducreyÿ. Le 25 août, apparition dans la région axillaire droite, d’un ganglion douloureux ayant les dimensions d’une noix. Après deux injections d’Ol. tebenthinæ, le ganglion s’est réduit et est devenu moins douloureux. Le malade est revenu le 12 septembre, après une absence de 12 jours; il avait été envoyé en mission et ne s'était pas soigné. Autour de l’ulcère primaire, étaient apparus trois petits ulcères qui ont fusionné entre eux eb avec l’ulcère primaire, ils occupent les 2/3 de la première phalange du pouce et atteignent de 2 à 35 cm. de dimension.

La surface de l’ulcère est couverte d’une suppuration abondante,

dans un prélèvement qui en a été fait, on a trouvé des streptobacilles.

Sous l’action du traitement, la cicatrisation a été obtenue le 21 septembre.

Quel a été le mécanisme de l'infection? Le malade s’est servi d'objets de toilette dont avait fait aussi usage sa partenaire, et il est possible que cela ait pu être la cause de l'infection du doigt de la main au «locus minoris resistenliae » après la brûlure occasionnée par

le sucre.

Chancres mous du membre supérieur :

secondaires.

Observation VII

Chancre de l’index droit avec lymphadémue. (Scillay. Archiv. fär Dermalol., 1898.)

H. L..., 27 ans, garcon de magasin, célibataire, se présente le 22 décembre 1898, à l’hô pital Saint-Etienne avec des chancres génitaux datant de trois à quatre semaines, et qui avaient été traités Jusque

Dubroca. 4

Hh4r

là par une solution de sulfate de cuivre. Il y a environ trois semaines, il se frappa avec un morceau de fer, l'index droit qui enfla. Depuis la plaie ainsi faite, suppura continuellement.

Etat présent. — Phimosis. Autour du prépuce, petits chancres à base molle, douloureux, minés par dessous, à recouvrement jaunâtre, et dont les dimensions varient entre celles d’un grain de mil et d’un petit pois. Dans la région inguinale gauche, existe une éminence douloureuse, grosse comme un œuf de pigeon et recouverte de peau rouge foncé. Sur la première phalange de l'index droit, il existe une pustule de la grosseur d’un haricot, remplie de pus jaunâtre, Après enlèvement de cette pustule et du pus, on remarque un ulcère tout aussi grand, à base irrégulière, entourée d’un halo rouge foncé, à recouvrement jaunâtre. À l’avant-bras droit, le long des voies Ivmphatiques, court un cordon rougeâtre, qui se termine à la hauteur de la région cubitale droit, par une grosseur de forme plate, s’élevant un peu au-dessus du niveau de la peau, irrégulièrement délimitée, non fluctuante, infiltrés, douloureuse, rouge foncé, de dimensions dépassant un peu celles d’une pièce de cinq couronnes.

Dans le détritus pris à la surface du chancre du doigt on observe

des B. de Ducrey en assez petit nombre.

Observation VIII.

Chancre mou de l’index.

(Griffon et Deherain : Annales de Dermato, 1905.)

Il y à un mois, se sont développés au niveau du prépuce des chancres mous. Huit jours après, le malade se coupe le doigt, en brisant un verre el il imocule inconsciemment sa plaie, de virus chancrelleux. Un chancre mou prend naissance à la face dorsale de l’extrémité de l'index gauche.

Une adénopathie épitrochléenne très marquée ne tarde pas à se développer. Le ganglion très gros, très douloureux ne suppure pas, et aujourd’hui il a déjà beaucoup diminué de volume.

Mais, la particularité intéressante de cette observation est le développement à mi-chemin du chancre et du ganglion, sur le bord radial du bras, d’un abcès chaud, qui a suivi de quatre à cinq jours

‘apparition du chancre au niveau de l'index.

NO de

Cet abcès s’est ouvert spontanément au bout de quelques jours, à la manière d’un bouton chancrelleux. L’examen microscopique n’y décèle ni B. de Ducrey ni les autres microbes de suppuration. Les cultures même sur sang gélosé demeurent stériles, sans doute à cause de l’époque tardive à laquelle ont été pratiqués les ensemencements.

Comme il n'existe pas de ganglions lymphatiques dans cette région du membre supérieur, 1l faut rejeter l'hypothèse de bubon suppuré. Il ne peut s'agir que d’un abcès lymphangitique à distance, de nature chancrelleuse, bien que l’on n'ait pu voir sur l’avant-bras, au dire du malade de trainées lymphangitiques. Tout ce qu’accuse notre homme, c’est d’avoir ressenti au moment où l’abcès s’est déclaré, des douleurs le long de l’avant-bras, comme s’il avait reçu un coup.

