CAS : HOMMES
Gland ou prépuce . . + « + + . 643 Fourreau de la verge : . : + . . 30 Chancres à la fois prépuce et fourreau
Fourreau etgland, . . . . . . 41
AU — LC DER REA RER ET DER mer, lei)
Méat urinaires RE OÙ Chancre intra-uréthral.
Scrotum. . 211240 3 PUDiS re : 3 DOLILS RENE MIE NN SERIE NET ER RES 3 Face interne de la cuisse 2 ANUS. 3
Région thoracique antérieure.
Si aux résultats de ces deux statistiques nous joignons
ceux de Clerc et Labarthe nous obtenons le total suivant :
Chancres Chancres génilaux extra-génitaux
Ricord et Fournier, . , 751 37 Debauges A GG 40 Glorc . 28. m0 72000 20 Labarihereer ee nee 2 L. Le Fort Se AMC 20 M 00 > MHLORS AE EE NRC ID >
Nous pouvons donc conclure que les chancres extragénitaux sont aux chancres génitaux comme 1est à 40 (1).
Nous ferons remarquer de plus que dans toutes les statistiques produites il n’est fait aucune mention du chancre céphalique qui est un facteur de fréquence relative-
ment important, comme nous le verrons plus loin. Cela
1, Maladies vénériennes. Jullien, p. 325.
ramènerait à peu près les chiffres, croyons-nous, à un
chancre extra-génital pour 33 ou 34 génitaux, soit plus
simplement 3 0/0 environ. Pour n'être pas très élevé,
c’est là ua degré de fréquence respectable ; soit 30 chancres extra-génitaux pour 1000 chancres de tout siège.
Si nous rapprochons ces chiffres de ceux indiqués par M. le professeur Fournier pour les chancres infectants, nous voyons que ces derniers sont encore deux fois plus abondants. La statistique donne en effet 6 à 7 chancres extra-génitaux pour 100 soit 60 à 70 pour 1000.
De plus, pour les infectants comme pour les chancres simples la quantité doit en être beaucoup plus considérable,et la proportion ci-dessus,est certainement plus forte. Les raisons données de ce fait par M. Fournier s’appliquent merveilleusement au cas qui nous intéresse, nous les reproduisons donc :
1° En raison même de leur localisation insolite, bon nombre de ces chancres échappent forcément à l’attention des malades et restent ignorés en tant que chancres.
2 Pour un certain nombre, ces chancres, alors même qu’ils sont soumis à un examen médical, ne sont pas diagnostiqués chancres,et pour cause. Leur siège insolite déroute absolument Ie praticien et fait qu’on ne songe même pas à en soupçonner la qualité chancreuse.
3 Toujours et forcément un certain nombre échappera aux stalistiques des syphiliographes. C’est ainsi que les chancres digitaux, réputés le plus souvent panaris ou tourniole prendront la route des consultations de chirurgie. C’est ainsi que les chancres oculaires prendront la
route des dispensaires d’ophtalmologie. Nous verrons de
AO ce fait un exemple frappant dans l’observation de Vignes, où un malade atteint de chancre de la conjonctive fut traité longtemps par un chirurgien.
Dans notre étude nous ne nous occuperons pas du traitement, qui d’ailleurs ne diffère que fort peu de celui employé pour les chancres génitaux. Nous renvoyons pour cela aux auteurs ayant traité spécialement la question.
Etant donné leur importance nous étudierons en pre-
mier lieu les chancres de la région céphalique.
1° CHANCGRES CÉPHALIQUES
De tous les chancres extra-génitaux le chancre céphalique est certainement un des plus fréquents, néanmoins dans la pratique il est assez rare de le rencontrer.
Ce chancre qui au point de vue clinique présente un intérêt considérable est loin d’avoir conservé l’importance théorique qu’il avait il y a une quarantaine d’années, lors des luttes mémorables qui divisaient les syphiliographes en unicistes et dualistes.
On a cherché longtemps à élucider les raisons de cette rareté. Voici, d’après Jullien, les causes invoquées.
Une certaine quantité de chancres infectants reconnaissent pour origine les rapports anormaux de la bouche avec les organes génitaux ; pourquoi de pareilles manœuvres ne serviraient-elles pas à la propagation du chancre mou ? La raison en est simple. La symptomatologie nous apprend que si le chancre syphilitique parcourt parfois ses périodes sans être aperçu ou même soup-
çonné, soit par la personne qui en est atteinte soit par
autrui, il n’en est pas de même du chancre simple. Ce dernier s’accompagne toujours d’une ulcération à grands fracas, au moins d’une solution de continuité visible, tangible, suppurant et surtout inspirant assez de répulsion pour interdire les rapports ab ore.
À ces raisons nous en ajouterons une tirée d’une immunité relative de la région; la face est un terrain peu propre pour la germination du chancre simple ; la vascularisation en est très intense. De plus, depuis les travaux d’Aubert de Lyon sur le traitement du chancre simple par la chaleur, nous savons que la température élevée de la bouche est défavorable à lulcération chancrelleuse qui s’étiole facilement et disparaît d’elle-même en peu de jours.
L’étiologie de chancre simple céphalique est presque toujours la même. Rapports génitaux buccaux pour les chancres des lèvres, du menton, ou grattage des petites plaies par des mains malpropres et des doigts souillés de contage chancrelleux. Très souvent la contagion est médiate, les doigts servant de véhicule sans présenter de lésions eux-mêmes.
C’est une contagion analogue à celle que produit dans la syphilis le verre ou la pipe souillés de pus syphilitique.
Nous reproduisons ici les observations de chancres céphaliques que nous avons trouvé épars dans la littérature médicale ; nous en déduirons ensuite quelques considérations générales sur leur siège respectif, leur symptomatologie et leur diagnostic.
Comme nous lavons déjà dit nous diviserons nos obser-
ro —
vations en observations de chancres extra-génitaux primitifs, ceux dans lesquels le diagnostic est de beaucoup le plus difficile, aucun commémoratif ne venant à notre aide, et en chancres secondaires à un chancre génital préexistant :
Dans toute notre étude des chancres céphaliques nous nous sommes inspirés du remarquable mémoire d’Eudltiz sur les chancres simples de la face publié dans les Archi-
ves générales de médecine de 1897.
a). — Chancres primitifs de la face.