Observation 1X.

Aulo-inoculalion par grallage, chez un malade atteint de gale el phlirrase. CGhancres mous du poignel (Gaucher, Druelle-Jacob : Bullelin de Dermalo, 1910).

Le nommé Web... âgé de 32, ans journalier, a réalisé spontanément avec ses ongles, sur les poignets et sur le corps l’auto-inoculation

Le malade était atteint de gale, mais encore était porteur d'assez nombreux poux du pubis qu'on rencontrait sur la paroi abdominale thoracique, aisselle.

Il se grattait depuis trois mois, lorsque apparurent, vingt jours, environ avant son entrée à l’hôpital, sur la verge et sur les bourses des ulcérations arrondies ou allongées, profondes, à bords décollés, suppurantes, ayant tous les caractères des chancres mous,

On constate encore une ulcération de même caractère au niveau du poignet gauche, avec ganglion épitrochléen. Enfin, bientôt apparaissaient deux nouvelles ulcérations l’une aux voisinages de l'ombilic, l’autre près de la hanche gauche.

Toutes ces ulcérations, avaient cliniquement le caractère du chancre mou. Le bacille de Ducrey a été trouvé dans les ulcérations génitales et celles du poignet.

Observation X.

Chancre simple du doigt chez un syphililique, ayant fait croire à un accident lerliaire (Queyrat et Rouillaud : Bullelin Société

médicale des Hôpilaux, nov. 1911).

Homme de 47 ans, cocher, a eu la syphilis il y a six ans. Traité pendant quatre ans, régulièrement, par injections d’huile grise il n’a pas eu d’accidents.

Depuis trois semaines, à la face dorsale de la phalangette de l’index droit, lui est survenu une ulcération ayant à peu près la surface d’une pièce de 50 c., irrégulière de contours, ovalaire ou plutôt ovoide à grosse extrémité externe; les bords sont découpés mais pas décollés:; ils paraissent en certains points se continuer avec les Lissus périphériques. Le fond mamelonné, montre quelques points hémorragiques avec de petites croûtes formées de pus concrété.

A la périphérie on note une aréole d’un rouge vineux, inflammatoire, large de quelques millimètres, de sorte que l’ulcération est nettement surélevée, et paraît enchâssée dans ce petit monticule inflammatoire. La palpation ne montre aucune induration, mais seulement un peu d'infiltration périphérique; on détermine une légère douleur en même temps que quelques hémorragies localisées, et l’issue d’une petite goutte de pus en différents points.

Pas d’adhérences au plan profond; larticulation des deuxième et troisième phalanges a ses mouvements un peu diminués.

Pas de ganglions épitrochléens ni axillaires.

L'ulcération est parfois douloureuse spontanément, surtout la nuit. Inquiet au sujet de cette plaie digitale, le malade est allé consulter un médecin qui, apprenant qu'il avait eu la syphilis, a fait le diagnostic d’accident syphilitique tertiaire. Ce malade a-t-il comme on le lui a affirmé un accident tertiaire? Il n’y paraît guère a priori. Un accident tertiaire de l’ongle se disposerait autour de la matrice de longle; il serait demi-circulaire, plus infiltré, n’aurait pas ce fond mamelonné et hémorragique ; il serait plus cuivré et plus rouge vineux, et au fur et à mesure que l’on énumère les différences se précise dans l'esprit un autre diagnostic : celui de chancre mou.

Ne

L'examen du pus que sécrète le fond de la plaie, montre en effet des B. de Ducrey en amas et en chaïnettes.

Le résultat de l’auto-inoculation est positif.

Comment s’est produite la chancrelle ?

Il y a six semaines, le malade à la suite d’un rapport extra-génital a contracté des chancres simples qui existent encore, sur la face muqueuse de son prépuce.

Quinze jours après, notre homme, qui est cocher, se fait en nettoyant sa lanterne, une coupure peu profonde à la face dorsale de la phalangette droite. En pansant ses chancres génitaux, il s’est infecté, et l’ulcération s’est progressivement agrandie pour avoir

les dimensions connues.

Observation 1X.

Chancre mou du doigt.

(Vedel-Baumel : Montpellier médical, 1912).

Le 17 janvier, J..., Pierre, se présente pour plaie ulcéro-purulente du médius gauche, siégeant à l'union de la phalangine et de la phalangette. Il s’agit d’une ulcération creusante, arrondie, à bords décollés et escarpés, à fond cratériforme avec pus abondant et débris tissulaires, dont le début remonte au 7 janvier. Cet homme s’est enfoncé, ce jour-là, un clou dans le doigt et deux jours après s’est développée, au point traumatisé, une ulcération qui est allée s’agrandissant peu à peu, jusqu’à acquérir les dimensions d’une pièce de un franc, et profondément jusqu’à intéresser les gaines tendineuses dont la pression fait sourdre du pus, et le squelette de la phalangine qui est épaissi. Dans une certaine mesure la lésion rappelle celle d’un panaris, mais d’un panaris spécial. C’est progressivement, que l’ulcération s’est étendue, d’abord en surface puis en profondeur. Elle a, de plus, une forme arrondie à telles enseignes que l’on pouvait penser à un chancre ulcéreux spécifique. Mais l’état des bords et de la cavité, le caractère très douloureux et l'abondance de la suppuration font d'autant plus penser à un chancre mou du doigt, qu’il existe depuis le 2 janvier sur le bord préputial, deux ulcérations de caractère chancrelleux, consécutives à un coït du 30 décembre.

TS tres

Ces chancres préputiaux n’ont cessé d’être douloureux et de présenter un fond inégal et purulent et bien que le bourgeonnement cicatriciel commence à se marquer à leur niveau, l’on retrouve encore le décollement des bords et l’anfractuosité suppurante du fond qui caractérise les chancres simples.

Le bacille de Ducrey n’a pas été trouvé à ce niveau mais il a pu être mis en évidence, dans le pus obtenu par expression des gaines du médius.

Par ailleurs, la cicatrisation du chancre mou du doigt fut très longue.

Le 14 février. il n’y a qu’un faible début de cicatrisation. La guérison est survenue le 29 février, sans intervention chirurgicale par le seul fait des bains antiseptiques; eau oxygénée, teinture d’iode, i0doforme, bains au permanganate à très haute température. À noter l’absence de retentissement ganglionnaire au niveau de l’épitrochlée et de l’aisselle.

Observation XII

Chancrelles des doigls par inoculation d'une chancrelle de La verge sur des plaies traumaliques. (Bullelin de Dermalo el syphil. : Hudelo et Bodman, 1912.)

G. T..., âgé de 19 ans, plombier zingueur, présente depuis quelques jours au niveau d’une coupure produite par un morceau de zinc, sur la face palmaire de l’index de la main gauche, une ulcération ronde de 2 cm, de longueur sur L em. 5 de large; surélevée en plateau avec une vague induration de base, elle présente un fond irrégulier, tourmenté, suppurant assez abondamment; une auréole inflammatoire l'entoure, Il n'existe aucune adénopathie ni épitrochléenne, ni axillaire. Sur la face interne du prépuce, près du frein, on trouve une lésion ovalaire, creuse, à bords nets et un peu irréguliers, à fond tourmenté et sinueux, de la dimensions d’une coupe de haricot; cette lésion n’a provoqué aucune réaction ganglionnaire. Elle datait au dire du malade, d’une dizaine de jours et aurait succédé à un coït suspect, à un intervalle de quiques jours seulement, |

La recherche du B. de Ducrey a été positive dans les deux lésions. Recherche du tréponème négative, B.-W. négatif.

L'inoculation de chaque bras, de chacune des lésions, a fourni en quarante-huit heures des chancrelles typiques.

Le lendemain de l'entrée du malade à l'hôpital, on remarque sur la face latérale externe du médius de la main droite, au niveau de Particulation de la première avec la deuxième phalange, une lésion furoneculoïde, surélevée, conique, qui fut considérée de nature pyogénique. Mais les jours suivants, on voit cette lésion (développée sur un plaie traumatique) se modifier d'aspect, prendre les caractères

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d’une chancrelle, avec constatation positive du bacille de Ducrey.

Observation XIII.

Chancre mou de l’exlrémilé du médius.

(Massia et Lacassagne : Bulielin de Dermalo, 1919.)

G..., Emile, 32 ans, manœuvre, entre à l'hôpital le 27 août 1919 pour ulcération de la verge. Présente depuis deux mois un écoule ment blennorragique. Depuis un mois, ulcération douloureuse au niveau du frein.

Le 7 août, apparition d’un chanere mou, à la partie dorsale de la verge, avec ganglions non douloureux au niveau de laine.

Depuis quelques jours, le malade présente à l'extrémité du médius gauche, une ulcération douloureuse, qu'il prenait pour une plate banale et qu’il montre pour la visite. Cette ulcération est recouverte d’une croûte, mais celle-ci enlevée, il s’agit d’une ulcération à bords irréguliers très entaillés, nettement décollés.

Le fond est bourbillonneux, très suppurant : la plaie est moyennement douloureuse.

Ganglion sus-épitrochléen comme une noix, peu douloureux; quelques ganglions axillaires non douloureux, qui pourraient faire penser aux ganglions satellites d’un chancre syphilitique, si ce n’était l'aspect, de la lésion du doigt et de la présence de chancrelles non douteuses.

Le 10 octobre le malade sort guéri des chancres du doigt et de la verge. Le bubonocèle n’est pas complètement cicatrisé; les gan-

= MOÛ0

glions sus-épitochléens et axillaires persistent peu douloureux. Le 26 octobre 1919, le malade revient à la visite pour un volumineux bubon siégeant à la partie supérieure du coude gauche, et consécutif à la chancrelle du doigt. Ce ganglion a les dimensions d’un petit œuf, il est rouge, douloureux, pas très fluctuant. Au bout de deux jours, après des pansements humides, la suppu” ration est manifeste; on incise, il sort du pus en abondance.

Les suites sont normales, et la cicatrisation rapide. Observation XIV.

Chancre mou du doigt.

(Vignes et Fournier : Marseille médical, 1927.)

M..., Angèle, 25 ans, vient consulter pour une lésion de la face dorsale de l'index droit ayant débuté environ un mois auparavant. Elle en rapporte l’origine àäfune brûlure superficielle qui s’est progressivement aggravée. Cette lésion apparaît sous la forme d’une ulcération siégeant à la face dorsale de la deuxième phalange de l’index près de son union avéc la première phalange.

Très exactement arrondie, ell a environ les dimensions d’une pièce de O0 fr., 50. Très creusé de 3 à 4 cm., son fond est suppurant et bourgeonnant par places. Les bords à pic sont décollés, réalisant une rigole de suppuration très nette, lorsqu'on tend l’ulcération entre deux doigts, sur son diamètre transversal. Le pourtour, en territoire sain, est marqué par une zone inflammatoire. Cette lésion, siège de quelques sensations d’élancements au repos, devient très douloureuse au moindre mouvement et à la palpation. Il n’existe pas d’adénopathie, ni épitrochléenne, ni axillaire. La malade attire par ailleurs l'attention sur une lésion génitale au voisinage de la fourchette, et sur une ulcération périanale à caractères nettement chancrelliformes, à peu près contemporaines, dit-elle, de l’ulcération de l'index.

Après des pansements banaux, la malade est revue quelques jours après; l’ulcération de l'index est toujours très douloureuse et recouverte d’une croûte brunâtre très adhérente. Son ablation donne

issue à une pelite quantité de pus mêlé de sang et montre une lésion

d'aspect à peu près inchangé, à l’exception de quelques bourgeons mollasses plus exubérants. Ces bourgeons sont cautérisés au crayon.

Une intra-dermo-réaction se montre le lendemain très nettement positive.

On pratique le 12 mars, une injection intra-veineuse de 1/2 cm? de vaccin antistrepto-bacillaire; on revoit la lésion le 15 mars, elle s’est notablement améliorée : les bords se sont recollés, le fond lisse, uni, de bon acpect s’est exhaussé, les douleurs sont très atténuées.

Une injection intra-veineuse de 1 em de vaccin est pratiquée; revue le 18 mars, la lésion est complètement épidermisée. Les chancrelles génitales sont très améliorées mais non complètement cicatrisées.

Observation XV.

Chancre mou de l’auriculaire.

(Bureau et Barou : Annales des maladies vénériennes, 1928).

Armand L..…., âgé de 23 ans, entre le 10 octobre, présentant sur le gland et la face interne du prépuce, des lésions ulcéreuses ayant l’aspect de chancres mous, avec adénite inguinale douloureuse. Ce malade est atteint en même temps, à l'extrémité de l’auriculaire droit, de lésions faisant penser à un panaris. Une intra-dermo-réaction au Dmelcos, pratiquée sur le bras du malade, donne un résultat négatif. Il est fait aussi à ce moment un examen sérologique au point de vue syphilis par les diverses méthodes que nous employons habituellement. B.-W., Meinick, Vernes, qui donne un résultat négatif. Le malade est mis en observation et on se contente d’un traitement local des ulcérations génitales. Mais le panaris de l’auriculaire, subit une aggravation progressive et malgré les pansements antiseptiques, les incisions locales, laggravation ést telle que le malade est envoyé dans un service de chirurgie où on juge l’amputation de la phalangette nécessaire, s

Quand le malade revient dans notre service, la phalangette suppure toujours. L’état des chancres n’est pas non plus amélioré, et

Rues

on fait le 5 novembre, une nouvelle intra dermo-réaction au Dmelcos qui cette fois est nettement positive.

Aussitôt traitement au Dmelcos : le 25 novembre la cicatrisation est complète.

Pour avoir la cicatrisation du doigt, il a fallu faire une nouvelle série de Dmelcos; et ce n’est que le 25 décembre que le malade sort

complètement guéri.

Observation. XVI

Chancre mou du pouce.

(même auteur.)

D..., est âgé de 23 ans, entre le 23 novembre 1928 porteur de trois chancres ulcéreux et suppurants du sillon balano-préputial avec adénite inguinale, inflammatoire et douloureuse. Au niveau de la face palmaire du pouce de la main droite, présence d’une ulcération anfractueuse, à bords irréguliers et déchiquetés, suppurant abondamment et qui serait survenue une trentaine de jours après l’apparition des chancres.

Une intra-dermo-réaction au Dmelcos, pratiquée chez ce malade est nettement positive.

B. W. est négatif,

Traitement par injections intra-veineuses de Dmelcos, début, le 25 novembre, Dès la première injection, le chancre du pouce et ceux de la verge se mettent à régresser en même temps; la cicatrisation est complète le 4 décembre et le malade sort guéri le 11 décembre.

Observation XVII

Chancre mou de l'index (Bureau et Baron, Annales des maladies vénériennes, 1929.)

G... Jean, chauffeur à bord, entre le 30 mai 1929. Ce malade était entré dans un service de chirurgie, pour ulcération du doigt, située sur la face dorsale de la deuxième phalange de l'index gauche.

Ne

Le 4 mai, écorchure du doigt en travaillant. Au bout de cinq à six jours, survient une plaie saignante d'environ un em. de diamètre; elle grandit les jours suivants, si bien que, quand le malade asrive dans notre service, on constate une ulcération de deux centimètres de diamètre, à bords surélevés, bien découpés, présentant tout autour une zone inflammatoire en bourrelet. Le fond de la plaie est tomenteux, sanieux, l’ulcération est légèrement douloureuse, spontanément et à la pression; il n’y a pas d’induration, Il existe enfin un gros ganglion, non douloureux, et quelques petits ganglions sous l’aisselle. Antérieurement, le 11 avril, le malade eut, à Fort-de-France, des relations avec une femme du pays.

D à 6 jours après de petites lésions apparurent dans le sillon balanopréputial; on lui fit des applications de pommade au calomel et des lavages à l’eau boriquée. Mais les lésions s’agrandissent et s’ulcèrent, la verge est très œdématiée, rouge, douloureuse et présente trois ulcérations légèrement indurées.

Ce sont des ulcérations à bords saillants, déchiquetés, à fond sanieux, tomenteux, suppurant, légèrement douloureuses à la pression.

Une autre lésion plus petite, ovalaire, d'environ un centimètre de diamètre, et située à droite sur la muqueuse préputiale, présente le même aspect. Enfin on trouve deux petites ulcérations sur les lèvres du méat.

De chaque côté, dans les aines, existent des paquets ganglionnaires, volumineux, mais non douloureux.

Intradermo-réaction au Dmelcos : positive.

B.-W. négatif.

On commence le 7 juin, une série d’injections intraveineises de Dmelcos, continuées les 10, 12, 14, 17, 19 juin.

Dês la seconde injection, les lésions commencent à s'améliorer, le 16 juin cicatrisation complète du doigt. Le 20, guérison de la verge.

Cie

Observation XVIII

Chancre mou de l'index.

(Danlos et Levy-Frankel : Bullelin de Dermalo, 1918.)

Malade atteint de chancre mou de l’index droit. Ce chancere s’est développé sur une écorchure, par auto-inoculation, secondairement à des chancres mous préputiaux.

La réinoculation est positive.

Nombreux bacilles de Ducrey.

Observation XIX

Chancre mou de la main. (Danlos et Deroy, Bullelin de Dermatol., 1908.)

Homme de 24 ans, qui présentait, depuis deux mois, une couronne de chancres mous typiques au niveau du sillon balano-préputial, a vu se développer depuis dix jours, sur la base de l’annulaire de la main droite, une ulcération ayant aussi l’aspect d’un chancre mou. Large comme une pièce de un franc, elle s’est accompagnée presque d'emblée d’un bubon cubital suppuré très volumineux. L'examen du liquide chancreux et du pus du bubon a été négatif.

L’inoculation s’est produite à la suite d’érosion Observation XX

Chancre mou de la main.

(Truffti, Giornale üaliano delle Malallei venertie e della Pelle, 1914)

Marin anglais, 30 ans, entré le 18 juillet 1914; porteur depuis un mois environ de chancres mous du sillon balano-préputial. Vingt jours avant son entrée à l’hôpital, blessure de l'index de la main droite.

À l’examen, chancres mous du sillon balano-préputial.

À la région dorsale de l'index droit, à l'articulation de la première et de la deuxième phalange, ulcération ovaloïde creusée dans toute l’épaisseur de la peau.

Sur le dos de la main, correspondant au deuxième métacarpien,

2e CDS

deux tuméfactions arrondies, fluctuantes au centre, grosses Comme une petite noix et réunies entre elles par un cordon dur qui représente évidemment un vaisseau lymphatique enflammé. A l’avantbras, pas de lymphangite. A l’épitrochlée et à l’aisselle, on note des ganglions gros comme un haricot, légèrement douloureux à la pression.

Malgré le traitement, les deux tuméfactions se transforment en peu de jours en deux ulcérations, qui reproduisent les caractères de l’ulcération du doigt.

Dans le pus des ulcérations du doigt et de la main on met en évidence des B. de Ducrey.

Energiquement cautérisés au chlorure de zinc, les chancres du doigt et de la main, sont en bonne voie de guérison, quand le malade

sort de l’hôpital le 8 août.

Chancres mous des membres supérieurs d’origine accidentelle.

Observation XXI

Chancres mous accidentels de la main.

(Médecin-major Battut, Journal des maladies cutanées, mai 1905.)

Le 16 décembre 1904 le soldat X, du 144 d'infanterie, entre à hôpital militaire de Bordeaux pour chancrelle du prépuce. Celle-ci datait de 15 jours; elle était accompagnée d’un phimosis très serré, d’une adénite inguinale droite volumineuse, enflammée avec rougeur et adhérence de la peau, d’une lymphangite du pénis. Il existe une blennorragie concomitante. Le docteur L.. pratique une incision dorsale médiane. Mais en suturant ses deux lèvres, l’aiguille pénètre d'un centimètre environ, à la face dorsale du premier espace inter-métacarpien de la main gauche.

Trois jours après, douleurs profondes au point d’inoculation, sans nodosité, ni chancrelle cutanée,

Au 4 jour, légère incision et débridement avec un bistourt aseptisé et un peu souillé près de la pointe. Il ne vient pas de pus. Au 5e Jour cautérisation à la teinture d’iode pure. Au 10 jour, grosse

Sn

induration profonde, rougeur inflammatoire autour de la plaie, tension marquée.

Le 29, la plaie prend un aspect nettement chancrelleux et a la surface d’une pièce de 0 fr. 50. Fièvre et insomnie; adénite axillaire très perceptible et surtout très douloureuse. Le 1e janvier (15 jour) : induration blafarde, déchiquetée, profonde de 3 mm., la peau est soulevée avec un peu d’exsudat de pyodermite. Gros ganglion de l’aisselle, perceptible et douloureux.

Le 6 janvier, l’ulcération a gagné du côté radial et en profondeur. Il s’est formé une tumeur saillante avec deux petits pertuis cutanés; douleurs violentes ; l’adénite a doublé de volume.

Le 23 janvier, M. le professeur Chavannaz est appelé en consultation. On n’est pas d'avis d'accéder au désir du malade, d’énucler la tumeur, de crainte de chancrellisation secondaire.

Le 7 février : gros cordon douloureux partant du pli du coude et qui s'étend vers la face postéro-cubitale de lavant-bras; constituant une véritable phlébite. Néanmoins on peut opérer une mastoïdite d'urgence.

1er mars : application sur la plaie de la main de vaseline iodoformée et poudre d’orthoforme : apparition d’une éruption médicamenteuse.

21 mars : frissons violents durant 1 heure et demie, nausées, délire violent. Bord postérieur de l’aisselle douloureux; gros œdème. Rougeur et chaleur vers la pointe de l’omoplate, fluctuation le jour suivant.

Le 25 mars : même état général et de l’aisselle à la colonne vertébrale, plaque d’érysipèle.

Le 28 mars : boursouflure en haut de l’omoplate et sur la partie postérieure de l'épaule avec aspect franc du bourrelet érysipélateux, douloureux et cuisant.

Le 5 avril. Le malade se lève, quoique très affaibli; brusque rétrocession des phénomènes inflammatoires axillaires. Persistance d’un

cordon veineux induré au pli du coude. Guérison, Départ à Nice.

MR CRIOE Observation XXII

Chancre mou du doigt (Milian : Paris-Médical, 1918.)

En incisant un bubon chancrelleux, le DT L... est, du fait d’un mouvement du malade, touché par la pointe du bistouri, chargé de pus sur la face radiale de la deuxième phalange de l’index gauche.

La plaie produite, linéaire, peu profonde, mesure 6 à 7 mm. de longueur. Application immédiate de teinture d’iode, séjour du doigt pendant dix minutes dans l’alcool à 95°; pansements humides à l’oxycyanure de mercure. Quatre jours plus tard, la plaie ne s’est pas refermée, ses bords sont jaunâtres, il en sort un peu de liquide sanguinolent; il existe une petite zone inflammatoire, des dimensions d’une pièce de © fr. 50, Mais il n’y a ni Iymphangite, ni adénite.

Pas de bacilles de Ducrey à l’examen microscopique.

Dans les jours suivants, se développe une ulcération typique qui atteint 1 cm. et demi de diamètre au 11€ jour.

L'examen microscopique décèle le bacille de Ducrey le 9% jour. Au 36€ jour, la lésion atteint les dimensions d’une pièce de un franc.

La cicatrisation ne fut obtenue qu’au bout de deux mois. Le B. W. était négatif.

Observaiion XXIII

Chancre mou du pouce, d’origine professionnelle. (Dr Thibierce, Thèse de M. Bagon, Paris 1920.)

Maurice B..., 28 ans, infirmier dans une clinique de vénériens. Le 20 avril 1920, se pique l'extrémité du pouce avec la pointe d’un bistouri qui venait de servir à une opération qu'il ne peut préciser. Continue son travail. Cependant 24 heures après, il remarque au point piqué une pustule rouge vif, tendue, douloureuse. Le jour suivant, la pustule est remplacée par une petite phlyctène mucopurulente, entourée d’une zone inflammatoire rouge vif, doulou-

ue

reuse. Le médecin de l'établissement pense à un panaris du pouce, et en 4 jours pratique 3 incisions.

L'hémorragie a toujours été abondante, mais n’a Jamais donné de pus; les souffrances sont au maximum et le malade se décide à aller à la consultation de chirurgie. La plaie y est traitée comme une inflammation banale par des pansements humides, et du vaccin anti-staphylococcique de l’Institut Pasteur.

Pas de résultats. Devant l'aspect anormal des lésions et leur résistance au traitement, on envoie le malade à la consultation du Dr Thibierce, où le diagnostic de chancre simple est aussitôt posé.

Le malade se trouve donc au 10€ jour de sa maladie. Il présente au pouce gauche, à la partie supéro-interne, une ulcération triangulaire de ? cm. et demi de long, sur ? cm. de large. Ses caractères, bien que considérablement modifiés par les traitements antérieurs, sont ceux du chancre simple : ulcération profonde, à fond irrégulier. Partie péri-unguéale bourgeonnante, tomenteuse, entourée d’un bourrelet exubérant en formé de chou-fleur. La partie inférieure a des bords nets, à pic, taillés au couteau. Nettement décollé, on y remarque le petit liseré rouge caractéristique du chancre simple. Trajet fistuleux sous-cutané assez étendu, se prolongeant jusque dans le premier espace interosseux. Le fond de la plaie est grisâtre, granuleux, irrégulier avec stries rougeâtres sécrétant une quantité considérable de pus.

Autour de la plaie la peau est rouge, tendue, œdématiée, formant un bourrelet qui enchâsse l’ulcération.

L’enflure a gagné la racine du pouce et le bord radial de la main. Le pourtour de lulcération est le siège de douleurs extrêmement vives, spontanément et à la pression.

L'état général est atteint de façon légère : amaigrissement, fièvre oscillant entre 379 5 et 389 5,

Au niveau du poignet et face antérieure de l’avant-bras, traînées lymphangitiques avec œdème rouge, dur, un peu sensible. La peau est sèche, lisse.

Quelques jours après, à deux travers de doigt du milieu du pli du coude, on voit apparaître une tuméfaction arrondie, à contours un peu diffus, douloureux, de couleur rouge violacée, et du volume

ie

d’une pièce de cinq centimes. C’est un abcès lymphangitique chan crelleux. La collection purulente se forme, on incise et on curette.

Guérison rapide.

En aucun moment de l’évolution on ne remarque de ganglion épitrochléen. Par contre les ganglions axillaires s’engorgent de bonne heure, formant une masse assez considérable, douloureuse, avec légère inflammation et rougeur de la peau. Pas de suppuration.

Vers le 8€ jour de son entrée Le malade se plaint de troubles visuels, récidive d’une ancienne choroïdite.

Le 21 mai, il est fait avec du pus de l’ulcération du pouce une inoculation au bras. Positive en deux jours.

Un examen du pus de l’ulcération du pouce, révèle à côté de nombreux microbes d’apparence banale, quelques bacilles de Ducrey.

Le 10 mai on pratique un B. W. qui est négatif.

Le malade sort guéri le 9 juin.

Observation XXIV

Due à l’obligeance de M. le Professeur Petges.

Chancre mou primitif de l’annulaire.

F... Edouard, 33 ans, mécanicien, vient pour ulcération de l’annulaire droit.

Vers le 19 janvier 1l se blessa en mettant son automobile en marche : il en résulta une sorte d’incision en croix au niveau de la face dorsale de la première articulation de l’annulaire.

Il cautérisa alors cette plaie avec un crayon destiné à arrêter les hémorragies causées sur la face, par le rasoir. En trois ou quatre jours la plaie s’élargit. [ la soigne à l’autoplasme et au métavaccin; la plaie s'étend toujours.

Il vient le 19 février 1934 à la consultation de l'hôpital St-André, et entre à l'hôpital du Tondu le soir même.

Au point de vue des antécédents, on note un chancre syphilitique de la lèvre en 1921 à Kènifra. On fait une série de piqûres intra-

veineuses, une autre série au Canada, enfin une autre à Paris.

Dubroca.

or

Le malade ne peut préciser le nom du produit.

L'an dernier apparition de lésions sur la verge guéries rapidement par le sulfarsénol.

Le malade ne se souvient pas avoir eu des prises de sang ayant donné un B. W. positif.

A l’examen on constate sur la face postéro-interne de l’annulaire droit, l'existence d'une ulcération ayant les dimensions d’une pièce de de 10%tr.

Elle est rouge, bourgeonnante, suppurant par places. Les bords sont très surélevés, la peau environnante très enflammée.

L'ulcération est très douloureuse à la pression au point d’être parfois syncopale.

La syphilis étant soupçonnée, on recherche les tréponèmes : mais les résultats furent deux fois négatifs.

Le Bordet-Wassermann est négatif.

Néanmoins on décide de commencer une série de Novar.

Le 27 février, on fait une intradermo-réaction au Dmelcos qui se montre positive ainsi que la recherche des bacilles de Ducrey.

L'’ulcération du doigt après hospitalisation du malade, s’est accompagnée d’une adénopathie sus-épitrochléenne droite, douloureuse, à type inflammatoire. Elle a atteint en trois semaines le volume d’un gros œuf de poule, et est devenue fluctuante.

Le chancre, par contre, traité aux enfumages iodés, el par des injections intra veineuses de Dmelcos a cicatrisé en 15 jours.

Le 20 avril on fait une ponction du bubon épitrochléen qui donne un demi-verre de pus, lié et sanguinolent. Après massage, injection de pommade iodoformée. Guérison complète le 3 mai.

Le chancre s’est greffé sur l’excoriation accidentelle, datant de

trois jours, grâce à une contamination digito-vulvaire avouée.

of.

Czillag Annales de Derma- | Chancres multiples du pénis

lologie el Syph.

Id. Id. (1900) Id. Id.

Queyrat Id. (1902) Id. Id.

Id. Id.

Queyrat | Annales de Dermalologie el Syph.

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Danlos et | Bullelin de la Socié- Levy-Frenkel! lé de Dermatologie,

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Gaucher et | Bullelin de la Socié- Druelle lé de Derm. (1910) Mérian Monalschrifl für

dermatologie (1911)

et du scrotuïn.

Chancre de l’annulaire.

Chancre mou du pénis.

Chancre mou entre le pouce et l’index.

Chancres du prépuce.

Chancre du médius droit.

Chancres préputiaux.

Chancres de l’index gauche.

Chancres du frein, du gland, du prépuce.

Chancre de l'index droit.

Chancres du méat.

Chancre de l’index gauche.

Sept chancres du frein, du gland, du prépuce.

Chancre du pouce droit.

Chancres du prépuce, du frein.

Chancre du médius droit.

Chancres mous préputiaux.

Chancre mou de l'index droit.

Chancre du prépuce, Chancre mou de l'index

gauche.

Chancres mous génitaux.

Chancres mous du poignet.

Chancre mou de l’avant-bras.

Sprecher

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